14/04 18:34

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a accueilli les ambassadeurs israélien et libanais pour de premiers pourparlers directs de paix depuis des décennies

18h34: Les chefs de la diplomatie de l'Arabie Saoudite, du Pakistan, de l'Égypte et de la Turquie vont se réunir

18h07: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a appelé à saisir une « occasion historique » en vue d’une paix durable au Liban au début des premiers pourparlers directs entre Israël et le Liban depuis des décennies.

« C’est une occasion historique. Nous sommes conscients que nous devons faire face à des décennies d’histoire et aux complexités qui nous ont menés à ce moment unique et à la possibilité qui s’offre à nous », a déclaré M. Rubio en recevant au département d’Etat les ambassadeurs israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, et à l’ONU Mike Waltz.

« Il s’agit de mettre définitivement fin à 20 ou 30 ans d’influence du Hezbollah dans cette partie du monde », a-t-il ajouté.

« Il s’agit d’un processus, pas d’un événement ponctuel. Cela va au-delà d’une simple journée, cela prendra du temps », a jugé le secrétaire d’Etat américain en soulignant que les discussions mardi visaient « à définir un cadre sur lequel une paix durable pourra se construire ».

Dès avant la rencontre, le Hezbollah pro-iranien, qui n’est pas représenté, avait rejeté la tenue de ces discussions et parlé d’une « capitulation ».

17h19: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a accueilli les ambassadeurs israélien et libanais pour de premiers pourparlers directs de paix depuis des décennies.

La rencontre, qui se déroule au département d'État américain, inclut l'ambassadeur israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que l'ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa. Dès avant la rencontre, le Hezbollah pro-iranien, qui n'est pas représenté, avait rejeté la tenue de ces discussions.

.

.

16h04: Dix-sept pays, dont la France et le Royaume-Uni, ont appelé mardi le Liban et Israël à « saisir l’opportunité » des pourparlers de paix directs qui doivent se dérouler à Washington sous médiation américaine.

« Nous saluons l’initiative du président (libanais Joseph) Aoun d’ouvrir des négociations directes avec Israël et le fait qu’Israël ait accepté d’entamer ces négociations sous la médiation des Etats-Unis. Nous appelons les deux parties à saisir cette opportunité », ont écrit ces dix-sept pays dans un communiqué commun.

Outre la France et le Royaume-Uni, les autres pays signataires sont l’Australie, la Belgique, la Croatie, Chypre, le Danemark, la Finlande, la Grèce, l’Islande, le Luxembourg, Malte, la Norvège, le Portugal, la Slovénie, l’Espagne et la Suède.

Ce communiqué est publié peu avant le début de ces discussions prévues mardi sous la médiation du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, avec les ambassadeurs israélien et libanais, Yechiel Leiter et Nada Hamadeh Moawad, ainsi que l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa.

« La poursuite de la guerre au Liban met en péril la désescalade régionale actuelle, que nous avons saluée et qui doit être pleinement respectée par toutes les parties », ajoutent les pays signataires.

Ils affirment également condamner « dans les termes les plus forts les attaques du Hezbollah contre Israël » ainsi que « les frappes massives israéliennes effectuées sur le Liban le 8 avril, qui, selon les dernières informations partagées par les autorités libanaises, ont tué plus de 350 personnes et fait plus de 1.000 blessés ».

14h07: Le chef de la diplomatie israélienne a déclaré mardi que son pays aspirait à « la normalisation » des relations avec le Liban, peu avant des pourparlers de paix entre responsables israéliens et libanais prévus à Washington.

« Nous voulons parvenir à la paix et à la normalisation avec l’Etat libanais (...) Il n’y a pas de différends majeurs entre Israël et le Liban. Le problème, c’est le Hezbollah », a affirmé Gideon Saar lors d’une conférence de presse au côté de son homologue tchèque Petr Macinka à Jérusalem.

Ces déclarations interviennent à quelques heures de discussions entre responsables israéliens et libanais, prévues mardi à Washington, après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté une demande de discussions directes avec Beyrouth.

Le Hezbollah s’y est en revanche opposé, dénonçant une « capitulation ».

