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Sanary-sur-Mer: L’entourage de l’enseignante poignardée appelle la presse à laisser tous les membres de leur famille et de leur entourage tranquille - Vidéo

1938: Dans un communiqué de presse, l’entourage de l’enseignante poignardée dans un collège de Sanary-sur-Mer par un de ses élèves appelle «la presse» à «laisser tous les membres de leur famille et de leurentourage tranquille.»

«Notre famille vit actuellement un drame et nous demandons donc à la presse et aux médias, quel que soit le titre, de respecter notre détresse, ajoute le communiqué de presse. Nous ne souhaitons pas réagir publiquement pour le moment. Et si nous changeons d’avis, cela doit être lorsque nous le jugerons nécessaire et opportun.»

Dans ce communiqué cité par le quotidien régional, les proches de l’enseignante se disent «plongés dans l’angoisse et dans l’attente». «Comme indiqué plus tôt ce matin, le pronostic vital est toujours engagé pour cinq jours, poursuit le texte. Personne ne mérite de vivre ça dans l’exercice de son métier.»

«Nous souhaitons que la justice puisse faire son travail, et que les soins puissent être prodigués dans les conditions les plus sereines à notre amour de toujours», conclut le communiqué.

Selon le rectorat, cette professeur d’arts plastiques exerce dans l’établissement depuis 1998.

12h40: L’élève de 3e qui a violemment agressé au couteau son enseignante d’arts plastiques mardi après-midi dans un collège de Sanary-sur-Mer (Var) avait « trop de haine » à son égard et avait « prémédité » son acte, a affirmé mercredi le procureur de Toulon.

Lors de sa garde à vue, l’auteur de 14 ans a affirmé aux enquêteurs « que le matin des faits, il avait pris le couteau dans la cuisine de son domicile avec l’intention de poignarder sa professeure. Il expliquait qu’il fallait qu’il le fasse, parce qu’il avait "trop de haine" », a indiqué le procureur de Toulon, Raphaël Balland dans un communiqué.

Il a précisé que l’état de santé de la victime de 60 ans était « toujours préoccupant ».

L’adolescent aurait reproché à son enseignante « d’avoir inscrit plusieurs incidents le concernant sur l’application Pronote (permettant aux enseignants de communiquer avec les élèves et les parents, NDLR). Il estimait que c’était injuste », a ajouté le procureur.

L’agresseur a également déclaré aux enquêteurs avoir déjà projeté d’agresser sa professeure la semaine précédente. Il avait déjà apporté un couteau au collège « à cette fin, mais il avait renoncé à son projet, ayant peur de passer à l’acte ».

Agée de 60 ans, la victime, la seule professeure d’arts plastiques de ce collège où elle officiait depuis 28 ans, a reçu mardi après-midi quatre coups de couteau par cet élève de 3e âgé de 14 ans devant sa classe de 22 enfants.

Les investigations et les dires du jeune homme ont permis d’écarter toute thèse religieuse ou politique.

« En revanche, il possédait plusieurs armes blanches dans sa chambre, parce qu’il trouvait ça "stylé" », a précisé M. Balland.

L’élève vivait dans un cadre familial compliqué: un signalement avait été effectué en mars par le collège à la suite de suspicions de violences commises par les parents sur sa jeune soeur. L’enquête avait été classée sans suite mais une mesure d’assistance éducative avait été ordonnée en septembre.

Toutefois, lui-même a affirmé aux enquêteurs « n’avoir jamais été victime de violences de la part de ses parents », selon le procureur.

A l’issue de sa première audition, l’adolescent a affirmé regretter « beaucoup son geste » et qu’immédiatement après les faits, il avait ressenti « une grosse haine » envers lui, « davantage qu’à l’encontre de sa professeure ».

L’adolescent doit désormais être présenté devant le tribunal qui devra décider s’il le place en détention provisoire comme le demande le parquet.

L’ouverture d’une information judiciaire du chef de tentative d’assassinat a également été réclamée.

11h41: Agée de 60 ans, la victime, la seule professeure d’arts plastiques de ce collège où elle officiait depuis 28 ans, a reçu mardi après-midi trois coups de couteau par un élève de 3e âgé de 14 ans devant sa classe de 22 enfants.

Le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, qui était toujours sur place mercredi matin a précisé que sa situation restait « très préoccupante à l’hôpital, même si son état a été stabilisé ».

Toujours en garde à vue du chef de « tentative d’assassinat », le jeune garçon a été décrit comme « peu loquace » par le procureur de la République Raphaël Balland qui a évoqué « des tensions avec cette professeure ces derniers temps » et écarté à ce stade « toute connotation religieuse ou politique ».

