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Accident mortel après refus d'obtempérer près de Compiègne : Une enquête ouverte après la diffusion de l'adresse et de la photo du policier impliqué

Une enquête judiciaire a été ouverte dans l’Oise après la publication sur les réseaux sociaux de données permettant d’identifier un policier municipal.

Il s'agit de l'agent de Margny-lès-Compiègne qui a été mis en examen lundi dans le cadre d’une affaire liée à un refus d’obtempérer ayant précédé un accident mortel.

Depuis cette décision judiciaire, plusieurs informations privées le concernant ont circulé en ligne.

«La photographie du mis en examen, ses nom et adresse ont été diffusés sur les réseaux sociaux, en le désignant comme un +meurtrier+ et en appelant à relayer ces informations», a indiqué la procureure de Compiègne, Caroline Gaziot.

Le parquet dénonce des «faits inadmissibles» et cherche désormais à déterminer les responsabilités dans la diffusion de ces données.

Les investigations portent notamment sur la divulgation d’informations personnelles susceptibles de permettre l’identification ou la localisation d’une personne exerçant une mission de service public, lorsque cette publication l’expose, elle ou ses proches, à un risque d’atteinte aux personnes ou aux biens.

L’enquête concerne également de possibles faits de violation du secret de l’enquête ou de l’instruction, ainsi que le recel des informations concernées.

L’affaire trouve son origine dans une intervention survenue vendredi dernier à Margny-lès-Compiègne.

Deux policiers municipaux avaient tenté de contrôler une voiture dans laquelle se trouvaient deux hommes.

Le conducteur avait refusé de s’arrêter avant de prendre la fuite «en commettant plusieurs infractions au code de la route».

Le véhicule avait ensuite été impliqué dans un accident. Le conducteur était décédé sur le coup, tandis que son passager avait été légèrement blessé.

Les circonstances précises ayant conduit à l’accident et à la mort de l’automobiliste doivent encore être établies par les enquêteurs.

Face aux fortes tensions entourant le dossier, la procureure n’a pas souhaité communiquer davantage, invoquant «un souci d’apaisement au regard du contexte extrêmement tendu de ce dossier».

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