israel 16h23: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont affirmé mercredi que le détroit stratégique d'Ormuz resterait fermé aux "ennemis" du pays, après que Donald Trump a déclaré qu'il n'envisagerait un cessez-le-feu avec l'Iran que s'il était rouvert.
"La situation dans le détroit d'Ormuz est (...) complètement sous le contrôle des forces navales des Gardiens, et ce détroit ne sera pas ouvert aux ennemis de cette nation malgré les gesticulations ridicules du président américain", ont-ils averti dans un communiqué relayé par la télévision d'État.
14h57: Donald Trump a assuré mercredi sur son réseau Truth Social que l'Iran avait demandé un cessez-le-feu, mais indiqué qu'il n'envisagerait un arrêt des hostilités qu'après la réouverture du détroit d'Ormuz.
«Le président du nouveau régime iranien (...) vient de demander un cessez-le-feu aux États-Unis d'Amérique. Nous l'envisagerons quand le détroit d'Ormuz sera ouvert, libre et dégagé. Jusque-là, nous allons bombarder l'Iran jusqu'à l'anéantissement», a écrit le président américain.
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14h41: Emmanuel Macron a déclaré mercredi que la France n’avait « pas été consultée » sur le lancement de la guerre par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, et qu’elle n’y prenait « pas part », en réponse aux critiques de Donald Trump sur l’interdiction de survol du territoire français.
« C’est tout à fait vrai que la France, qui n’a pas été consultée et qui ne fait pas partie de cette offensive militaire lancée par les États-Unis et Israël, n’y prend pas part. Mais il n’y a rien de nouveau, c’est vrai depuis le premier jour, donc il ne faut pas s’en étonner », a dit le président français dans une interview diffusée par la chaîne japonais NHK lors de sa visite à Tokyo.
Le président américain avait accusé mardi la France d’avoir été « très peu coopérative » dans cette guerre, déplorant qu’elle n’ait « pas laissé des avions à destination d’Israël, chargés d’équipement militaire, survoler le territoire français ».
L’Elysée avait déjà marqué son étonnement face à ce message, confirmant qu’il s’agissait de la « position français depuis le début de ce conflit ».
Emmanuel Macron a de nouveau appelé « à la paix, à la désescalade, à la reprise de négociations qui seules peuvent permettre de régler les problèmes de fond ».
« Rien ne serait pire que d’avoir bombardé la région pendant des semaines et des semaines, et de la quitter sans qu’un cadre soit à nouveau établi. Ce que la France prône, c’est cela, un cadre de coopération exigeant », a-t-il expliqué.
Il a aussi plaidé pour « la réouverture en bon ordre, de manière pacifique, en concertation avec toutes les parties prenantes, du détroit d’Ormuz ».
Le blocage de facto de ce passage maritime du Golfe en raison de la riposte iranienne empêche le transit de pétrole, affectant les économies de nombreux pays, dont celle du Japon qui dépend fortement du brut importé du Moyen-Orient.
Selon le président français, la France et le Japon, « avec plusieurs autres pays d’ailleurs, d’Asie, du Proche et Moyen-Orient ou d’Europe, peuvent jouer un rôle qui consiste à s’assurer que le transit se fait bien à travers Ormuz ».
Il a précisé qu’il ne s’agirait « pas du tout » d’une « option militaire »: « nous pouvons le faire parce que nous ne sommes justement pas partie prenante de cette guerre », a-t-il estimé.
14h22: Le point sur la situation
De nouvelles attaques ont touché Téhéran et des sites industriels iraniens, l’Iran rejetant l’existence de négociations mercredi après que Donald Trump a évoqué une fin de la guerre d’ici « deux ou trois semaines », accord ou non.
Déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines, la guerre au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts et ébranlé l’économie mondiale, ne montre aucun signe d’accalmie.
Le mur d’enceinte de l’ex-ambassade des Etats-Unis en Iran, lieu symbolique de l’hostilité entre les deux pays dans le centre de Téhéran, a été endommagé mercredi matin. La veille, des complexes sidérurgiques du centre et du sud-ouest du pays avaient été touchés.
Le président américain doit « donner de nouvelles informations importantes sur l’Iran » dans une allocution prévue en fin de journée, à 21H00 (01H00 GMT jeudi) selon la Maison Blanche.
