Thomas Snégaroff Les agressions d'élus ont baissé de 0,9% en 2025 avec 2478 faits recensés, soit à un niveau quasi équivalent à celui de 2024, selon le rapport du Centre d'analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (Calaé) présenté à Laurent Nuñez qui s'est ému de cette violence «de plus en plus décomplexée».
Venu ouvrir la commission plénière du Calaé à Beauvau, le ministre de l'Intérieur a évoqué la campagne municipale de mars dernier, la qualifiant de «difficile» avec «une explosion des atteintes».
«Avec les élections municipales, on a enregistré depuis le début de l'année 1800 atteintes contre 1000 sur la même période de l'année dernière», a-t-il annoncé. «Rien que sur la période des élections (période préélectorale six avant le scrutin, ndlr), on est à 1300 atteintes», a ajouté. Selon les données du Calaé, comparées à la même période de 2020, ces atteintes ont plus que doublé (+117%).
En 2024, les agressions d'élus avaient baissé de 9,3% avec 2501 faits recensés, soit 48 par semaine, principalement à l'encontre des maires et conseillers municipaux. Cette baisse était intervenue après une hausse de 13,5% en 2023. En 2025, comme l'année précédente, la majorité des atteintes concerne des menaces ou des outrages (68%). En 2025, ces atteintes ont été commises dans 27% des cas par voie cyber (24% en 2024).
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