météo Par Déborah CLAUDE, Gaëlle GEOFFROY
La chaleur écrasante enregistrée fin mai en France est-elle vraiment inédite? Sur les réseaux sociaux, beaucoup le contestent, prétendues preuves à l'appui et parfois avec véhémence. Le caractère exceptionnel de l'épisode est pourtant incontestable, affirment les climatologues. Pour avoir souligné cette dimension inédite et son lien avec le réchauffement climatique, chercheurs et journalistes météo ont subi ces derniers jours une salve de critiques, voire d'insultes, de la part d'internautes plus ou moins anonymes.
Le médiatique ingénieur agronome Serge Zaka, très actif sur les réseaux sociaux, a même fait état de "menaces" y compris "de meurtre". Le journaliste météo-climat de France Télévisions Sébastien Thomas a déploré une "une remise en cause de (ses) compétences professionnelles".
Parmi les accusations en vogue: les chaînes télévisées manipuleraient leurs cartes météo, les rougissant "pour faire peur". Des "propos inacceptables" pour la Société des journalistes (SDJ) de BFMTV, rappelant que ces cartes "rendent compte des faits, selon un code couleur employé de façon universelle dans les médias", établi "en fonction des normales de saisons, fixées par Météo-France, et basées sur des faits scientifiques faisant consensus".
Selon les sceptiques, qui vont de l'Association des climato-réalistes, relais habituel d'allégations trompeuses sur le climat, à l'ancienne figure des "gilets jaunes" Jacline Mouraud, la chaleur de cette fin mai n'aurait rien d'extraordinaire. Dans des posts très largement relayés sur les réseaux, ils citent souvent pour preuve de supposés précédents des années 1922, 1945, 1947 ou encore 1976.
Pourtant, cette vague de chaleur est véritablement inédite: par son apparition avant même le début de l'été, par son "intensité", y compris la nuit où de nouveaux records sont atteints, par son "extension géographique et sa durée", résume Météo-France auprès de l'AFP.
Le "dôme de chaleur" fixé sur la France depuis le 22 mai a engendré des températures supérieures de 10 à 15°C aux moyennes de saison.
Le 26 mai est devenu la journée la plus chaude jamais enregistrée en mai depuis le début des mesures réalisées par Météo-France en 1947, avec un indicateur thermique national, qui mesure la température moyenne à l'échelle du pays, à 24,9°C.
Le 28, le mercure a grimpé à 37,8°C à Angoulême-La Couronne, en Charente, une température observée record pour un mois de mai. Avant cela, le 24 mai, le département du Finistère (ouest) s'est retrouvé en "vigilance jaune canicule", une première depuis la création de cette classification en 2004.
"Ce qui rend l'épisode actuel particulièrement remarquable, c'est avant tout sa précocité et son extension spatiale", sur "de larges régions d'Europe occidentale", "avec des températures plus typiques d'un mois de juillet ou d'août", explique à l'AFP Davide Faranda, directeur de recherche du CNRS en sciences du climat au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE).
"Ce type de situation reste exceptionnel dans les séries historiques observées à cette période de l'année", relève-t-il. "Il s'agit d'un événement sans précédent, millénaire, avec de l'ordre d'une chance sur 1.000 de survenir à cette période de l'année, par rapport au climat de 1979-2025", a souligné le climatologue Christophe Cassou, directeur de recherche du CNRS à l'Ecole normale supérieure (ENS), dans le quotidien Le Monde le 25 mai.
Quant aux chaleurs de 1922, 1945 ou 1947, abondamment citées sur les réseaux, elles le sont de manière trompeuse: "Les comparaisons se limitent souvent à quelques stations ou journées particulières", remarque Davide Faranda. "Il est exact que la France a connu par le passé des épisodes de chaleur notables au mois de mai.
En 1922, Paris a atteint 34,8°C le 24 mai. En 1945, Lyon enregistrait jusqu'à 34°C en journée le 16 mai", commente Météo-France auprès de l'AFP. Mais "la comparaison s'arrête là". D'autant que "les données antérieures aux années 1940 doivent être interprétées avec prudence.
