25/03 18:25

Guerre en Iran: La télévision d’État iranienne affirme que Téhéran a refusé la proposition de paix américaine pour mettre fin à près d’un mois de guerre

18h25: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi que son pays était en train d’élargir la « zone tampon » au Liban pour « éloigner la menace des missiles » du Hezbollah, selon une vidéo diffusée par son bureau.

« Nous avons créé une véritable zone de sécurité empêchant toute infiltration vers la Galilée et la frontière nord (d’Israël, ndlr). Nous élargissons cette zone pour éloigner la menace des missiles antichars et créer une zone tampon plus étendue », a-t-il déclaré dans cette vidéo.

S’adressant à des responsables de localités du nord d’Israël, qui vivent sous les tirs incessants du Hezbollah depuis le Liban voisin, M. Netanyahu a encore affirmé que « la question du démantèlement du Hezbollah reste centrale ».

« Elle est liée à la confrontation globale avec l’Iran, qui se poursuit malgré ce qui est rapporté dans les médias. Mais nous sommes résolus à transformer en profondeur la situation au Liban », a ajouté M. Netanyahu.

Le Hezbollah est entré dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour des frappes israélo-américaines sur Téhéran.

Depuis, Israël mène des représailles massives à travers une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban et des avancées terrestres dans une zone tampon le long de la frontière, qui ont fait plus d’un millier de morts et plus d’un million de déplacés.

17h05: La guerre au Moyen-Orient est "hors de contrôle", s'est alarmé le secrétaire général de l'ONU, craignant un conflit encore "plus large" qui risque de provoquer une "marée de souffrance humaine".

Fin février, juste après le début des attaques israélo-américaines contre l'Iran, qui a répliqué en frappant des cibles en Israël et dans les pays du Golfe, "j'avais prévenu que les combats risquaient de provoquer une réaction en chaîne que personne ne pourrait contrôler", a déclaré Antonio Guterres à la presse. "Après plus de trois semaines, la guerre est hors de contrôle".

16h23: Sébastien Lecornu a annoncé mercredi des commandes supplémentaires de munitions d’ici 2030 à hauteur de 8,5 milliards d’euros, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) qui sera examinée au Parlement en mai-juin.

« L’urgence, ce sont évidemment les munitions. Nous prévoyons d’investir 8,5 mds d’euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030, qui s’ajoutent aux 16 mds de la LPM votée 2023. C’est indispensable. Et (...) c’est colossal », a affirmé le Premier ministre devant l’Assemblée nationale, en ouvrant un débat sans vote sur la guerre au Moyen-Orient.

La LPM mise à jour sera présentée en Conseil des ministres le 8 avril, puis inscrite la semaine du 4 mai à l’Assemblée nationale et du 1er juin au Sénat, a-t-il précisé.

Elle « aura consacré ainsi aux munitions un effort financier quatre fois plus important que la précédente », a souligné le chef du gouvernement, qui inaugurera prochainement dans l’Essonne une nouvelle usine de production « de milliers de drones par mois ».

Sébastien Lecornu a aussi annoncé la création d’une plateforme nommée « France Munitions », qui sera « un grossiste de munitions » pour répondre aux besoins des armées françaises, des pays alliés et des clients à l’export, financée à la fois « par l’Etat et par des investisseurs privés », ainsi qu’un plan de soutien à l’industrie « duale » (civile et militaire, ndlr) de 300 millions d’euros.

Le Premier ministre doit réunir jeudi plusieurs ministres à Matignon pour faire un point sur « l’économie de guerre ».

La LPM actualisée prévoit également un « nouveau régime "d’état d’alerte de sécurité nationale" (...) qui permettra, en cas de menaces et lorsque les circonstances l’exigent, d’adapter temporairement nos règles pour accélérer les décisions, simplifier les procédures, et lever les blocages qui ralentissent aujourd’hui la conduite de nos projets stratégiques », a-t-il affirmé.

Ce régime d’application exceptionnelle du code de la défense vise, en cas de menace grave, à déroger par exemple aux normes (renforcer le périmètre de sécurité des sites sensibles; faciliter l’entreposage de munitions/carburants) voire à faciliter le déploiement des forces armées sur le territoire (accélérer la construction de camps et infrastructures logistiques supplémentaires; déroger aux règles de circulation des poids lourds pour accroître la mobilité militaire), a détaillé Matignon.