Une nouvelle communication du parquet est attendue en fin de matinée.

« Un signalement avait été effectué en mars » par le collège à la suite « de suspicions de violences commises par les parents » sur sa jeune soeur. L’enquête avait été classée sans suite mais une mesure d’assistance éducative avait été ordonnée en septembre.

Un rendez-vous avec les services de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) devait avoir lieu le 5 février, selon le ministre de la Justice Gérald Darmanin interrogé sur RTL. Mais « quatre mois pour avoir rendez-vous avec la PJJ (...) c’est trop long », a-t-il admis.

Le ministre de l’Education nationale s’est lui dit « très ému et puis très en colère aussi parce que ce n’est pas acceptable ».

Il a insisté sur la nécessité de travailler « collectivement et sans idéologie, sans instrumentalisation, à une réponse qui nous permette d’éradiquer ce fléau de la violence interpersonnelle ».

« Il y a vraiment la nécessité d’une politique éducative ambitieuse, parce qu’on sait que le traitement de ces situations ne pourra pas se réduire à des réponses uniquement sécuritaires », avait déclaré mercredi soir à l’AFP Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées. 

10h36: « Mon cerveau qui me remet les images en tête »: au collège La Guicharde de Sanary-sur-Mer, c’est le traumatisme qui prévaut mercredi au lendemain de la violente agression au couteau d’une enseignante de 60 ans en classe qui reste dans un état très préoccupant.

L’élève en question, âgé de 14 ans, est toujours en garde à vue et l’enquête se penche sur son profil et son cadre familial.

Dans ce collège de 500 élèves, réputé calme, situé sur une avenue bordée d’oliviers, parsemée de petits pavillons, une vingtaine de policiers veillaient. Mercredi, les cours sont annulés mais des cellules psychologiques sont en place pour élèves et enseignants. Ils reprendront jeudi.

Emilie Prigent, mère d’une élève de 6e explique qu’au départ sa fille a tenu bon avant de « s’effondrer en pleurs » en rentrant. Alors ce matin, elle vient prendre conseil.

« A mes parents, je leur ai dit que je ne me sentais vraiment pas bien depuis que j’ai vu que ma prof s’est fait poignarder, qu’elle est en sang dans la salle, et que maintenant, je suis traumatisé », explique de son côté un élève de 5e de 13 ans.

« Je me sens déjà éventuellement mieux grâce à la cellule, mais j’ai toujours mon cerveau qui me remet les images en tête », déclare le collégien vêtu d’une grosse doudoune noire. Avant d’admettre: maintenant, « je ne me sens plus trop en sécurité dans cet établissement ».

Il a décrit une enseignante « très stricte mais elle était gentille et ça se voyait ».

10h00: Le ministre de l'Education s'exprime devant la presse. "J'avais à coeur d'être aux côtés" de l'équipe enseignante ce matin. Il faut « combattre la violence » sous toutes ses formes, a-t-il indiqué en précisant que la prof poignardée est toujours « dans un état préoccupant »

08h47: Invité sur RTL, Gérald Darmanin rapporte que l'adolescent suspecté d'avoir poignardé une professeure à Sanary-sur-Mer devait avoir un rendez-vous demain avec la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), après une attente de quatre mois. "C'est trop long, du fait de notre mauvaise organisation au ministère de la Justice avec les enfants victimes. Je l'ai dit à plusieurs reprises, on doit pouvoir réduire ce délai à 15 jours."

06h37: La professeure poignardée a toujours son pronostic vital reste engagé ce matin, mais son état est stable. Dans un point presse, à 21h45, le ministre de l'Education, Edouard Geffray, a affirmé que la professeure était "sortie du bloc, dans un état stable". L'agression s'est déroulée en plein cours dans une classe de troisième au collège La Guicharde à Sanary-sur-Mer (Var). 

L'auteur de l'agression, un élève de troisième âgé de 14 ans a gravement blessé sa professeure, "au moyen d'un couteau de type opinel, l’atteignant à trois reprises à l’abdomen et à une reprise à l’avant-bras gauche", explique le communiqué du procureur. L'agression a eu lieu "au moment de l'inter cours" et "au moins une partie" des 22 élèves de la classe "ont assisté à la scène", précise-t-il L'enseignante de 60 ans s'effondre avant d'être évacuée vers l'hôpital entre la vie et la mort.

"J'ai entendu des cris et j'ai vu tout le monde courir et la prof était par terre, en sang. Je suis choqué, c'est triste et j'ai eu peur sur le moment", raconte un collégien.

