28/01 06:09

Lourde peine, hier soir, pour l’ex-sénateur Joël Guerriau, 68 ans, condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 4 ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué la députée, Sandrine Josso

L’ex-sénateur Joël Guerriau, 68 ans, a été condamné hier soir par le tribunal correctionnel de Paris à 4 ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué une députée, Sandrine Josso. Cette affaire, qui a mobilisé l’attention médiatique et politique ces derniers mois, trouve ses origines dans une soirée de novembre 2023 chez Guerriau, alors encore sénateur. Invitée pour célébrer sa réélection, Sandrine Josso avait accepté une flûte de champagne servie par Guerriau.

Peu après, elle est tombée malade, avec des palpitations, nausées et perte de repères. Une analyse toxicologique a ensuite révélé des niveaux élevés de MDMA, communément appelée ecstasy, dans son sang. La justice a retenu que cette substance lui avait été administrée à son insu, une situation qualifiée de soumission chimique.

Pour les magistrats, les éléments rassemblés — notamment la présence de drogue à son domicile et des recherches sur Internet — ont suffisamment établi sa responsabilité. Outre sa peine de prison, Guerriau a écopé d’une amende de 50 000 euros et d’une interdiction définitive d’exercer toute fonction publique.

La cour a également ordonné une obligation de soins psychologiques et une indemnisation significative de la victime. La condamnation marque une rupture nette avec sa carrière politique, ayant déjà démissionné du Sénat en octobre 2025 dans la tourmente de l’affaire. Le tribunal a considéré que l’administration délibérée de drogue constituait une atteinte grave à l’intégrité physique et morale.

Guerriau avait reconnu avoir servi la boisson, mais a soutenu qu’il n’avait aucune intention de nuire, affirmant une erreur involontaire qui n’a pas convaincu la cour.

La députée Sandrine Josso, présente à l’audience, a décrit une expérience traumatisante qui a eu des effets durables sur sa santé et sa vie personnelle. Au fil de l’enquête, cette affaire a relancé le débat sur la soumission chimique et la violence sexiste en politique et dans la société. 

La peine prononcée souligne la détermination de la justice à sanctionner ce qui constitue une atteinte grave à la liberté et à l’intégrité d’autrui. Les réactions politiques ont été nombreuses, certains appelant à renforcer la législation contre la soumission chimique.

L’avocat de Guerriau a indiqué son intention de faire appel.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de thierry93110
28/janvier/2026 - 16h24

J'espère qu'avec son appel, il va avoir plus. et surement, il ira jusqu'à la Cour de cassation. De cette façon, il va gagner 3 ans.

Portrait de stylo07
28/janvier/2026 - 08h53

Quelle honte !!!!  pour ex- Sénateur  

Portrait de Touché01
28/janvier/2026 - 08h00

18 mois fermes ... donc 18 mois avec bracelet electronique chez lui, ce n'est pas lourd.