Le Premier ministre a par ailleurs estimé que les déclarations de l’Iran mardi sur la possibilité que des navires « non hostiles » puissent passer par le détroit d’Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondial, était « peut-être un signe d’un changement de phase dans cette crise » mais qu’il fallait « rester vigilant, prudents pour ne pas dire plus, les déclarations les plus contradictoires s’enchaînant presque sans trêve depuis trois semaines ».

« Nous devons tout faire pour que cette crise de circulation ne devienne pas une crise de production », a-t-il ajouté.

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15h44: La télévision d’Etat iranienne, citant un responsable non identifié, a affirmé mercredi que l’Iran avait refusé le plan de paix proposé par les Etats-Unis pour mettre fin à près d’un mois de guerre.

« L’Iran a réagi négativement à la proposition américaine », a indiqué Press TV, branche anglophone de la télévision d’Etat. « La guerre prendra fin lorsque l’Iran décidera d’y mettre fin, et non lorsque Trump le décidera », a-t-elle ajouté, en relayant les propos du responsable iranien sous couvert d’anonymat.

Aucun communiqué officiel en ce sens n’a pour l’heure été publié, et le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, qui avait mené pour l’Iran les pourparlers avec les Etats-Unis avant la guerre, ne s’est pas exprimé.

Les médias iraniens, à l’image des agences Mehr et Tasnim, ont repris ces informations de Press TV.

Plus tôt mercredi, deux hauts responsables pakistanais ont affirmé que leur pays, au titre d’une médiation, avait transmis à l’Iran un plan en quinze points contenant les propositions des Etats-Unis.

Toujours d’après le responsable iranien cité par Press TV, la République islamique pose de son côté cinq conditions à l’arrêt des hostilités, déclenchées le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran.

Parmi celles-ci, la fin de « l’agression et des assassinats » contre l’Iran et ses dirigeants, la mise en place d’un mécanisme solide garantissant à Téhéran l’absence de reprise (par Israël et les Etats-Unis) de la guerre, mais aussi un schéma de dédommagement pour les destructions causées, en vue de la reconstruction.

Ces conditions incluent également une cessation des hostilités sur tous les fronts régionaux, et envers tous les « groupes de résistance » - une référence implicite au Hezbollah libanais notamment -, et une reconnaissance internationale et des garanties sur les droits de l’Iran d’exercer sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique du commerce mondial au coeur du conflit.

15h01: Un plan en quinze points, contenant les propositions des Etats-Unis visant à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, a été transmis à Téhéran par l’intermédiaire de médiateurs pakistanais, ont déclaré mercredi à l’AFP deux hauts responsables à Islamabad.

Le Pakistan est présenté comme un possible médiateur, compte tenu de ses liens de longue date à la fois avec l’Iran voisin et avec les Etats-Unis, ainsi que de ses contacts étroits dans la région.

Le plan en 15 points pour mettre un terme aux combats, qui se sont étendus à travers le Golfe et le Moyen-Orient, a été « transmis à l’Iran via le Pakistan », ont assuré les deux responsables pakistanais. Ils ont requis l’anonymat car ils ne sont pas autorisés à s’exprimer publiquement sur le sujet.

Le Premier ministre Shehbaz Sharif et son adjoint, le ministre des Affaires étrangères Ishaq Dar, sont en contact étroit avec les plus hauts responsables iraniens et ont indiqué qu’ils étaient prêts à accueillir d’éventuelles négociations.

Ils tiennent également à ménager leurs alliés du Golfe.

Shehbaz Sharif s’est ainsi entretenu avec le dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed ben Salmane, ont indiqué mercredi matin les services du Premier ministre pakistanais. Islamabad et Riyad sont liés par un pacte de défense mutuelle.

Le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, est également impliqué dans les efforts diplomatiques et s’est entretenu avec le président américain Donald Trump dimanche, ont précisé les hauts responsables.

Plus tôt mercredi, l’ambassadeur d’Iran au Pakistan avait affirmé qu’il n’y avait eu aucune discussion entre Washington et Téhéran, malgré des affirmations contraires de Donald Trump.