L'élève n'était pas connu des services de police, mais était suivi par un juge des enfants pour des problèmes familiaux. Le procureur confirme le différend avec sa professeure. "Il n'y a aucune connotation ni religieuse ni politique qui apparaissent. On sait seulement qu'il y avait eu des tensions avec cette professeure ces derniers temps et qu'il lui en voulait, a priori, d'avoir fait des rapports à son encontre", a déclaré le procureur de Toulon Raphäel Balland.

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Vos réactions

Portrait de djelloul
5/février/2026 - 09h43

je suppose qu ils  veulent surtout  que c news prennent a leur compte cette histoire 

Portrait de Etienne44
4/février/2026 - 20h52 - depuis l'application mobile

Que la France prenne exemple sur les écoles au Japon.

Portrait de Mâle aimé
4/février/2026 - 18h03

On a des nostalgiques des punitions corporelles ici. Sûrement des anciens de Betharram.

Jusqu'où va la réaction ?

Portrait de damien68
4/février/2026 - 17h15

...

Portrait de Touché01
4/février/2026 - 16h15
la cannoise a écrit :

Pas besoin de punition corporelle si le respect du corps enseignant est appris dès la maternelle (et bien sûr également du côté des parents) 

A la maternelle il etait appris par des punitions humiliantes : bonnet d'âne, aller au coin, cabinet noir etc...

Portrait de la cannoise
4/février/2026 - 15h59

Pas besoin de punition corporelle si le respect du corps enseignant est appris dès la maternelle (et bien sûr également du côté des parents) 

Portrait de MacPhisto
4/février/2026 - 14h38

Le monstre se retourne contre son maître.

Portrait de Orwell 2026
4/février/2026 - 10h06
Touché01 a écrit :

Le problème est bien plus ancien. Déjà en mai 68 avec "il est interdit d'interdire"... 

Je vous rassure, dans les années 70 les instits ne s'interdisaient aucunement de distribuer des baffes ou des coups de règle en fer

Mais après la circulaire de 91 c'etait le tribunal pour l'instit qui s'y essayait.

Néanmoins la gauche voit en jospin un grand ministre de l'éducation smiley

"il est interdit d'interdire". est un slogan de Jean Yann qui la créé pour se foutre de la gueule des étudiants et de l'autorité en générale et elle date d'avant 1968 et ne fut jamais reproduite ou citée par les étudiants de 68! Par contre je suis entièrement d'accord avec vous pour l'enseignement des années 70 ou avant !

Portrait de djelloul
4/février/2026 - 09h50

les profs ont commencé a prendre des claques le jour ou ils ont arrété d en donner 

Portrait de Touché01
4/février/2026 - 09h51

Le problème est bien plus ancien. Déjà en mai 68 avec "il est interdit d'interdire"... 

Je vous rassure, dans les années 70 les instits ne s'interdisaient aucunement de distribuer des baffes ou des coups de règle en fer

Mais après la circulaire de 91 c'etait le tribunal pour l'instit qui s'y essayait.

Néanmoins la gauche voit en jospin un grand ministre de l'éducation smiley

Portrait de Reconquête_2027
4/février/2026 - 09h41
Touché01 a écrit :

On sait seulement qu'il y avait eu des tensions avec cette professeure ces derniers temps et qu'il lui en voulait, a priori, d'avoir fait des rapports à son encontre

Si les enseignants ne peuvent plus poser les limites aux jeunes, avec des coups de règle sur les doigts, des claques, des redoublements, etc... alors les élèves n'ont pas de limite. 

C'est la gauche (gouvernement Rocard,  ministre de l'éducation Lionel Jospin) en 1991 qui a sorti la circulaire d'interdiction formelle, stricte et effective des punitions corporelles dans les établissements scolaires.

Une simple circulaire que l'on pourrait annuler d'un trait de plume !

Le problème est bien plus ancien. Déjà en mai 68 avec "il est interdit d'interdire"... Ça rejoint le choix du grand remplacement : la mentalité autodestructrice de l'Occident date d'au moins 60 ans.

Portrait de Touché01
4/février/2026 - 07h54

On sait seulement qu'il y avait eu des tensions avec cette professeure ces derniers temps et qu'il lui en voulait, a priori, d'avoir fait des rapports à son encontre

Si les enseignants ne peuvent plus poser les limites aux jeunes, avec des coups de règle sur les doigts, des claques, des redoublements, etc... alors les élèves n'ont pas de limite. 

C'est la gauche (gouvernement Rocard,  ministre de l'éducation Lionel Jospin) en 1991 qui a sorti la circulaire d'interdiction formelle, stricte et effective des punitions corporelles dans les établissements scolaires.

Une simple circulaire que l'on pourrait annuler d'un trait de plume !