Michel Portal Le parquet de Paris a classé sans suite la plainte des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen contre le magazine L'Incorrect pour l'enregistrement d'une conversation avec des responsables socialistes, a appris l'AFP d'une source proche du dossier et des deux chroniqueurs. L'enquête du parquet avait été ouverte notamment pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "reproduction d'information fausse de nature à troubler la paix publique".
"Le procureur de la République décide de classer notre plainte contre X et contre L'Incorrect au motif que le secret des sources rend impossible la recherche de l'auteur de l'enregistrement que nous considérons comme illégal", ont écrit Thomas Legrand et Patrick Cohen dans un communiqué transmis à l'AFP.
Tous deux indiquent qu'ils souhaitent mener d'autres actions en justice.
"Le procureur nous indique la possibilité de poursuivre notre action en justice par d'autres voies pour qu'un procès ait bien lieu", poursuivent-ils.
"Nous démontrerons que nous avons été victimes d'espionnage malveillant et que nos propos ont été manipulés et interprétés pour nous nuire et nuire au service public de l'audiovisuel à travers une opération qui n'a rien de journalistique".
Selon une source proche du dossier, le parquet a indiqué aux avocats des plaignants que l'enquête n'a pas permis d'identifier l'auteur de la vidéo révélée par L'Incorrect en septembre dernier.
Sa diffusion avait déclenché une vaste polémique autour d'une supposée partialité de l'audiovisuel public en faveur de la gauche, les deux journalistes intervenant sur Radio France ou France Télévisions.
La vidéo - où l'on entend Thomas Legrand dire "nous, on fait ce qu'il faut pour (Rachida) Dati, Patrick (Cohen) et moi" - avait été abondamment commentée dans les médias.
Dans la foulée, une commission d'enquête parlementaire a été ouverte à la demande de l'UDR d'Eric Ciotti, qui prône une privatisation de l'audiovisuel public. Les deux journalistes y avaient été auditionnés le 18 décembre dans un climat électrique, dénonçant une machination à leur encontre, tandis que le rapporteur de la commission, le député UDR Charles Alloncle, s'était étonné qu'ils ne fassent pas d'excuses.
Fin décembre, Thomas Legrand, éditorialiste à Libération, a également porté plainte après la divulgation par Europe 1 d'une autre conversation dans un café avec l'ancienne patronne de France Inter Laurence Bloch. Une enquête est en cours.
Vos réactions
Les gauchos-bobos sentent le vent tourner ... Rien ne pourrait me faire plus plaisir !
Deux belles têtes de faux-derches. Ces messieurs se gaussent et n'hésitent pas à utiliser, à légitimer, les pratiques journalistiques qui sont au détriment de leurs adversaires (tous ceux qui ne pensent pas comme eux, d'ailleurs) et là cela sert à faire passer leur message idéologique. Par contre, ils attaquent en Justice quand ils en sont eux-mêmes les victimes, puisque selon eux cela devient des pratiques douteuses portant atteinte à leur vie privée. Ne faites pas à moi ce que je prône pour les autres, c'est leur devise, leur déontologie.
GÉNIAL ! Ras le bol de ces faux-derches, qu’ils dégagent du monde de l’audiovisuel !
Deux belles têtes de faux-derches. Ces messieurs se gaussent et n'hésitent pas à utiliser, à légitimer, les pratiques journalistiques qui sont au détriment de leurs adversaires (tous ceux qui ne pensent pas comme eux, d'ailleurs) et là cela sert à faire passer leur message idéologique. Par contre, ils attaquent en Justice quand ils en sont eux-mêmes les victimes, puisque selon eux cela devient des pratiques douteuses portant atteinte à leur vie privée. Ne faites pas à moi ce que je prône pour les autres, c'est leur devise, leur déontologie.
Ils vont être fâchés les gauchos.... Pris la main dans le sac.... eux si parfaits...MDR
Assez courageux pour militer dans le service public en douce, mais assez lâche pour essayer de le cacher !
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