19/01 17:25

Déraillement en Espagne: Le Premier ministre espagnol décrète trois jours de deuil - Un bilan fait état de 39 morts et 123 blessés - Les identités des premières victimes commencent à être établies

17h24: Dans un message posté sur X, la ministre de la Santé espagnole Mónica García estime que la population a répondu "de manière exemplaire en augmentant considérablement les dons de sang, permettant ainsi à l'Andalousie de satisfaire ses besoins immédiats" suite à la catastrophe ferroviaire. 

Et d'ajouter que les services de santé recommandent "de donner son sang par groupes échelonnés tout au long de la semaine afin de garantir un approvisionnement suffisant."

 

 

16h23: Les identités des premières victimes commencent à être établies, rapporte le site de Sud-Ouest. Parmi elles, un couple, le journaliste Oscar Toro et son épouse, la photographe Maria Clauss. Le syndicat des journalistes d’Andalousie leur rend hommage sur X : “Nos hommages et notre solidarité” vont à leurs familles.

L’ancien footballeur David Cordón, 50 ans, père du joueur de Getafe Davinchi et porté disparu ces dernières heures, figure parmi les 43 personnes hospitalisées. David Cordón Mesa a évolué dans des clubs tels que l’Atlético de Madrid B (1994-1997), Séville (1997-1999) et le Recreativo de Huelva (1999-2000). 

15h59: Plus de 120 personnes ont été secourues par les services d’urgence après le déraillement de deux trains à grande vitesse près de la ville d’Adamuz, dans la province de Cordoue, selon un bilan provisoire du Service andalou de la santé.
Et de confirmer que douze de ces victimes, dont un mineur, ont été admises en soins intensifs lundi matin.

Depuis l’accident, le personnel soignant a pris en charge 122 patients, dont cinq enfants .

Au moins 79 personnes ont pu quitter l’hôpital, tandis que 43 autres sont hospitalisées dans différents établissements, dont 32 au CHU Reina Sofía de Cordoue.

15h48: Le président de l'opérateur de transport ferroviaire privé Iryo a qualifié, devant les médias, l'accident de train de dimanche de "rare" et d'"étrange". Présent à Adamuz (Cordoue, Andalousie), ce lundi, Carlos Bertomeu a également adressé ses condoléances et son soutien aux familles des victimes et a déclaré que la compagnie était "profondément attristée par ce tragique événement".

15h44: La ligne ferroviaire à grande vitesse entre Madrid et l’Andalousie ne sera pas remise en service avant vendredi prochain, le 23 janvier au plus tôt, selon les prévisions.

L'Adif indique qu'il faudra dans un premier temps retirer les trains concernés, puis évaluer les dégâts causés à l’infrastructure et mobiliser toutes les ressources techniques et humaines nécessaires pour rétablir le trafic.

14h30: "Nous allons trouver la cause de cette tragédie" et "nous la transmettrons avec toute transparence", affirme le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez décrète trois jours de deuil national. 

14h21: "L’accident entre les deux trains ne s’est pas produit à une vitesse excessive", déclare le président de la compagnie ferroviaire Iryo. "C’est un accident inexplicable. On ne sait pas comment le déraillement s’est déroulé", ajoute-t-il devant les journalistes présents sur place. 

13h29: Le point sur la situation

L’arrivée attendue lundi d’engins lourds pour déblayer les lieux de la collision entre deux trains à grande vitesse en Espagne pourrait permettre aux secours de découvrir de nouveaux corps et faire grimper le bilan de cette catastrophe ayant déjà fait au moins 39 morts.

Le bilan du drame survenu dimanche soir en Andalousie a grimpé en flèche au cours de la nuit, s’établissant, selon une porte-parole du ministère de l’Intérieur, à 39 morts lundi matin.

« Dans les prochaines heures, les engins lourds commenceront à travailler et soulèveront les wagons les plus touchés du train Alvia. Il est malheureusement fort possible que d’autres personnes décédées soient découvertes sous les amas de ferraille. L’objectif est d’identifier les victimes au plus vite », a averti le président régional andalou Juan Manuel Moreno.

La catastrophe a également fait plus de 120 blessés. 48 étaient encore hospitalisés, dont 12 en soins intensifs, lundi à la mi-journée, selon les services d’urgence.

La collision a eu lieu à 19H45 (18H45 GMT) près d’Adamuz, à environ 200 km au nord de Malaga. En cause: un train Iryo (un opérateur de transport ferroviaire privé) à destination de Madrid transportant quelque 300 personnes, qui a déraillé et s’est déporté sur la voie parallèle, heurtant un autre train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, circulant dans l’autre sens et en direction, lui, de Huelva (sud), avec à son bord 184 passagers.

