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Le ministre de l’Economie Roland Lescure "regrette" d’avoir prononcé le terme "choc pétrolier" hier devant les députés - VIDEO

Le ministre de l’Economie français Roland Lescure a dit mercredi « regretter » l’utilisation la veille de l’expression de « choc pétrolier » en soulignant qu’elle s’appliquait « à la situation internationale et en aucun cas à la situation française ».

Pour le ministre, la France « est mieux préparée, (...) moins exposée (...) que ses voisins européens, et a fortiori évidemment que les pays asiatiques qui sont directement concernés » par l’interruption des flux de pétrole dans le détroit d’Ormuz.

« Donc, ce terme de choc, il est valable dans un certain nombre de pays asiatiques, où on a des mesures de rationnement » de carburants, entre autres, a-t-il dit en réponse à une question d’un journaliste lors du compte rendu du conseil des ministres.

« Heureusement, on n’en est pas là en France », a-t-il poursuivi.

« Je regrette d’avoir utilisé ce terme. Il s’appliquait dans mes mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française », a concédé le ministre.

Le ministre a expliqué que la France avait « libéré de manière très ponctuelle 250.000 barils » de ses stocks « dans des régions où il y avait des manques ponctuels dans certains réservoirs, afin de permettre un approvisionnement total des stations services ».

« Mais on n’a aucun problème d’approvisionnement à court terme en France, sur le gasoil, sur le jet (kérosène) ou sur l’essence », a-t-il rassuré.

Selon le gouvernement, 97% des stations-services fonctionnent normalement en France sans problème de rupture d’au moins un carburant.

Devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, mardi, le ministre avait estimé que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient constituaient « un nouveau choc pétrolier » et une mauvaise nouvelle « pour les comptes de la France ».

« Si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l’économie, et être au fond d’une nature plus systémique », expliquait-il.

 

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Vos réactions

Portrait de Touché01
25/mars/2026 - 14h45

« Mais on n’a aucun problème d’approvisionnement à court terme en France, sur le gasoil, sur le jet (kérosène) ou sur l’essence », a-t-il rassuré.

Si on achetait le pétrole a la Russie on aurait aucun problème à moyen et long terme également et surtout il serait bien moins cher... 

L'inde, la chine, et même les Etats-Unis le font.