02/10 18:33

Blocus des lycées: «On se désolidarise des violences», affirment des représentants d'élèves après une rencontre avec Édouard Geffray - Une intersyndicale de l’éducation nationale appelle à la mobilisation mardi, «y compris par la grève»

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18h24: Le ministre de l'Education Edouard Geffray indique que 735 établissements ont été perturbés aujourd'hui, "30% de moins qu'hier".

Il y a également eu "moins de violences contre les personnels: trois ont été blessés, contre 31 hier", souligne le ministre de l'Éducation nationale, qui déplore toutefois des "actes d'une extrême violence dirigée contre l'institution scolaire et ses personnels".

Avant de revenir sur sa rencontre avec les organisations lycéennes. "Nous avons des lycéens qui sont souvent consultés, mais pas souvent entendus", regrette-t-il. Il note des "enjeux" autour "du bâti scolaire", des classes et "des rythmes scolaires".

Et d'annoncer un travail "dès ce soir" sur la "démocratie lycéenne". Il promet des "résultats" dans les prochaines semaines.

Concernant les professeurs non remplacés, notamment en 3e et en terminale, Edouard Geffray promet un grand plan, lancé dès la semaine prochaine avec les recteurs, pour "accélérer le remplacement des professeurs". Au sujet des rythmes scolaires, il promet de lancer une réflexion, mais à cause de l'élection présidentielle, ne "pourra pas assurer la rentrée 2027". "Je lance les travaux pour faire en sorte que les choses puissent déboucher", dit-il.

"Chers lycéennes et chers lycéens, au nom de tous ceux qui travaillent pour vous (...) je peux vous dire que vous êtes écoutés, que vous êtes entendus, et que vous êtes aussi crus dans vos angoisses, et vos espoirs aussi.", a-t-il poursuivi.

17h53: Une intersyndicale de l’éducation nationale appelle à la mobilisation mardi, «y compris par la grève»

Une intersyndicale de l’Éducation nationale appelle vendredi à participer à la journée de mobilisation des lycéens mardi prochain, «y compris par la grève».

«Nos organisations appellent à davantage soutenir et entendre les revendications lycéennes», affirment dans un communiqué la FSU, la CGT, FO, la CFDT, l’Unsa, Sud et Solidaires. «Nous appelons les collègues à se saisir des possibilités de mobilisations le 6 octobre, y compris par la grève.»

17h41: Sur X, Gérald Darmanin indique concernant la fermeté pénale: "Dans le prolongement de la réunion de l'ensemble des procureurs généraux hier, j'ai confirmé, par circulaire, la nécessité d'une réponse pénale ferme et rapide contre les violences commises en marge des blocages de lycées. Mineurs pris en charge sans délai, parents convoqués par les procureurs de la République et victimes informées pour engager leur responsabilité civile : la justice est mobilisée."

 

 

17h26: À l’issue de sa rencontre avec le ministre de l’Éducation nationale, le président de l’Union syndicale lycéenne, Ryad Rani, a appelé à «rejoindre le mouvement de l’acte III mardi».

«Nous ne lâcherons rien tant que nous n’avons pas d’annonce concrète», a-t-il affirmé, réitérant sa volonté de poursuivre la mobilisation.

17h02: «On se désolidarise des violences», affirment des représentants d'élèves après une rencontre avec le ministre de l'Éducation Édouard Geffray, tout en appelant à la poursuite de la mobilisation jusqu'à la prise de mesures concrètes pour l'amélioration des conditions d'apprentissage.

"On se désolidarise des violences urbaines (...), ce sont des gens qui ne sont pas là pour porter nos revendications", affirme Nathanaël Combary, président du conseil d'administration de Renouveau lycéen.

 

"On doit mener un travail de fond auprès du ministre et en même temps poursuivre la mobilisation dans les lycées afin de continuer à avoir un rapport de force, c'est comme ça que marche un conflit social", ajoute Louis Letoublon, vice-président du mouvement Les Lycéens.

16h10: Sur X, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, indique que « les saccages dans les lycées » de la région coûtent déjà « 7 millions d’euros ». « Quel incommensurable gâchis. Les casseurs brûlent l'avenir de nos lycéens en prétendant défendre l'égalité des chances : c'est injustifiable et irresponsable ! », ajoute-t-elle.

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14h32: A la mi-journée, la région Île-de-France indique que 55 lycées d'Ile-de-France étaient "le théâtre de violences, d’affrontements et de dégradations" dont trois touchés par des "incendies importants".

"Près de 50 portails (ou) sas endommagés totalement ou partiellement depuis le début des mouvements", ajoute la région en soulignant ainsi que "la facture des dégradations dans les lycées franciliens est révisée à la hausse". "Un agent de la région a également été blessé et pris en charge par les pompiers" à Paris.