Ce mouvement islamiste, allié de Téhéran, est entré dans le conflit au Moyen-Orient pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran le 28 février.

Depuis début mars, les bombardements israéliens ont fait plus de 2.000 morts et déplacé plus d’un million de personnes au Liban.

Selon Gideon Saar, le Hezbollah a attaqué Israël « contre la volonté du gouvernement libanais », posant un « problème pour la souveraineté du Liban » tout comme il en pose un « pour la sécurité d’Israël ».

Le « problème » du Hezbollah - qu’Israël souhaite voir désarmé par Beyrouth - « doit être résolu pour passer à une phase différente », a insisté le ministre.

Les discussions à Washington, les premières de ce type depuis 1993, se dérouleront sous la médiation du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, avec les ambassadeurs israélien et libanais, Yechiel Leiter et Nada Hamadeh Moawad, ainsi que l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa.

13h21: Dans un message posté sur son compte X, Emmanuel Macron indique s’être « entretenu hier avec le Président iranien Massoud Pezeshkian, ainsi qu'avec le Président américain Donald Trump ».

« J’ai appelé à reprendre les négociations interrompues à Islamabad, à clarifier les malentendus, et éviter de nouvelles phases d'escalade. Il est essentiel en particulier que le cessez-le-feu soit strictement respecté par tous, et qu'il inclue le Liban. Il est tout aussi important que soit rouvert le détroit d’Ormuz, de manière inconditionnelle, sans contrôles ni péages, dans les plus brefs délais », écrit le président français sur le réseau social.

Et d’ajouter : « À ces conditions, les négociations devraient pouvoir reprendre rapidement, avec le soutien des principales parties prenantes. La France et le Royaume-Uni accueilleront par ailleurs ce vendredi, à Paris, une conférence qui réunira en visioconférence des pays non-belligérants prêts à contribuer à nos côtés à une mission multilatérale et purement défensive, destinée à restaurer la liberté de navigation dans le détroit lorsque les conditions de sécurité le permettront ».

.

.

13h10: Washington accueille aujourd'hui des pourparlers directs de paix, les premiers du genre depuis 1993, entre des représentants du Liban et d’Israël mais avec un grand absent, le Hezbollah, réduisant les perspectives d’accord.

Parallèlement, le blocus américain des ports d’Iran, jugé mardi « dangereux et irresponsable » par Pékin, se poursuit au lendemain de son entrée en vigueur, après l’échec de discussions au Pakistan entre Washington et Téhéran.

La guerre, déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l’Iran, a embrasé le Moyen-Orient, déstabilisé l’économie mondiale et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

Un fragile cessez-le-feu est en place depuis le 8 avril. Mais selon Israël et les Etats-Unis, il n’inclut pas le Liban, où les frappes israéliennes contre le Hezbollah pro-iranien continuent.

Depuis que le pays a été entraîné début mars par le Hezbollah dans le conflit, les bombardements ont fait plus de 2.000 morts et déplacé plus d’un million de personnes.

Avant même la rencontre prévue à Washington, le chef de la formation libanaise, Naïm Qassem, a réclamé son « annulation », dénonçant une « capitulation ».

Les discussions doivent se dérouler en fin de matinée à Washington sous la médiation du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, avec les ambassadeurs israélien et libanais, Yechiel Leiter et Nada Hamadeh Moawad, ainsi que l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa.

12h12: Mission sur le détroit d’Ormuz : conférence vendredi avec les «pays non belligérants» volontaires

Le chef de l’État français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer coprésideront vendredi depuis Paris une visioconférence «des pays non belligérants prêts à contribuer» à «une mission multilatérale et purement défensive» sur le détroit d’Ormuz, a annoncé mardi l’Élysée.

Cette mission aux contours encore flous, distincte des efforts des États-Unis, est «destinée à restaurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz lorsque les conditions de sécurité le permettront», a précisé la présidence française.

