Shana Loustau Regardez, dans la vidéo ci-dessus le résumé, en 130 secondes, du très long débat (souvent inaudible et confus), diffusé en direct hier soir sur BFM TV entre les 3 candidats encore en lice. Un débat de près de 3 heures qui a permis à tous les candidats de s'exprimer longuement et de présenter leur programme, même si très souvent c'est en même temps que tout le monde parlait, rendant les séquences inaudibles pour les téléspectateurs.
Emmanuel Grégoire, Rachida Dati et Sophia Chikirou ont donc débattu pour la seule et unique fois à la télévision mercredi, dans un climat électrique après la conclusion d'accords critiqués comme dans d'autres villes de France.
Les Parisiens avaient été privés de match en direct avant le premier tour, suite au refus de Rachida Dati de débattre pour ne pas s'exposer à un "pugilat". Sophia Chikirou n'était initialement pas invitée à ce débat d'entre-deux tours, mais BFMTV est revenue sur sa décision après protestation de la formation de Jean-Luc Mélenchon qui a saisi l'Arcom.
Emmanuel Grégoire a dit "n'avoir qu'une seule adversaire: Rachida Dati", qu'il devance de plus de 12 points. Et considéré l'Insoumise Sophia Chikirou, en troisième position, comme une "concurrente", appelant son électorat à voter pour sa liste. Mme Chikirou s'est, elle, posée comme la "seule opposante" à Rachida Dati, mais a décoché la plupart de ses flèches à l'encontre du bilan de l'ex-adjoint de la maire socialiste sortante Anne Hidalgo.
Les candidats ont confronté leurs programmes pendant près de trois heures sur BFMTV et Le Figaro TV dans une ambiance électrique, sans véritable clash ni dérapage.
Les tensions se sont surtout cristallisées autour du périscolaire, secoué par des affaires de violences sexuelles et dont Rachida Dati comme Sophia Chikirou tiennent l'ancien adjoint pour responsable. L'ex-ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement a dénoncé les "attaques outrancières" du camp d'Emmanuel Grégoire à propos de son procès pour corruption à venir en septembre, l'accusant de "piétiner allègrement la présomption d'innocence".
Emmanuel Grégoire a, lui, accusé de "faute morale" son adversaire qui ne pourra être élue selon lui "sans le soutien explicite de l'extrême droite parisienne et nationale" après le désistement de la candidate Reconquête Sarah Knafo pour faire "battre la gauche" à Paris.
"Imaginez-vous un seul instant (...) Jacques Chirac élu maire de Paris avec le soutien de Jean-Marie Le Pen?", a étrillé le député socialiste. Rachida Dati aborde le dernier virage en position de force, désormais seule à représenter la droite, après le ralliement de la liste Horizons-Renaissance de Pierre-Yves Bournazel, même s'il s'est personnellement retiré de la liste.
Elle est confortée également par le retrait de Sarah Knafo, créditée de plus de 10% au premier tour.
Un soutien dénoncé à gauche, voire considéré comme un baiser de la mort, à l'instar de l'appui exprimé à son tour par le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. "A titre personnel", il a confié qu'il voterait Dati s'il était parisien.
Vos réactions
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?