13h35: À Bordeaux, une réunion a eu lieu ce matin entre le recteur de l'académie, la préfète de Gironde et des lycéens. Le recteur Jean-Marc Huart se dit "content car on a vraiment entamé une nouvelle phase qui est une phase de dialogue dans un climat plus apaisé », selon BFMTV. Les lycéens seront à nouveau reçus la semaine prochaine car « tous les sujets n’ont pas pu être abordés ».

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12h41: 564 établissements perturbés depuis ce matin, annonce le ministère de l'Éducation nationale

12h27: 600 personnes ont été interpellées dans la matinée, selon un bilan fait à 11h et rapporté par Le Figaro

12h19: Selon Le Figaro, le proviseur du Lycée de la Méditerranée de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) a été "aspergé d’essence et roué de coups". Les faits sont survenus alors qu’il tentait de calmer la situation qui était "très tendue" sur place

Une personne a été interpellée avant d'être relâchée, "en raison de la virulence des lycéens qui faisaient face aux policiers", détaille une source policière à nos confrères. 

12h02: La situation était tendue ce matin à Lyon autour du lycée Edouard-Herriot. Le quotidien local Le Progrès indique que des cocktails molotov ont été lancés en direction des forces de l’ordre. A Lyon, ce matin, 28 établissements sont impactés et 17 personnes ont été interpellées, d’après nos confrères.

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10h46: A Quimper (Finistère), plusieurs centaines de jeunes sont rassemblés devant le lycée Chaptal. ICI Breizh Izel indique que « les forces de l'ordre font usage de gaz lacrymogène pour lever le blocage ».

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10h37: Afin de renouer le dialogue, Edouard Geffray rencontre depuis 9h les syndicats de l'éducation et associations lycéennes, dont l'Union syndicale lycéenne, et de parents d'élèves, ainsi que les élus du Conseil national de la vie lycéenne. "Une des difficultés de ce mouvement, c'est qu'il n'y a pas de revendication nationale. Tout est parti de revendications locales assez diverses", a estimé le ministre.

10h13: Après les violences d'hier, le mouvement des lycées se poursuit aujourd'hui sous haute tension, alors que le ministre de l’Education doit rencontrer syndicats et associations lycéennes.

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10h13: L’entrée du lycée Roger Verlomme, situé dans le 15e arrondissement de Paris, est en feu

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10h01: Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke a estimé vendredi à «entre 25 et 30 millions d’euros» les dégâts provoqués par les violences liées au blocage des lycées, répétant que les «casseurs» devront être «pénalisés» financièrement.

«On est dans l’estimation, et, à date, nous sommes entre 25 et 30 millions d’euros» de dégâts, «entre les établissements, les abords des établissements et les véhicules attaqués», a déclaré le président LR de la Région sur la radio franceinfo. Selon lui, 93 lycées restaient fermés vendredi sur un peu plus de 300 dans la région.

09h02 : Le ministre de l'Education nationale annonce sur BFMTV que "40 proviseurs" ont été blessés lors du mouvement de blocage des lycées. Selon Edouard Geffray, 65 personnels de l'Education nationale ont été blessés, dont 40 proviseurs. Le ministre de l'Education annonce qu'il doit aujourd'hui rencontrer syndicats et associations lycéennes.

 

08h28: Sur RTL, Gérald Darmanin, ministre de la Justice, souhaite que les parents payent pour les dégâts de leurs enfants

« J'ai demandé aux procureurs généraux de faire requérir une réponse ferme et que les parents soient solidaires des exactions de leurs enfants », indique le ministre. Les parents des enfants interpellés pourraient donc être amenés à payer des amendes ou des réparations.

07h25: Nouvelle journée sous très haute tension ce vendredi  autour des lycées. Après les violences de jeudi, le gouvernement a décidé de fermer environ 400 établissements et de basculer une partie des cours à distance. Les préfets ont également interdit les manifestations et attroupements aux abords de ces lycées fermés, afin d’éviter de nouveaux affrontements.

La journée d’hier a en effet marqué une nette aggravation du mouvement. Selon le ministère de l’Intérieur, 1 949 personnes ont été interpellées jeudi à travers la France, principalement pour violences, attroupements et atteintes aux forces de l’ordre. 305 policiers et gendarmes ont été blessés au cours de cette seule journée. Les incidents ont été particulièrement violents dans plusieurs grandes villes.

À Marseille, un camion des marins-pompiers a été incendié devant le lycée Saint-Exupéry, un pompier a été blessé au visage, deux proviseurs ont également été touchés et 68 personnes ont été interpellées. À Toulouse et en Haute-Garonne, plus de 3 000 adolescents ont participé aux mobilisations.

