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Jordan Bardella en colère contre Patrick Cohen et France Inter après un nouvel édito à charge : "Le RN saisit l'Arcom sur cet énième scandale d'un service public en roue libre" - VIDEO

Ce matin, dans son édito politique sur France Inter, Patrick Cohen a évoqué le Rassemblement national et certains de ses candidats, à quatre jours du premier tour des municipales.

"Pendant des semaines, la direction du RN avait réussi, tant bien que mal, à calfater les fuites les plus visibles. En éliminant les têtes de listes municipales dont la presse avait révélé d’anciens messages racistes, antisémites ou sexistes, ou leur appartenance à des groupes radicaux", débute-t-il dans son édito avant d'évoquer plusieurs exemples de candidats (Saint-Dié-les-Vosges, Nogent-le-Rotrou, Chambéry…).

"Je ne cite là que quelques exemples, parmi les plus ennuyeux pour ceux qui ne voient l’antisémitisme qu’à l’autre bord, chez Jean-Luc Mélenchon, et qui croient que taper sur le chef des Insoumis peut leur tenir de vertu", précise Patrick Cohen dans la matinale de France Inter.

Et d'ajouter : "À chaque élection désormais, ils promettent de faire le ménage, de mettre les moyens pour repérer les dingos et les fachos, et de se montrer intransigeants Alors le ménage, oui, surtout sur les réseaux sociaux de leurs candidats, c’est leur intérêt. On a vu ce que les affreux de 2024 avaient couté au RN : pas loin d’une majorité à l’Assemblée. Mettre les moyens ? Peut-être. Mais moins que la presse toujours plus prompte à démasquer les galeux. Je n’ai pas d’exemple d’un lepéniste sanctionné pour un propos médiatisé par son propre parti. Pas vu, pas pris".

"Intransigeant ? Non, on vient de le voir. Le RN sait se montrer tolérant avec ses cadres, en plaidant volontiers l’humour ou la connerie. Sans doute pour ne pas se couper d’une partie de sa base. Et sans jamais se poser de question sur le lien entre ce que ses chefs disent tout haut et ce que les militants partagent tout bas. Sur l’évidence qu’un programme discriminatoire puisse séduire des électeurs et candidats racistes", conclut le journaliste.

Sur son compte X, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, a répondu à Patrick Cohen suite à cet édito. "Malgré les manquements graves à son devoir de neutralité et les gabegies, récemment démontrés par une commission d'enquête parlementaire, le « service public » s'autorise, à quatre jours des élections, de lancer de grandes diatribes haineuses contre un parti politique", lance le député européen sur le réseau social.

"Le Rassemblement National saisit l'Arcom sur cet énième scandale d'un service public de l'audiovisuel en roue libre, au rôle totalement dévoyé et au militantisme de plus en plus assumé", conclut Jordan Bardella.

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