17/02 21:20

Meurtre de Quentin Deranque : Neuf suspects ont été interpellés dont Jacques-Élie Favrot, collaborateur du député Insoumis Raphaël Arnault, qui dit avoir décidé de mettre fin à son contrat de travail à l'Assemblée

21h18: Le procureur de Lyon précise désormais que le nombre total de personnes interpellées monte à neuf. Toutes se trouvent actuellement en garde à vue.

21h13: Le procureur annonce qu'au total sept suspects sont ce soir en garde à vue

21h01: Raphaël Arnault annonce avoir "engagé les procédures pour mettre fin" au contrat de son assistant parlementaire qui a été interpellé et qui est en ce moment en garde à vue. Quatre suspects dans l’enquête sur la mort de Quentin Déranque ont été interpellés ce mardi. Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, figure parmi ces quatre individus.

19h26: Le point sur l'enquête - Quatre personnes, soupçonnées d'être impliquées dans la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, ont été interpellées ce mardi peu après 18h. Ces quatre suspects liés à l'ultragauche sont soupçonnés d'avoir participé au tabassage de l'étudiant jeudi soir à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po.

Auprès de France Inter, le parquet de Lyon indique que l'assistant parlementaire du député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, dont le nom a été cité par des témoins, fait partie des suspects interpellés.

Son accès à l'Assemblée nationale avait été suspendu lundi.

Ce lundi, le procureur de Lyon Thierry Dran avait indiqué dans une conférence de presse que les coups mortels reçus par Quentin Deranque jeudi dernier ont été portés par au moins six individus masqués et cagoulés.

Le militant nationaliste est mort deux jours plus tard, après avoir été hospitalisé.

18h50 : Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire du député Insoumis Raphaël Arnault fait partie des 4 personnes interpellées. Quatre suspects dans l’enquête sur la mort de Quentin Déranque ont été interpellés ce mardi. Jacques-Élie Favrot, collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, figure parmi ces quatre individus.

Selon des sources concordantes, plusieurs jeunes hommes soupçonnés d’avoir participé au lynchage du militant nationaliste avaient en effet été identifiés depuis plusieurs heures par les services de la police judiciaire lyonnaise, chargée des investigations. 

Si ces premières interpellations ont pris du temps, c’est que les enquêteurs cherchaient, « à identifier l’ensemble des auteurs directs des faits criminels en se basant non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments recueillis lors des investigations de police », avait souligné Thierry Dran, le procureur de Lyon, lundi.

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18h45: Quatre suspects ont été interpellés dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, selon BFMTV 

 

17h07: A cette heure, il n'y a eu toujours aucune interpellation. Les enquêteurs chercheraient à rassembler un maximum d’éléments avant de déclencher les gardes à vue, précisent nos confrères du Progrès. Les images de vidéosurveillance, celles captées par des témoins ou encore les bornages téléphoniques sont sans doute étudiés de près, entre autres actes d’enquête.

Le Progrès précise : "Les policiers ont reçu pour consigne de ne rien laisser fuiter dans la presse. « L’affaire est très sensible, surtout à un mois des élections » municipales, commente un agent."

16h55: Les six suspects identifiés sont tous membres de la Jeune garde, mouvement d’ultra-gauche créé par Raphaël Arnault selon les informations publiées cet après-midi par Le Progrès. Cinq hommes et une femme, soupçonnés d’avoir frappé à mort Quentin Deranque, ont été identifiés par les enquêteurs.

Jacques-Elie Favrot, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault qui avait fondé à Lyon la Jeune garde, avait été pointé du doigt par l’ultra-droite depuis le drame. Il a bien été identifié parmi le groupe d’une vingtaine de membres d’ultra-gauche présent aux abords de Science Po jeudi soir. on ignore si il fait partie des six personnes à ce stade.

11h35: Le point sur ce que l'on sait 

Une minute de silence sera observée mardi à l’Assemblée nationale après la mort à Lyon de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste tué à Lyon, selon une annonce sur X du président du groupe UDR Eric Ciotti, confirmée ensuite par l’entourage de Yaël Braun-Pivet.

Cette décision a été prise par la conférence des présidents de l’Assemblée et « personne ne s’y est opposé », selon des sources parlementaires. La minute de silence aura lieu avant les Questions au gouvernement à 15H00.

Eric Ciotti, patron du groupe UDR (Union des droites pour la République), allié au RN, a salué la tenue de la minute de silence, expliquant en avoir fait la demande lui-même.

Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI, a déclaré en conférence de presse avoir soutenu la demande.

« Nous l’avons soutenue tout en redisant, et j’espère que la présidente de l’Assemblée nationale suivra cela, que nous souhaitons que cette minute de silence soit un hommage digne (...) et que ce ne soit pas le lieu d’instrumentalisation qui serait, je crois, extrêmement dommageable pour notre Assemblée », a-t-elle poursuivi.