« D’après mes informations - et contrairement à ce qu’affirme Trump - aucune négociation, directe ou indirecte, n’a eu lieu jusqu’à présent entre les deux pays », a alors affirmé l’ambassadeur Reza Amiri Moghadam.

Mardi Donald Trump avait assuré que des discussions visaient à mettre un terme au conflit, avec son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice-président JD Vance et le chef de la diplomatie Marco Rubio.

Et plusieurs médias américains et israéliens ont affirmé que les Etats-Unis avaient fait passer à l’Iran un plan en 15 points pour tenter de mettre fin au conflit, qui demande par exemple à Téhéran de remettre tout le combustible nucléaire enrichi dont il dispose ou de laisser le détroit d’Ormuz ouvert.

13h15: Le point sur la situation

L'Iran et Israël s'échangent drones et missiles mercredi sans le moindre répit malgré des propos américains sur un plan de paix, et des efforts de pays tiers pour sortir de la surenchère militaire en faisant passer des messages entre protagonistes. Des initiatives émergent pour sortir d'une guerre qui inquiète les chancelleries, met le feu au Moyen-Orient et que les marchés n'arrivent plus à décrypter.

L'ambassadeur d'Iran au Pakistan a démenti toute discussion avec Washington, malgré les affirmations du président américain. "Contrairement à ce qu'affirme Trump - aucune négociation, directe ou indirecte, n'a eu lieu jusqu'à présent entre les deux pays", a déclaré Reza Amiri Moghadam. Il est "naturel que des pays amis soient toujours engagés dans des consultations avec les deux parties", a-t-il cependant admis.

Mercredi, la presse locale iranienne moquait les "mensonges" du locataire de la Maison Blanche, le quotidien conservateur Javan l'affichant en Une affublé du nez de Pinocchio. La veille, Donald Trump avait assuré que des discussions visaient à mettre un terme au conflit, avec son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice-président JD Vance et le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.

Et qui côté iranien ? Le mystère reste entier, d'autant que la République islamique dément les discussions. "Il y a une interrogation sur celui qui, dans le système iranien, tient réellement les rênes", note Guillaume Lasconjarias, professeur associé à l'université de la Sorbonne. "Il est plus difficile de savoir qui a l'oreille de la direction depuis que celle-ci a été remplacée", confirme un diplomate en poste dans la région, sous couvert de l'anonymat.

Selon lui, l'objectif actuel est d'obtenir une trêve avant des discussions approfondies pour permettre aux deux parties de "revendiquer une victoire et sauver la face, quel que soit l'accord". Et d'ajouter : "il y a de l'espoir, mais il est trop tôt pour être optimiste".

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12h13: La marine iranienne dit avoir tiré des missiles en direction d'un porte-avions américain 

Dans une déclaration rapportée par l'agence d'État Irna, le commandant de la marine iranienne affirme que celle-ci a tiré des missiles en direction du porte-avions américain USS Abraham Lincoln.

"Les missiles de croisière côtiers de la marine ont visé le groupe naval Abraham Lincoln de la flotte hostile américaine, le forçant à changer de position", affirme le commandant.

11h58: Le Conseil des droits de l'homme doit tenir une nouvelle réunion d'urgence vendredi 27 mars sur la sécurité des enfants dans le conflit au Moyen-Orient, après le bombardement mortel d'une école en Iran au début de la guerre. Les frappes américaines envoyées samedi 28 février dernier sur cette établissement avait tué 150 enfants.

10h46: Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme de l'ONU, Volker Türk, affirme que les frappes qui ciblent les zones abritant des sites nucléaires en Iran et en Israël font courir le risque d'une "catastrophe absolue".

"Les récentes frappes de missiles à proximité de sites nucléaires en Israël et en Iran soulignent l'immense danger d'une nouvelle escalade ; les États flirtent avec une catastrophe absolue", a-t-il affirmé dans un message vidéo à l'ouverture d'une réunion d'urgence du Conseil des droits de l'Homme sur les frappes iraniennes dans le golfe.

10h38: L'armée israélienne a annoncé mercredi avoir frappé deux sites de production de missiles de croisière navals à Téhéran, chapeautés par le ministère iranien de la Défense.