Trump, qui oscille depuis des semaines entre menaces et propos rassurants, a évoqué mardi soir une fin imminente au conflit: « Tout ce que j’ai à faire c’est partir de l’Iran et nous le ferons très bientôt », a-t-il dit, parlant d’un délai de « deux, peut-être trois semaines ».
Lui qui avait promis lundi d’« anéantir » la stratégique île iranienne de Kharg ainsi que des puits de pétrole si une entente n’était pas trouvée « rapidement » sur la réouverture du détroit d’Ormuz, a cette fois-ci assuré que la conclusion ou non d’un accord était « sans importance ».
Cette voie stratégique par où transite habituellement un cinquième du pétrole mondial est quasi bloquée par l’Iran depuis le début du conflit. Le Royaume-Uni a annoncé réunir « cette semaine » une trentaine de pays prêts à se mobiliser pour y restaurer le transport maritime.
L’Iran a de son côté réfuté toute négociation, affimant ne pas avoir répondu au plan américain en 15 points, transmis la semaine dernière par Donald Trump pour mettre fin à la guerre.
« Je reçois des messages directement de (l’envoyé spécial américain Steve) Witkoff, comme auparavant, et cela ne signifie pas pour autant que nous soyons en négociations », a souligné le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur la chaîne Al Jazeera.
13h29: La banque nationale du Koweït, l'une des principales du pays, va fermer son siège dans la capitale pendant deux jours mercredi et jeudi, en raison des attaques iraniennes, a-t-elle indiqué dans un communiqué repris par l'agence de presse officielle. La mesure a été prise pour "la sécurité de tous et la continuité des activités" de la banque, a-t-elle précisé.
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عملاءنا الأعزاء،
— National Bank of Kuwait (@NBKPage) April 1, 2026
نظرًا للمستجدات الراهنة، وحرصًا على سلامة الجميع واستمرارية الأعمال، سيُغلق المقر الرئيسي لبنك الكويت الوطني يومي الأربعاء 1 إبريل والخميس 2 إبريل 2026 فقط. نود التأكيد أن فرع المقر الرئيسي للبنك يعمل كالمعتاد.
ونؤكد التزامنا بخدمتكم وتقديم أعلى مستويات… pic.twitter.com/HwkvfPwCua
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12H35: "J'envisage sérieusement de me retirer de l'Otan", affirme Donald Trump dans une interview au Daily Telegraph.
Le président américain réaffirme ses critiques à l'encontre de l'Alliance atlantique, qualifiée de "tigre de papier" pour ne pas avoir voulu prendre part à la guerre contre l'Iran.
Rappelons qu'après la publication de cet entretien, le Premier ministre britannique Keir Starmer a, lors d'une conférence de presse, défendu l'Otan comme "l'alliance militaire la plus efficace que le monde ait jamais connue".
12h25: Le responsable militaire du Hezbollah pour l'Irak tué par une frappe à Beyrouth
Le responsable militaire pour l'Irak au sein du Hezbollah, Youssef Hachem, a été tué dans la frappe israélienne sur le quartier de Jnah à Beyrouth, indique à l'AFP une source sécuritaire et une autre proche de la formation pro-iranienne.
Selon la première source, ce vétéran du Hezbollah "a été tué alors qu'il était en réunion avec d'autres membres du Hezbollah dans une tente".
La source proche du mouvement confirme elle aussi ces informations. De son côté, le ministère libanais fait état de sept morts dans la frappe.
12h23: L'Iran a affirmé ne pas avoir répondu au plan américain en 15 points, transmis la semaine dernière par Donald Trump pour mettre fin à la guerre, son chef de la diplomatie refusant toujours de parler de négociations.
« Je reçois des messages directement de (l'envoyé spécial américain Steve) Witkoff, comme auparavant », et « à travers nos amis dans la région, et quand c'est nécessaire nous répondons à ces messages », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans un entretien diffusé mercredi par la chaîne Al Jazeera. « Cela ne signifie pas pour autant que nous soyons en négociations », a-t-il ajouté.
