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Une cour d’appel fédérale américaine conservatrice a provisoirement suspendu l’acheminement postal de la mifépristone, la pilule utilisée dans la majorité des interruptions volontaires de grossesse (IVG) aux États-Unis. Cette décision, valable pour l’ensemble du pays, vient restreindre à nouveau l’accès des Américaines à l’avortement, déjà limité depuis la décision historique de la Cour suprême en 2022 mettant fin à la garantie fédérale du droit à l’IVG.
La décision de vendredi, par une cour d’appel conservatrice, fait droit à une demande de la Louisiane.
Cet État républicain, qui a adopté l’une des législations les plus restrictives du pays en matière d’avortement, conteste la levée par l’Agence américaine des médicaments (FDA) en 2023 de l’obligation pour les patientes d’obtenir en personne la mifépristone, invoquant des risques potentiels pourtant écartés par le consensus scientifique.
La cour d’appel contredit ainsi la décision rendue en avril par un tribunal de première instance qui avait mis en pause cette affaire, fixant notamment un délai de six mois à la FDA pour lui rendre compte des conclusions de son analyse en cours de la sûreté de ce produit.
Le ministre de la Santé de Donald Trump, Robert Kennedy Jr, a engagé en 2025 une réévaluation de la sûreté de la mifépristone, qui n’a pas encore abouti. La procureure générale de Louisiane, Liz Murrill, s’est félicitée sur X de la décision de la cour d’appel, saluant une «victoire pour la vie !».
«La télémédecine a été la dernière option pour beaucoup de candidates à l’avortement, ce qui est précisément la raison pour laquelle les responsables de Louisiane veulent l’interdire», a en revanche réagi Nancy Northup, la présidente du Center for Reproductive Rights, (Centre pour les droits reproductifs). «Il ne s’agit pas de science mais de rendre l’avortement aussi difficile, cher et inaccessible que possible», a-t-elle affirmé dans un communiqué.
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