Roland-Garros 17h02: Le procureur de la République de Lyon Thierry Dran est revenu sur l'enlèvement d'une magistrate survenu à Grenoble (Isère). «Une somme en cryptomonnaies a été demandée, mais aucune rançon n'a été versée», a-t-il indiqué, alors que la mère de cette victime a également été enlevée et séquestrée.
Et d'ajouter qu'elles ont "réussi à s'extraire du garage dans lequel elles étaient séquestrées" en "profitant de l'absence des ravisseurs". Elles ont "tapé fortement contre la porte du garage". Un voisin, "alerté par le bruit", l'a alors ouvert.
Les deux victimes, qui ont été prises en charge par les secours, souffrent "essentiellement des blessures à la tête". La magistrate, âgée de 35 ans, et sa mère se sont vues délivrer une ITT provisoire respectivement de 15 et deux jours.
Et procureur de préciser que "l'enquête se poursuit toujours activement".
Aucune interpellation n'a été effectuée à ce stade, et les victimes n'ont pas encore été entendues.
12h09: Une magistrate grenobloise et sa mère ont été retrouvées blessées et ligotées vendredi matin dans un garage de Bourg-lès-Valence (Drôme) une trentaine d’heures après avoir été enlevées, ont indiqué à l’AFP des sources proches du dossier.
Les enquêteurs privilégient la piste d’une séquestration liée aux cryptomonnaies, le conjoint de la magistrate exerçant dans le domaine, a précisé l’une de ces sources, confirmant une information du quotidien Le Dauphiné Libéré.
La magistrate, 35 ans, hébergeait sa mère de 66 ans à son domicile de Saint-Martin-le-Vinoux, près de Grenoble, quand elles ont été enlevées dans la nuit de mercredi à jeudi. « A priori, ça n’a pas de lien avec sa qualité de magistrate, mais plus avec celle de son concubin dans les cryptomonnaies », selon cette source.
Vendredi, peu après 08H00, elles ont été découvertes à une centaine de kilomètres du lieu de l’enlèvement, dans un garage de Bourg-lès-Valence. « Un voisin a ouvert le box parce qu’il les a entendues taper du pied et les a trouvées ligotées », a précisé une autre source.
Les deux femmes souffrent d’hématomes et ont été conduites à l’hôpital, selon ces deux sources. Aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade.
Les enlèvements, parfois spectaculaires, contre demande de rançon ou vol de cryptomonnaies se multiplient parallèlement à la popularité de ces actifs.
En janvier, un homme de 74 ans avait encore été enlevé à Voiron, en Isère, pour une demande de rançon en cryptomonnaie à son fils. Il avait été libéré et trois personnes, soupçonnés d’avoir participé à la séquestration, ont été mises en examen.
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