11h42: Le président iranien dénonce auprès d’Emmanuel Macron «le manque de bonne volonté et les positions maximalistes des États-Unis»

«Le manque de bonne volonté et les positions maximalistes des États-Unis ont empêché la finalisation d’un accord à Islamabad», a déclaré à Emmanuel Macron le président iranien Massoud Pezeshkian, rapporte l’agence de presse iranienne IRNA.

10h49: La Chine juge «dangereux et irresponsable» le blocus américain des ports iraniens décrété par Donald Trump

La Chine a haussé le ton mardi vis-à-vis des États-Unis en jugeant «dangereux et irresponsable» le blocus des ports iraniens, tout en se présentant en protagoniste actif des efforts de résolution de la crise lors d’une journée d’intense activité diplomatique à Pékin. Pékin a aussi prévenu que la Chine prendrait des mesures de rétorsion «résolues» si les États-Unis lui imposaient des droits de douanes supplémentaires en raison de soupçons de fourniture d’aide militaire à l’Iran.

En même temps, Pékin s’est érigée en défenseure du droit international et de la souveraineté des États du Moyen-Orient en se disant prête à continuer à jouer un rôle «constructif» pour la paix. Le haussement de ton de Pékin intervient après l’entrée en vigueur la veille du blocus maritime des États-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d’Oman. Téhéran a dénoncé un acte «illégal» de «piraterie».

Plus de la moitié des importations chinoises de brut transporté par voie maritime provenait l’an dernier du Moyen-Orient et transitait majoritairement par le détroit d’Ormuz, selon la société d’analyse Kpler. L’Iran destinait à la Chine plus de 80% de ses exportations de pétrole avant la guerre, selon Kpler.

Le blocus américain «ne fera qu’exacerber les tensions, fragiliser un accord de cessez-le-feu déjà fragile et compromettre encore davantage la sécurité du passage dans le détroit», a indiqué Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. «Il s’agit d’un comportement dangereux et irresponsable», a-t-il souligné lors d’un point de presse régulier.

Il a aussi vivement réagi aux informations de la presse américaine selon lesquelles la Chine aurait livré ou s’apprêterait à livrer des équipements militaires à l’Iran. Le président américain Donald Trump a brandi dimanche la menace de droits de douanes à 50% sur les marchandises chinoises.

Guo Jiakun a de nouveau qualifié de «fabriquées de toutes pièces» les informations en ce sens. La Chine prendra «des contre-mesures résolues si les États-Unis persistent à utiliser ce prétexte pour lui imposer des droits de douane supplémentaires», a-t-il mis en garde.

10h41: « La Chine peut jouer un rôle important » pour la résolution du conflit, dit Pedro Sánchez à Pékin

« La Chine peut jouer un rôle important » pour la résolution du conflit au Moyen-Orient, a estimé mardi le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, à l'issue d'un entretien à Pékin avec le président chinois Xi Jinping. « Tout effort que nous pouvons faire, en particulier venant de pays qui disposent d'une capacité de dialogue et qui n'ont pas participé de manière active à cette guerre illégale... Je crois que non seulement ces efforts sont les bienvenus, mais qu'ils sont aussi vraiment nécessaires », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Le Premier ministre espagnol, qui est l'une des principales voix occidentales opposées à la guerre « illégale » des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, a assuré de nouveau mardi face aux journalistes être « du bon côté de l'Histoire ». Malgré les condamnations internationales et des négociations diplomatiques menées sous la médiation du Pakistan, aucune issue au conflit déclenché le 28 février par les attaques américano-israéliennes contre l'Iran n'a été trouvée à ce stade, après un mois et demi d'hostilités qui ont embrasé le Moyen-Orient.

« Ce que nous voulons, c'est que soit respectée la légalité internationale, et aujourd'hui cette légalité internationale est principalement violée par un pays, qui est le gouvernement d'Israël », a aussi déploré Pedro Sánchez. « Une majorité de citoyens et de citoyennes de notre pays ne veulent pas de guerre (...) et veulent qu'il n'y ait pas d'impunité, que (...) les génocides, comme ce que nous voyons à Gaza, dont nous espérons que cela ne se reproduise pas au Liban, ne soient pas des crimes qui restent impunis », a-t-il poursuivi.