Elle a toutefois pointé une « flambée de violences de l’extrême droite », prenant en exemple la mort de l’ancien international de rugby argentin Federico Martin Aramburu, assassiné à Paris le 19 mars 2022, et soulignant qu’il n’y avait pas eu de minute de silence.

Les responsabilités du décès de Quentin Deranque restent floues. Agressé jeudi soir à Lyon, cet étudiant était, selon le collectif identitaire Némésis, chargé d’assurer la sécurité de plusieurs de ses militantes venues manifester contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

Némésis a affirmé que Quentin avait été agressé par des militants antifascistes dont certains issus de la Jeune Garde, une organisation fondée en 2018 par Raphaël Arnault, aujourd’hui député de La France insoumise.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a dénoncé lundi la « responsabilité morale » de La France insoumise dans un « climat de violence » dans le débat politique.

Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a assuré mardi qu’il n’y avait « aucun lien » entre son mouvement et la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, rejetant des accusations « mensongères ».

« J’appelle tout le monde à la responsabilité et à la vigilance parce que, quand on lance des accusations infondées, graves et mensongères, ça a des conséquences », a-t-il dit sur France Inter.

10h36: Une minute de silence va être respectée aujourd’hui à 15h à l’Assemblée nationale. Sur son compte X, Eric Ciotti, député de Nice, indique que la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet « a répondu favorablement, avec le soutien quasi unanime des présidents de groupe » à sa demande d’une minute de silence en hommage à Quentin cet après-midi.

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09h44: Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé ce mardi sur BFMTV qu’il n’y aurait pas d’autres «meetings» dans les universités si un risque de trouble à l’ordre public est avéré, quelques jours après la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.

«Avec les risques qu’on a aujourd’hui qui sont maintenant tristement très très clairs, évidemment non, il n’y aura pas d’autres meetings» de ce type-là dans les établissements, a indiqué le ministre, précisant avoir envoyé une circulaire aux préfets et aux recteurs en ce sens, tout en soulignant que la décision reviendrait à la fin aux présidents d’universités.

07h08: Cinq des agresseurs de Quentin Deranque ont été identifiées selon les informations de TF1/LCI ce matin, mais à cette heure, aucune interpellation n'a eu lieu. Le militant nationaliste Quentin Deranque, déclaré mort samedi, a été jeté au sol et frappé par «au moins six individus» masqués et cagoulés, jeudi vers 18 heures en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Lyon, a indiqué hier le procureur de Lyon.

«Plus d’une quinzaine de témoins» ont été entendus, des vidéos de l’agression sont en cours d’analyse et «au moment où je vous parle, il n’y a pas eu d’interpellation», a-t-il précisé.

Alors que le gouvernement a pointé du doigt le groupe antifasciste "La Jeune Garde", le procureur avait refusé hier d'en dire plus sur le profil des agresseurs. "Quand on aura interpellé les gens, on va vous en dire plus sur leur appartenance", a-t-il éludé, disant vouloir se baser "non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments" d'investigation.

L'enquête se poursuit sous les chefs "d'homicide volontaire" et "violences aggravées par trois circonstances: réunion, masqué et port d'armes", et "association de malfaiteurs dans l'intention de commettre un délit".

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Vos réactions

Portrait de GLGD
18/février/2026 - 02h12
Capri a écrit :

Je suis d accord : leur silence est assourdissant. Je pense néanmoins qu’il y a un tournant ici, au même titre « à l’époque » que la mort de Malik Oussekine (dans un tout autre contexte). Surtout que Melenchon vient de confirmer l’alliance avec « La jeune garde ».

Je pense sincerement qu’il va y avoir un   « avant » et un « après ». Le camp Macron a mis énormément de temps à se remettre de l’affaire Benalla qui était pourtant moins grave.

 

 

Trop optimiste ! La LFI a déjà validé les viols, meurtres et décapitations du 07 octobre 2023. Ils valident ouvertement le grand remplacement et la disparition de la France historique. Alors valider un meurtre d'un blanc mort diffamé pour sa religion et ses idéaux de sécurité, de prospérité, de France historique, ne risque certainement pas de faire bouger le système beaucoup plus qu'avant contre LFI.

Le RN aurait fait ou dit 10% de ce qu'a fait ou dit LFI, le RN serait déjà dissous.

Portrait de Capri
17/février/2026 - 21h43

Couper la branche pourrie Favrot ne suffira pas.

Portrait de Capri
17/février/2026 - 21h39
Touché01 a écrit :

J’espère que celui qui a donné le coup mortel à la tête, alors que Quentin était déjà à terre et inconscient, va être jugé et très-très lourdement condamné.

