30/03 16:25

Le procès du navigateur Kevin Escoffier, poursuivi par le tribunal correctionnel de Lorient pour des agressions sexuelles sur quatre femmes, renvoyé au 9 novembre à la demande du parquet

Le procès du navigateur Kevin Escoffier, poursuivi par le tribunal correctionnel de Lorient pour des agressions sexuelles sur quatre femmes, a été renvoyé au 9 novembre à la demande du parquet.

À l’ouverture des débats en début d’après-midi, le ministère public a motivé lundi la demande de report du procès par l’envoi trop tardif d’une masse de documents par l’avocate du skipper, qui conteste l’ensemble des accusations portées contre lui.

Me Virginie Le Roy a transmis vendredi soir 70 pages de conclusions et 152 pièces, a déploré le représentant du parquet, montrant à la cour un dossier d’une quinzaine de centimètres d’épaisseur. « Ces pièces, je ne les connaissais pas, ça me pose une difficulté » car « je ne serai pas en mesure de répondre à Me Le Roy », a-t-il expliqué.

Dans ses conclusions, l’avocate de Kevin Escoffier demande la nullité de la procédure. « C’est une enquête indigne », « totalement en dehors des clous », a-t-elle affirmé à des journalistes après le renvoi, dénonçant notamment « des auditions orientées par les enquêteurs ».

Les avocates des quatre plaignantes, toutes présentes au tribunal ainsi que Kevin Escoffier, ont souligné avoir reçu les pièces de la défense seulement samedi et se sont rangées à la demande du parquet.

« Le président a ordonné un supplément d’information » concernant ces nouveaux éléments versés au dossier « et c’est une très bonne nouvelle », a réagi Me Caroline Toby, qui défend une ancienne attachée de presse du navigateur.

C’est cette Française, aujourd’hui âgée de 33 ans, qui est à l’origine des poursuites pénales contre Kevin Escoffier. Dans sa plainte, elle l’accuse de l’avoir agressée dans un bar de Newport (États-Unis) en mai 2023 lors d’une étape de l’Ocean Race, une course autour du monde en équipage.

L’enquête déclenchée par cette plainte était remontée à trois autres femmes se disant victimes du skipper, qui ont à leur tour déposé plainte, pour des faits commis entre fin 2017 et avril 2018, à Melbourne (Australie), au Brésil et à Lorient.

Les quatre femmes « sont émues, stressées, c’est une épreuve difficile pour elles et elles veulent que la justice reconnaissent leur statut de victimes », a souligné Me Toby.

 
 



 

Ailleurs sur le web

Vos réactions