Les abris météorologiques de l'époque, insuffisamment ventilés, conduisaient à une légère surestimation des températures maximales diurnes". Pour l'année 1922, l'agence ne dispose "pas d'indicateur thermique quotidien pour la France, nécessaire pour caractériser une vague de chaleur".
Davide Faranda abonde: "Une vague de chaleur doit être analysée dans sa globalité: extension géographique, durée, températures nocturnes, précocité, impacts sanitaires et agricoles", notamment.
Pour les spécialistes, l'épisode actuel porte la marque du réchauffement climatique, qui se traduit en France métropolitaine par une hausse de la température moyenne de 1,9°C depuis l'ère préindustrielle, selon Météo-France.
Vos réactions
Tocard vous-même ! non mais quel malotru !
J'ai parlé de la nuit en région parisienne le 28 mai, pas uniquement à Paris intra-muros ! Vous n'êtes pas capable de faire la différence ? Et vous me traitez de tocard ?
J'ai demandé une recherche à une IA :
Grande couronne et zones plus rurales/périurbaines (ex. Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val-d’Oise) : Généralement plus fraîches, souvent entre 15-19 °C selon les stations (ex. Trappes, Melun, Villacoublay ou Fontainebleau). Des écarts de 10 °C+ sont possibles entre centre-ville et campagne proche.
meteo-paris.com
Voilà pour le tocard !
Relis, en bon complotiste, tu prunes les infos qui te gènent...
""Déjà répondu tocard... le jour en question, les météos ont toutes indiqué une température minimale de 20 degrés pour la région parisienne, alors tes 17 degrés à 6 hr, c'est pitoyable !""
Quel tocard complotiste tu es
Déjà répondu tocard... le jour en question, les météos ont toutes indiqué une température minimale de 20 degrés pour la région parisienne, alors tes 17 degrés à 6 hr, c'est pitoyable !
Tocard vous-même ! non mais quel malotru !
J'ai parlé de la nuit en région parisienne le 28 mai, pas uniquement à Paris intra-muros ! Vous n'êtes pas capable de faire la différence ? Et vous me traitez de tocard ?
J'ai demandé une recherche à une IA :
Grande couronne et zones plus rurales/périurbaines (ex. Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val-d’Oise) : Généralement plus fraîches, souvent entre 15-19 °C selon les stations (ex. Trappes, Melun, Villacoublay ou Fontainebleau). Des écarts de 10 °C+ sont possibles entre centre-ville et campagne proche.
meteo-paris.com
Voilà pour le tocard !
Oui, la nuit ! quand vous citez quelque chose faites le honnêtement sans cacher une partie importante de l'information .
Déjà répondu tocard... le jour en question, les météos ont toutes indiqué une température minimale de 20 degrés pour la région parisienne, alors tes 17 degrés à 6 hr, c'est pitoyable !
De mon expérience, ceux qui nient une réalité, quelle qu'elle soit, sont dans un réflexe d'évitement de la peur. Plutôt que de s'y confronter et de l'affronter, ils l'évitent. Un fumeur qui contredit les tabacologues et se convainc lui-même que son tabagisme n'est pas si préjudiciable pour sa santé ou un "climatoréaliste" qui dénie la science et explique que tout se passera bien. Plutôt que d'affronter la laide réalité ils trouvent des subterfuges pour la contourner.
La réalité c'est que le climat fluctue, et que nous ne sommes pour rien dans ces fluctuations. Aucune science sérieuse ne prouve que nos activités changent le climat.
Mais PhilRAI avait 17 degrés dans la région parisienne
Oui, la nuit ! quand vous citez quelque chose faites le honnêtement sans cacher une partie importante de l'information .
Mais PhilRAI avait 17 degrés dans la région parisienne
De mon expérience, ceux qui nient une réalité, quelle qu'elle soit, sont dans un réflexe d'évitement de la peur. Plutôt que de s'y confronter et de l'affronter, ils l'évitent. Un fumeur qui contredit les tabacologues et se convainc lui-même que son tabagisme n'est pas si préjudiciable pour sa santé ou un "climatoréaliste" qui dénie la science et explique que tout se passera bien. Plutôt que d'affronter la laide réalité ils trouvent des subterfuges pour la contourner.
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