De son côté, Xi Jinping a appelé mardi au respect « intégral » de la souveraineté des Etats au Moyen-Orient, alors que l'armée israélienne occupe une partie du sud du Liban, assurant que Pékin continuerait à jouer un rôle « constructif » dans la recherche de la paix. Dans ce contexte international très tendu, Pedro Sánchez a par ailleurs affirmé avoir évoqué avec le président chinois le besoin de « réformer » l'ordre international pour le rendre « beaucoup plus inclusif, plus représentatif, plus démocratique » et ainsi « mieux reconnaître la réalité multipolaire du monde d'aujourd'hui ». Enfin, le dirigeant espagnol s'est félicité de « la très bonne santé » des relations entre Madrid et Pékin.

Le Premier ministre socialiste, en visite officielle en Chine pour la quatrième fois en quatre ans, a toutefois répété vouloir une relation économique entre l'UE et la Chine « beaucoup plus équilibrée », souhaitant « tout faire pour remédier » au « déséquilibre commercial actuel ».

09h59: Le Pakistan travaille à de nouveaux pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, selon une source de haut rang

Le Pakistan cherche à nouveau à ramener l’Iran et les États-Unis à la table des négociations afin de prolonger le cessez-le-feu et de permettre des discussions, a confié une source pakistanaise de haut rang à l’AFP.

«Des efforts sont en cours pour ramener les deux parties à la table des négociations. Bien sûr, nous voulons qu’elles reviennent à Islamabad, mais le lieu n’est pas encore déterminé» a déclaré la source, qui a requis l’anonymat.

«La réunion pourrait avoir lieu prochainement» soutient cette même source, tout en précisant que les dates doivent encore être confirmées. «Nous travaillons également à obtenir la prolongation du cessez-le-feu au-delà de l’échéance actuelle afin de disposer de plus de temps».

06h56: Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé "toutes les parties" à "respecter la liberté de navigation, y compris dans le détroit d'Ormuz, en accord avec le droit international".

"Conformément au droit international, aucun pays n'a le droit d'interdire le droit de passage inoffensif ou la liberté de navigation dans les détroits internationaux utilisés pour le transit international", avait souligné avant le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez

06h38: L'armée israélienne a annoncé la mort d'un soldat "au combat" dans le sud du Liban, où s'affrontent depuis plus d'un mois Israël et le mouvement islamiste Hezbollah soutenu par l'Iran. "Le sergent-chef Ayal Uriel Bianco, 30 ans, conducteur d'un véhicule de lutte contre les incendies (...) est tombé au combat dans le sud du Liban", ont indiqué les forces armées israéliennes dans un communiqué.

.

.

06h03: "La balle est dans le camp" des Iraniens, a déclaré le vice-président américain, JD Vance, au lendemain de l'échec ce week-end des négociations entre les États-Unis et l'Iran au Pakistan, soulignant notamment que Washington exigeait de prendre possession de l'uranium enrichi dans ce pays.

"Nous souhaitons faire sortir complètement ce matériel du pays, afin que les États-Unis en aient le contrôle", a-t-il déclaré sur la chaîne Fox News en insistant aussi sur la nécessité de s'assurer, moyennant vérification, que l'Iran ne puisse pas enrichir de l'uranium à l'avenir.

"C'est une chose que les Iraniens affirment qu'ils ne se doteront pas de l'arme nucléaire, mais c'en est une autre pour nous de mettre en place les mécanismes nécessaires pour garantir que cela ne se produira pas", a-t-il dit ajoutant que les États-Unis avaient présenté des "lignes rouges claires".

05h28: L'Iran dénonce  une "violation grave de sa souveraineté" après l'entrée en vigueur du blocus maritime imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d'Oman. "L'imposition de ce blocus maritime constitue une violation grave de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la République islamique d'Iran", a écrit l'ambassadeur iranien à l'ONU Amir Saeid Iravani dans une lettre au secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres vue par l'AFP. Cette "mesure illégale constitue également une violation sérieuse des principes fondamentaux des lois de la mer", ajoute le diplomate.

Ailleurs sur le web

Vos réactions