« Ces derniers jours, l'armée de l'air israélienne, agissant sur la base de renseignements militaires, a frappé deux sites clés de production de missiles de croisière navals à Téhéran », a déclaré l'armée. Ces installations servaient à « développer et fabriquer des missiles de croisière navals à longue portée, capables de détruire rapidement des cibles en mer et sur terre », selon le communiqué de l'armée, qui s'est félicitée d'avoir accru « les dommages causés à l'infrastructure de production militaire du régime ».

Israël avait annoncé la semaine dernière avoir mené des bombardements de grande envergure sur des navires et installations de la marine iranienne en mer Caspienne, au nord de l'Iran.

09h48: Aucune négociation ne s'est tenue entre les Etats-Unis et l'Iran (ambassadeur iranien au Pakistan)

Reza Amiri-Moghaddam, l'ambassadeur iranien au Pakistan, assure : "Nous avons également entendu parler de tels détails par les médias, mais d'après mes informations - et contrairement à ce qu'affirme Trump - aucune négociation, directe ou indirecte, n'a eu lieu jusqu'à présent entre les deux pays".

06h18 Donald Trump a proposé cette nuit un plan de paix à l'Iran et s'est montré optimiste sur les chances de parvenir à un accord, Téhéran indiquant de son côté qu'il laissera passer les navires non hostiles par le stratégique détroit d'Ormuz, au 26e jour de la guerre qui embrase le Moyen-Orient.

Selon trois sources non identifiées citées par Channel 12, les États-Unis proposent un cessez-le-feu d'un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes.

Parmi ces 15 points, cinq concernent le programme nucléaire iranien, d'autres imposent l'abandon du soutien aux "proxys" dans la région, comme le Hezbollah ou le Hamas, et un point insiste pour que le détroit d'Ormuz reste ouvert à la navigation maritime. En contrepartie l'Iran obtiendrait une levée des sanctions internationales à son encontre et un soutien pour son programme nucléaire civil. L'Iran a justement déclaré que les "navires non hostiles" pouvaient "bénéficier d'un passage sûr par le détroit d'Ormuz en coordination avec les autorités compétentes".

Donald Trump a évoqué mardi "un très gros cadeau" lié aux hydrocarbures, sans donner de précisions, qui pourrait justement être lié à cette réouverture partielle du détroit. En réaction à ces dernières annonces les cours du pétrole baissaient de près de 6% peu après l'ouverture à la Bourse de Tokyo. Le président américain a aussi réaffirmé que des négociations se tenaient "en ce moment" avec Téhéran.

"Ce que j'ai dit hier (lundi) était exactement juste", a insisté le président américain, précisant que son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice-président JD Vance et le chef de la diplomatie Marco Rubio y participaient.

En faisant état de ces pourparlers, Donald Trump avait retardé "de cinq jours" sa menace de frapper le réseau électrique de l'Iran, rassurant provisoirement les marchés. Il s'était ensuite félicité que Washington et Téhéran aient trouvé des "points d'accord majeurs", dans le cadre de ces négociations tenues avec un "haut dirigeant" iranien.

05h58: Selon l'agence de presse iranienne Tasnim, Téhéran vient de lancer une nouvelle salve de missiles vers le territoire d'Israël.

 

05h00: Au moins neuf personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi dans trois raids israéliens contre des localités du sud du Liban, qu'Israël considère comme un bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah. Donald Trump a proposé un plan de paix à l'Iran et s'est montré optimiste mardi 24 mars sur les chances de parvenir à un accord, Téhéran indiquant de son côté qu'il laissera passer les navires non hostiles par le stratégique détroit d'Ormuz, au 26e jour de la guerre qui embrase le Moyen-Orient.

04h18: Le cours du baril de Brent, référence du marché pétrolier mondial, a chuté de près de 6 % mercredi matin après que l'Iran a dit rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz à des navires et que le président américain Donald Trump a transmis un plan de paix à Téhéran. 

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Vos réactions

Portrait de Çabaigne
25/mars/2026 - 18h25

Netanyahou ,Trump font tout ce qui leur passe par la tête en dépit des lois et de la raison sans se soucier des conséquences de leurs interventions.Il ne faut pas s’étonner dés lors que certains résistent et ne se plient pas aux désidératas de ces 2 va t en guerre.