le maillon faible Ce matin, Lino Delacroix, journaliste pour "Frontières", était l’invité de Jean-Marc Morandini dans "Morandini Live" sur CNews. Hier, alors qu'ils se trouvaient à l'université de Caen pour une émission, les journalistes du média ont été chassés par des antifas.
"C'est déjà le cinquième épisode de notre émission. On avait déjà pu avoir certains heurts mais généralement, les débats peuvent se poursuivre. Là, ce qui a été assez particulier, c'est que cela n'était impossible, puisque vous le savez, nous, on tend des micros, mais en face, ils nous tendent des poings", a-t-il débuté.
Et d'ajouter : "Donc ça a été extrêmement compliqué, puisqu'on a voulu poursuivre le débat. Malheureusement, on a été victime de jets, de pâtes, de farine... Ce qui a endommagé notre matériel. On a dû porter plainte. Et notre caméraman a été agressé. Donc impossibilité de débattre, en somme".
"En fait, ce qui est difficile, c'est que généralement, lorsque l'on vise directement quelqu'un, il y a des motifs à cela. Ce qui était compliqué, c'était davantage pour ce que je représente. Moi, en tant que Lino Delacroix, il n'y avait pas de remarques précises, puisque je leur disais « mais finalement, qu'est-ce que vous me reprochez ? ». Ce qui était compliqué, c'est qu'effectivement, en face de nous, c'était simplement le fait de ne pas permettre à la dissidence politique de « sévir » selon leur dire, dans ces facultés.
Eux, ils nous traitent de personnes d'extrême-droite, ce qu'ils ne savent pas justifier. Mais pour eux, l'extrême-droite n'a pas sa place en milieu universitaire. Sauf que ceux qui utilisent des méthodes radicales, autoritaires, ce sont ceux qui étaient en face", a poursuivi le journaliste.
Au cours de l'interview, les téléspectateurs ont pu voir les images de ces personnes qui ont empêché la tenue de l'émission de "Frontières". "Dans cette espèce d'amas de membres de l'extrême-gauche, il y a des factions. Il y a déjà l'Union pirate qui était représentée là-bas. Puis après, c'était beaucoup de gens cagoulés avec des keffiehs, avec des masques. Donc l'identification était compliquée. Néanmoins, nous avons porté plainte. Il y a eu l'identification de deux personnes. On a leur nom. Il y avait une représentation politique. Ils s'en sont même félicités par la suite", a précisé le journaliste.
Et de continuer : "Ils savaient que nous allions venir ce jour-ci. Et ils ont revendiqué un acte de sabotage. Ils appelaient à saboter notre débat pour justement empêcher d'autres étudiants de pouvoir s'exprimer à notre micro. Ce qui était effectivement compliqué, c'est qu'encore une fois, nous, on veut bien, lorsque cela devient trop tendu, de partir.
Mais là, il y a eu un harcèlement. Ils nous ont suivis, intimidés. Et je remercie les forces de l'ordre d'être intervenues, parce que sans eux, ça aurait pu être bien pire que cela". "Initialement, c'était des menaces. On nous a menacés de mort. On nous a dit « Charlie Kirk est mort. Faites attention à vous ». Ça a été le cas également à Aix-en-Provence.
Là, maintenant, ça a été des coups à travers l'exemple de notre caméraman qui a été violenté. Mais qu'est-ce que ce sera pour le prochain débat ? Et il faut que je vienne avec quoi ? C'est-à-dire qu'il faut que je vienne avec une escouade de mercenaires pour pouvoir faire ce débat ? Ça ne fait pas sens. C'est tellement triste, en fait, de voir que maintenant, dans les milieux universitaires, nous ne pouvons plus faire de débat sans avoir une garde rapprochée, sans avoir des services de sécurité. Et c'est tellement triste".
Dans "Morandini Live", Lino Delacroix a confié qu'il souhaite continuer à se rendre dans les facultés afin de donner la parole aux étudiants. "On va essayer de remettre ça en place pour poursuivre ce format qui nous tient évidemment à cœur puisque l'essence de ce format, c'est le débat, c'est ce qu'on souhaite. Donc, on va y retourner pour pouvoir porter ce combat".
Vos réactions
Ce ne sont pas des "antifas" mais bel et bien des "antidé" (anti-démocratie). Ces gens sont des parasites, et un bon parasite est un parasite mort !
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