05/04 12:31

Multiplication des rapts liés aux cryptomonnaies en France depuis le début de l'année: Les enquêteurs s'intéressent à la piste de commanditaires communs dans plusieurs affaires

Depuis le début de l’année, les enlèvements dans le secteur des cryptomonnaies font partie des dossiers brûlants sur le bureau des enquêteurs spécialisés dans la lutte contre la criminalité organisée, qui soupçonnent même, pour plusieurs affaires, des commanditaires communs.

Le 27 mars, une juge d’instruction a décidé de réunir dans une seule vaste enquête trois affaires de mai 2025: après un an d’investigations, la magistrate soupçonne une « même entreprise criminelle » derrière une séquestration et des tentatives d’enlèvements, a appris vendredi l’AFP de source proche du dossier.

La juge relève une similarité dans le « mode opératoire » de ces violences, dans le « choix » des cibles et dans la « professionnalisation » du système, avec des exécutants, des logisticiens et des commanditaires, a expliqué la source proche.

La jonction de ces trois procédures, dont les faits avaient marqué les esprits par leur brutalité, portent à 45 le nombre de mis en examen dans ce volumineux dossier.

Le 1er mai, en plein Paris, le père d’un homme ayant fait fortune dans les cryptomonnaies, avait été enlevé par quatre hommes encagoulés alors qu’il sortait promener son chien. Il avait eu un doigt coupé, au terme d’un premier ultimatum fixé par les ravisseurs, qui réclamaient une rançon de plusieurs millions d’euros en cryptomonnaies.

Le 13 mai, en plein Paris encore, quatre personnes masquées tentaient d’enlever la fille et le petit-fils du PDG de la société spécialisée Paymium, Pierre Noizat. Les victimes parvenaient à mettre en fuite leurs ravisseurs, grâce à l’intervention du compagnon de la femme.

Le 26 mai, à Couëron (Loire-Atlantique) près de Nantes, une tentative d’enlèvement d’une famille gérant une société de cryptomonnaies était déjouée.

Les enquêteurs ont, dès le début, soupçonné des liens entre ces affaires rapprochées dans le temps, les investigations sur le 13 mai ayant, par exemple, permis de découvrir le projet du 26 mai et de l’éviter.

« C’est une bonne chose de centraliser les procédures où la chaîne de commandement est manifestement la même », a réagi auprès de l’AFP Romain Chilly, avocat des parties civiles dans les affaires du 1er et 13 mai.

 

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de KawahIjen
5/avril/2026 - 13h03

la france , pays ou la securité regne !!