L'Iran est en guerre depuis le 28 février avec les Etats-Unis et Israël, quand des frappes ont tué le guide suprême Ali Khamenei. Téhéran a riposté en ciblant le sol israélien et des intérêts américains dans le Golfe. Si le conflit ne montre aucun signe de répit, des efforts diplomatiques impliquant la Turquie, l'Egypte et le Pakistan ont récemment été lancés pour tenter de faire cesser les hostilités. Selon des responsables pakistanais, un plan américain en 15 points avait été communiqué le 24 mars à l'Iran, sans que le contenu exact soit dévoilé. Par la suite, l'agence de presse iranienne Tasnim avait assuré que Téhéran avait répondu en posant cinq conditions en vue d'un arrêt complet de « l'agression » israélo-américaine. Selon Abbas Araghchi, il s'agit des « simples suppositions » d'un média et Téhéran « n'a rien offert en retour ». Il y a « zéro » confiance envers Washington, a insisté le chef de la diplomatie, alors que les frappes sont intervenues en pleines négociations entre les deux parties, tout comme lors de la guerre de 12 jours en juin 2025.
L'Iran a accusé ces derniers jours les Etats-Unis de préparer une offensive terrestre, avec le déploiement dans la région d'un navire américain d'assaut amphibie. « Nous les attendons », a lancé M. Araghchi, mettant en garde contre « de lourdes pertes » dans leurs rangs.
12h01: "Nous croyons au droit et à l'ordre international", déclare Emmanuel Macron, en visite officielle au Japon. "Nous défendons le retour à la paix, à la libre circulation dans le détroit d'Ormuz."
Et d'appeler au "respect du droit international"

11h39: Le SP95-E10 a atteint la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données de 7 289 stations-service transmises au gouvernement. Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le SP95-E10 a pris 28 centimes au litre en France hexagonale, soit un bond de 16,26%.
10h42: Des frappes près de l'ex-ambassade américaine à Téhéran, selon un journaliste de l'AFP
Le mur d'enceinte de l'ex-ambassade américaine à Téhéran a été endommagé ce matin par des frappes au centre de la capitale iranienne, constate un journaliste de l'AFP. Des images tournées par l'agence de presse Mehr montrent dans la zone des magasins touchés, des vitres soufflées et des débris à proximité de l'ancienne représentation. Des dégâts étaient visibles sur le mur entourant le bâtiment, transformé en musée surnommé "Le nid d'espions" après la rupture des relations diplomatiques entre Washington et Téhéran en 1980.
10h05: Israël veut mettre un terme à ses importations d’armement français
Israël a décidé de «ramener à zéro» ses importations militaires en provenance de France, en riposte à une politique française jugée hostile à l'État hébreu, a indiqué mardi à l'AFP une porte-parole du ministère de la Défense israélien.
«Le directeur général du ministère de la Défense [...] a décidé de ramener à zéro les achats de défense effectués en France, en réorientant ces fonds vers des achats 'Bleu et Blanc' (les couleurs du drapeau israélien) ou vers des pays alliés», a indiqué cette porte-parole.
09h46: Le cours du baril de pétrole Brent recule, repassant sous la barre des 100 dollars, porté par les espoirs de désescalade au Moyen-Orient, Donald Trump ayant affirmé que les États-Unis allaient «quitter» l’Iran d’ici deux ou trois semaines. Vers 07h15 GMT (9h15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, perdait 4,54% à 99,25 dollars, après avoir chuté de plus de 5%.
08h48: Quatorze personnes ont été blessées en Israël, dont une fillette de 11 ans qui se trouve dans un état grave, ont annoncé mercredi les secours israéliens après de nouveaux tirs de missiles iraniens sur Israël. Les équipes de secours «prodiguent des soins médicaux et évacuent vers des hôpitaux 14 blessés dont une fillette de 11 ans dans un état grave, présentant des blessures par éclats aux membres, une femme de 36 ans et un garçon de 13 ans (...) présentant des blessures par éclats, et 11 blessés légers», indique le Magen David Adom (MDA), équivalent israélien de la Croix-Rouge dans un communiqué.
La police israélienne a indiqué de son côté avoir reçu des signalements de «chute d’éléments d’armes et de munitions» dans la région de Tel-Aviv et dans le centre du pays. Entre 06H20 (03H20 GMT) et 09H00 (06H00 GMT), l’armée israélienne a annoncé avoir détecté trois fois des tirs de missiles vers Israël en provenance d’Iran, et une autre fois du Yémen.
