iran 18h47: L’Union européenne pourrait décider d’étendre au détroit d’Ormuz sa mission navale en mer Rouge, mais une fois terminée la guerre au Moyen-Orient, a indiqué mardi la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.
« L’opération Aspides fournit déjà une contribution essentielle à la protection des navires en Mer rouge, mais ses activités pourraient être étendues au détroit » d’Ormuz, a-t-elle déclaré devant la presse, à l’issue d’une réunion des ministres de la Défense de l’UE.
Plusieurs pays ont indiqué qu’ils étaient prêts à contribuer au renforcement de la mission, a-t-elle ajouté.
La mission Aspides, qui comprend trois navires militaires, a été lancée en 2024 pour protéger les navires commerciaux des attaques des rebelles houthis du Yémen.
Pressés par le président américain Donald Trump de s’impliquer dans la guerre qu’il a déclenchée avec Israël contre l’Iran, les Européens s’efforcent de répondre à ses demandes d’assistance sans toutefois entrer dans une guerre qui, disent-ils, n’est pas la leur.
La France et la Grande-Bretagne ont pris l’initiative d’une coalition de volontaires pour assurer la sécurité de ce détroit, où transite un cinquième du pétrole produit dans le monde, mais uniquement une fois la paix revenue.
L’idée est de permettre une coordination entre la mission Aspides et celle que la coalition mettra en oeuvre, a-t-on expliqué de source diplomatique européenne.
En mars, les ministres des Affaires étrangères de l’UE avaient clairement indiqué leur refus de changer le mandat de la mission Aspides tant que la guerre durerait. « Personne ne veut participer activement à cette guerre », avait alors déclaré Mme Kallas.
14h16: Le Premier ministre du Qatar a appelé mardi l’Iran à ne pas servir du détroit d’Ormuz pour faire « chanter » des monarchies pétrolières du Golfe, alors que ce passage maritime stratégique est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre.
« L’Iran ne devrait pas utiliser le détroit comme une arme pour faire pression ou faire chanter les pays du Golfe », a déclaré Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani lors d’une conférence de presse à Doha.
Le responsable qatari s’exprimait après sa rencontre avec le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan, qui a également dénoncé l’utilisation du détroit « comme une arme », selon la traduction en arabe de son intervention.
La quasi paralysie de ce détroit perturbe fortement les exportations d’hydrocarbures des Etats du Golfe, par ailleurs cible d’attaques menées par l’Iran en riposte à l’offensive américano-israélienne.
Le Qatar, qui a joué le rôle de médiateur dans plusieurs conflits, notamment celui de Gaza, entretenait avant la guerre des relations amicales avec Téhéran tout en étant un proche allié de Washington.
Il n’est pas directement impliqué dans les discussions en cours entre les Etats-Unis et l’Iran, mais son Premier ministre s’est rendu la semaine dernière à Washington pour plaider en faveur d’un règlement rapide du conflit.
Le principal objectif de cette visite était de « soutenir les efforts diplomatiques pakistanais et faire en sorte qu’il y ait une réponse positive à ces efforts pour parvenir à une solution aussi vite que possible », a expliqué Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani, également chef de la diplomatie du Qatar.
Ankara est en contact étroit avec Doha et d’autres pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït, « en particulier en ce qui concerne les négociations en cours », a souligné de son côté M. Fidan.
13h21: Le Koweït dit avoir déjoué une tentative d'« infiltration » de Gardiens de la Révolution iraniens
Le ministère de l'Intérieur du Koweït a annoncé mardi que quatre personnes arrêtées début mai alors qu'elles tentaient de pénétrer dans le pays par voie maritime avaient « avoué » appartenir aux Gardiens de la Révolution iraniens.
Les quatre hommes, deux colonels de la marine, un capitaine et un lieutenant de vaisseau, ont avoué avoir été chargés par l'armée idéologique de la République islamique d'Iran « d'infiltrer l'île de Bubiyan », la plus grande du Koweït, proche des côtes iraniennes, « le vendredi 1ᵉʳ mai à bord d'un bateau de pêche spécialement affrété pour mener des actions hostiles contre le Koweït », a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié par l'agence nationale Kuna.
11h23: L'armée israélienne affirme ce matin sur Telegram avoir "éliminé plus de 350 terroristes au sud du Liban" ces dernières semaines ainsi que "1.100 cibles" du Hezbollah "ont été visées, comprenant des infrastructures utilisées à des fins militaires".
10h55: La marine iranienne affirme avoir éloigné "une frégate américaine qui s'apprêtait à traverser le détroit d'Ormuz lorsqu'elle a été étroitement surveillée par les forces armées", peut-on lire ce matin sur leur compte officiel Telegram.
"Après avoir observé des comportements provocateurs, la marine a envoyé des tirs d'avertissement ciblés, ce qui a permis au navire de changer de cap", conclut-elle.
07h05 : L’Agence nationale d’information (Ani, officielle) libanaise annonce la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. « Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr », écrit l’Ani ce mardi. Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël poursuit le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.
06h41: Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré sur X que les forces armées de son pays étaient « prêtes à riposter et à donner une leçon » en cas d’agression. Et ce, après que Donald Trump a affirmé que le cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis est « sous assistance respiratoire ».
« Une stratégie et des décisions erronées mènent inévitablement à des résultats erronés, le monde entier l’a déjà compris. Nous sommes préparés à toutes les éventualités ; ils seront surpris », a ajouté le dirigeant iranien.
05h42: Donald Trump a déclaré ce lundi que le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran est «sous assistance respiratoire » et qu’il envisageait de relancer son opération de protection des navires pour traverser le détroit d’Ormuz, en pleine impasse des négociations entre Washington et Téhéran.
«Le cessez-le-feu est sous assistance respiratoire massive, comme quand le docteur entre et dit : monsieur, votre être cher a exactement 1% de chances de vivre», a-t-il lancé dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.
05h02: Le patron du géant pétrolier saoudien Aramco a averti ce lundi que la guerre au Moyen-Orient avait déclenché le «plus grand choc énergétique» jamais connu dans le monde, estimant que les marchés pourraient ne retrouver un fonctionnement normal qu’en 2027. «Même si le détroit d’Ormuz rouvrait aujourd’hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre, et si sa réouverture était retardée de quelques semaines supplémentaires, le retour à la normale s’étendrait jusqu’en 2027», a affirmé le PDG du fleuron de l’économie saoudienne, Amin Nasser, lors d’un appel avec des investisseurs.
La veille, le groupe avait annoncé une hausse de 25,5% de son bénéfice net au premier trimestre, porté par l’envolée des prix du brut sur fond de guerre au Moyen-Orient. Le baril de Brent, référence mondiale, valait en moyenne près de 100 dollars en mars, contre 70 avant les hostilités, avec des pointes à 120 dollars.
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