Comme on ne saura probablement jamais lequel a donné le coup mortel, les jurés ne mettront  pas le maximum (déjà qu'ils ne le mettent pas quand on est sûr ... )

On est sur un motif de violences en réunion. Il y a 9 interpellations a présent (21h). Ils vont choper le dernier qui a donné le coup mortel. Le gars va passer les 20 prochaines années en prison.

Ce sont des jeunes de 20 ans. Leurs proches vont faire pression sur eux pour qu’ils détaillent leurs rôles au motif qu’ils vont gâcher leur vie entière sinon et dans le but de minorer ce qu’ils ont fait. À la fin, on saura bien qui était là et qui a frappé en donnant la mort. Merci aux personnes qui ont filmé car c’est grâce à ça que les meurtriers seront identifies.

Je pense que les français (et les medias) vont suivre looongtemps cette affaire.

Sincerement, je pense qu’il y aura un avant et un après. Melenchon est cuit. Ca va être un galet dans sa chaussure jusqu’en 2027.

Portrait de Touché01
17/février/2026 - 20h01

J’espère que celui qui a donné le coup mortel à la tête, alors que Quentin était déjà à terre et inconscient, va être jugé et très-très lourdement condamné.

Comme on ne saura probablement jamais lequel a donné le coup mortel, les jurés ne mettront  pas le maximum (déjà qu'ils ne le mettent pas quand on est sûr ... )

Portrait de Capri
17/février/2026 - 21h07
Bdhy a écrit :

Il suffit d'entendre le silence assourdissant des Faure, Tondelier, Hollande, etc ... pour savoir qu'ils vont se rallier à LFI aux prochaines municipales, législatives, présidentielles ! Mélenchon président !

Je suis d accord : leur silence est assourdissant. Je pense néanmoins qu’il y a un tournant ici, au même titre « à l’époque » que la mort de Malik Oussekine (dans un tout autre contexte). Surtout que Melenchon vient de confirmer l’alliance avec « La jeune garde ».

Je pense sincerement qu’il va y avoir un   « avant » et un « après ». Le camp Macron a mis énormément de temps à se remettre de l’affaire Benalla qui était pourtant moins grave.

 

 

Portrait de Bdhy
17/février/2026 - 19h06
Reconquête_2027 a écrit :

Hélas, au contraire, ce drame va consolider l'électorat de LFI. Mélenchon sera au 2nd tour l'année prochaine, même si les sondages ne lui donnent que 15% deux mois avant.

Il suffit d'entendre le silence assourdissant des Faure, Tondelier, Hollande, etc ... pour savoir qu'ils vont se rallier à LFI aux prochaines municipales, législatives, présidentielles ! Mélenchon président !

Portrait de Capri
17/février/2026 - 14h00

Normalement, avec les caméras de surveillance de la ville, la police doit avoir pu reperer les personnes. Le « bornage » des téléphones portables va aider aussi à moins que la « Jeune garde », qui a l’air d’être bien « formée », ait donné consigne à chaque personne de se mettre en mode avion depuis le départ.

Portrait de Capri
17/février/2026 - 13h56
Reconquête_2027 a écrit :

Hélas, au contraire, ce drame va consolider l'électorat de LFI. Mélenchon sera au 2nd tour l'année prochaine, même si les sondages ne lui donnent que 15% deux mois avant.

Je pense que la cassure est à présent trop forte entre LFI canal historique (Melenchon, Bompard, Panot) et le reste de la gauche (Glucksman, Faure) ainsi qu’avec les écologistes. Je ne vois pas tous ces derniers se ranger sous la candidature de Melenchon.

Portrait de Touché01
17/février/2026 - 11h26

 Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé ce mardi sur BFMTV qu’il n’y aurait pas d’autres «meetings» dans les universités si un risque de trouble à l’ordre public est avéré

Les milices d'ultra gauche n'auront désormais plus qu'à menacer, en cas de venue d'un politique non de leur bord, et le meeting de celui-ci sera donc immédiatement annulé.

Pathétique.

Ce sont TOUTES les interventions politiques ou idéologiques venues de l'extérieur dans les universités qui doivent être interdites tout court. Ce sont des lieux pour l'enseignement, pas pour le militantisme ! 

Portrait de Capri
17/février/2026 - 10h21

J’espère que celui qui a donné le coup mortel à la tête, alors que Quentin était déjà à terre et inconscient, va être jugé et très-très lourdement condamné. J’espère aussi que LFI va payer très cher le fait d’avoir accueilli le fichier S Raphaël Arnault et l’avoir fait élire député ! (et que ce dernier ne le soit plus dans une grosse année après les prochaines elections). J’espere aussi que son collaborateur parlementaire va prendre très cher, vu qu’il était sur les lieux et probablement le chef de la bande. J’ai l’impression que ces « coups mortels aggravés » vont faire l’effet d’une bombe à fragmentation pour LFI.