Le bilan fait état de 57 interpellations, dont 56 gardes à vue, ainsi que de nombreux feux et dégradations. Plusieurs lycées ont été évacués ou confinés, et certains établissements ont décidé de suspendre les cours en présentiel ce vendredi. À Lyon et dans le Rhône, 38 interpellations ont été recensées jeudi, portant à 85 le nombre d’arrestations depuis le début de la séquence dans la région. Quinze personnes ont été blessées au cours de la journée.

Des incendies, tirs de mortiers, jets de projectiles et affrontements avec les forces de l’ordre ont également été signalés à Strasbourg, Nantes, Lille et dans plusieurs communes d’Île-de-France.

Des incendies ont aussi été signalés dans des établissements ou à leurs abords à Strasbourg, Nantes et Le Havre. Face à cette escalade, le Premier ministre a réuni une cellule de crise et le ministère de l’Éducation demande désormais aux établissements de privilégier l’enseignement à distance lorsqu’il existe un risque sérieux pour la sécurité des élèves et des personnels.

Ce vendredi matin, l’enjeu est donc double : empêcher de nouveaux rassemblements violents autour des établissements fermés et mesurer si le mouvement se poursuit malgré les interdictions préfectorales et la fermeture massive des lycées.

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Vos réactions

Portrait de MICMAH458
2/octobre/2026 - 17h00
Langoust a écrit :

Ce serait bien que ce site utilise de vraies images d'illustration. Celle de cet article est clairement orientée, entre jeunes à capuches, ceux "issus de l'immigration", le feu à l'arrière...

Pardon, mais je ne vois pas de quelle image d'illustration vous parlez.  Moi j'ai juste devant les yeux une vidéo qui montre des feux, du chaos, des policiers qui chargent et des émeutiers (parce qu'il n'y a pas une autre façon de les nommer) masqués, encagoulés, encapuchonnés.  Ces "étudiants" ressemblent plutôt à des black blocs qui sont là pour foutre la merde, ne trouvez-vous pas ?

Et si ces images, dont il n'est pas possible de nier la réalité, vous semblent "orientées" alors qu'elles témoignent de la grande violence perpétrée par des vauriens et des casseurs, alors demandez à l'I.A. de gommer tout ce qui ne vous arrange pas, d'effacer tous les artifices de vêtements (pour rendre impossible toute identification, parce qu'en plus ce sont des lâches qui n'ont évidemment pas le courage de leurs actes), et aussi pourquoi pas de maquiller en une autre teinte les visages des participants.  Mais alors là, on s'éloigne très fort de ce qu'on peut constater sur le terrain.

Portrait de celec
2/octobre/2026 - 15h32

Au delà des millions de dégâts, il faut attendre que quelqu'un meure ou quoi?  

Portrait de Touché01
2/octobre/2026 - 14h46

J'espère que les vacances d'halloween seront supprimées pour que les profs puissent donner tous les cours que les élèves auront manqué.

D'ailleurs je crois que c'est une des revendications : que les cours non dispensés le soient enfin smiley

Portrait de Touché01
2/octobre/2026 - 14h34
Der Kaiser a écrit :

N'oubliez pas de voter Mélenchon, les jeunes !

Les jeunes ne votent pas.

Par contre les vieux vont voter en masse marine ou retaillau, pour tout ce qui fera barrage a melenchon et sa clique. Et les vieux électeurs sont tellement plus nombreux que les jeunes que cela pourrait même cramer les legislatives de lfi

Portrait de Touché01
2/octobre/2026 - 14h30

Pour que la peur change de coté il faudrait envoyer les escadrons de voltigeurs à moto (les brav-m) en leur laissant carte blanche.

Mais nos politiques sont bien trop terrorisés par la perspective qu'on leur reproche un nouvel malik oussekine  ...

Portrait de djelloul
2/octobre/2026 - 12h36

je pensais que c etait un defilé  pour nike

Portrait de MICMAH458
2/octobre/2026 - 11h25
Ton futur president a écrit :

Les revendications des lycéens sont légitimes, donnez leur ce qu'ils demandent, qu'on n'en parle plus !

Je ne veux plus payer des impôts, parce que j'estime que mon argent est gaspillé par les incapables qui nous gouvernent, et ça aussi c'est légitime de le dire.  Je vais donc aller foutre le feu à mon Bureau des Finances Publiques, et je pense qu'ils vont certainement m'exonérer dès l'année prochaine.

Portrait de Mogh
2/octobre/2026 - 10h17

Faudrait envoyer l'armée pour démolir tous les casseurs et les LFI qui cherchent le chaos.