Israël visé par une attaque simultanée de l'Iran et du Yémen: au moins 14 blessés pic.twitter.com/kxsGuYcxjo
— BFM (@BFMTV) April 1, 2026
07h13: La télévision d'Etat iranienne fait état d'explosions dans le nord, l'est et le centre de Téhéran ce matin. Des explosions ont été entendues "dans des quartiers du nord, de l'est et du centre" de la capitale iranienne, rapporte Irib, la télévision d'Etat, parlant d'"attaques sur Téhéran".
06h48: Le président Trump a déclaré cette nuit que les forces militaires américaines quitteront l’Iran dans deux à trois semaines, affirmant que son objectif d’éliminer la menace nucléaire du pays a été atteint. Les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février. « Nous partirons très bientôt », a déclaré Trump aux journalistes dans le Bureau ovale.
« Nous partons parce qu’il n’y a aucune raison pour nous de faire cela. » Le président a déclaré que les États-Unis n’ont pas besoin d’un accord avec l’Iran pour se retirer du pays. « Il leur faudra 15 à 20 ans pour reconstruire ce que nous leur avons fait », a-t-il dit.
Trump a déclaré mardi que les opérations militaires se poursuivent en Iran. « La nuit dernière, nous avons détruit d’énormes quantités d’installations de fabrication de missiles », a-t-il dit. Le président a également abordé la hausse des prix de l’essence, qui ont dépassé une moyenne de 4 dollars le gallon.
Trump a déclaré que les consommateurs américains devraient s’attendre à une baisse des prix de l’essence une fois qu’il aura mis fin à la guerre en Iran. « Oui, et nous avons un pays qui ne va pas nous lancer d’arme nucléaire », a répondu Trump lorsqu’on l’a interrogé sur la hausse des prix. « Et ils se sentent également beaucoup plus en sécurité. »
BREAKING: The White House says President Trump will deliver a prime-time address Wednesday evening to update the public on the Iran war. https://t.co/vExNjQxyQd
— The Associated Press (@AP) April 1, 2026
05h11: Des drones d’attaque ont visé des réservoirs de carburant de l’aéroport international de Koweït, y provoquant un incendie, a annoncé mercredi l’agence nationale Kuna, citant l’aviation civile. "L’aéroport international de Koweït a été soumis à des attaques manifestes de drones lancés par l’Iran et les factions armées qu’il soutient", a déclaré l’agence, citant le porte-parole de l’aviation civile nationale, Abdullah Al‑Rajhi. D’après lui, "des réservoirs de stockage de carburant (…) ont été ciblés, provoquant un grand incendie sur place". Aucune victime n’est à signaler, de même source.
04h26 : Les autorités libanaises ont annoncé tôt mercredi que de nouvelles attaques israéliennes avaient fait sept morts dans Beyrouth et sa région, au moment où Israël dit vouloir occuper une partie du Sud-Liban une fois la guerre terminée. "Le raid mené par l'ennemi israélien sur le quartier de Jnah à Beyrouth a, selon un premier bilan, fait cinq morts et 21 blessés" dans ce quartier situé près de la banlieue sud de la capitale, a écrit le ministère de la Santé dans un communiqué.
D'après une source sécuritaire à l'AFP, les frappes israéliennes sur Jnah ont visé quatre voitures garées dans une rue.
Tôt mercredi, des journalistes de l'AFP ont entendu trois explosions dans la capitale. Elles résultent de bombardements effectués par des navires de guerre israéliens sur le quartier de Jnah, selon l'Agence nationale d'information (Ani) officielle du Liban.
Le ministère de la Santé a également indiqué qu'une frappe israélienne "visant un véhicule dans la région de Khaldeh, au sud de Beyrouth, a fait deux morts et trois blessés parmi la population civile".
Vos réactions
Il nous prend pour des cons, il envoie un nouveau porteavion... et des renforts pour partir dans 3 semaines... mdr
les forces militaires américaines quitteront l’Iran dans deux à trois semaines
Les mouvements montrent autre chose : le porte-avions USS George H.W. Bush (CVN-77) a quitté son port d'attache de Norfolk, en Virginie, et mis le cap sur le Moyen-Orient en replacement du Ford. Trois destroyers de la classe Arleigh Burke sont à ses cotés ...
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