Les wagons à l’arrière du train Iryo ont déraillé et percuté les deux premiers wagons de l’autre train, projettant ceux-ci « hors des rails », tant la violence du choc était forte, selon le ministre des Transports Oscar Puente.

Selon Iryo, la dernière révision de la rame accidentée avait eu lieu jeudi dernier. Sur des images aériennes diffusées par la garde civile, les deux rames apparaissent assez éloignées l’une de l’autre.

Complètement sortis des rails, les quatre wagons du train de la Renfe se sont retournés, et deux d’entre eux semblent même avoir été écrasés par l’impact. Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, qui a probablement continué sur sa lancée après le choc, avec la plupart de ses wagons encore dans les rails et ses deux dernières voitures couchés sur le flanc.

Le ministre des Transports a évoqué un accident « extrêmement étrange ». « Comment est-il possible que sur une ligne droite, sur un tronçon de voie rénové, avec un train quasiment neuf, un événement de cette nature puisse se produire ? », s’est interrogé dans la nuit Oscar Puente: « Tous les experts en matière ferroviaire (...) sont très surpris par cet accident ».

« L’erreur humaine est pratiquement écartée », a aussi assuré le président de la Renfe Álvaro Fernández Heredia sur la radio publique RNE. « Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure », a-t-il estimé.

Sur cette portion de voie ferrée, en ligne droite, limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.

« Pour l’instant la Garde civile se concentre sur l’identification des victimes et le travail de criminalistique. A ce stade, l’enquête, elle, est menée par la Commission d’enquête sur les accidents ferroviaires », a déclaré à la presse dans le village d’Adamuz Rosa Reina, une porte-parole de la Garde civile.

11h14: Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annulé tous ses rendez-vous pour se rendre sur place, a annoncé son cabinet. De son côté, la famille royale espagnole a fait part dans un communiqué de sa « grande inquiétude » à la suite de ce « grave accident ».

Le trafic de trains à grande vitesse entre Madrid et Cordoue, Séville, Malaga et Huelva est interrompu « au moins toute la journée » lundi, selon le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol (Adif). D’autres responsables européens comme le président français Emmanuel Macron qui a évoqué « une tragédie », ou le chancelier allemand Friedrich Merz qui s’est dit « bouleversé ».

10h11: «On se croirait dans un film d'horreur», a raconté un passager, Lucas Meriako, qui se trouvait à bord du train Iryo, à la chaîne La Sexta. «Il y a eu un choc très violent à l'arrière et l'impression que tout le train allait se disloquer (...) De nombreuses personnes ont été blessées par des éclats de verre», a-t-il dit.

Une jeune femme a peiné à retenir ses larmes lors d’une interview accordée à la chaîne publique RTVE, en racontant le cauchemar vécu à bord du train Iryo impliqué dans l’accident. «Il y a eu un freinage brutal, puis le noir total. J’ai été projetée la tête la première hors de mon siège. Des personnes et des bagages volaient dans tous les sens, il y avait des cris, des enfants qui pleuraient, du sang, a-t-elle confié.

09h29: Le point sur ce que l'on sait

La collision entre deux trains à grande vitesse dimanche soir en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, a fait au moins 39 morts, selon un nouveau bilan de la catastrophe établi lundi matin par les autorités, qui évoquent un accident « extrêmement étrange ».

Le bilan du drame a grimpé en flèche au cours de la nuit, s’établissant selon une porte-parole du ministère de l’Intérieur à 39 morts lundi matin, contre un précédent bilan de 21 morts évoqué au cours de la nuit.

En outre, la catastrophe a également fait quelque 123 blessés, dont cinq dans un état très grave, et 24 dans un état grave, selon la même source. Ils ont été évacués vers les hôpitaux de Cordoue et Andújar, avaient précisé les services de secours andalous sur X dans la nuit de dimanche à lundi.

Les blessés ont tous été évacués de la zone, avait aussi assuré dans la nuit lors d’un point presse à la gare madrilène d’Atocha le ministre des Transports Oscar Puente. L’unité d’urgence de l’armée (UME) a été déployée sur le terrain pour venir en aide aux secours, et un hôpital de campagne dressé non loin de l’accident.

07h40: Le bilan de l’accident monte à 39 morts et 70 blessés, annonce ce matin le ministère de l’Intérieur.

 

07h24: Les experts sont «extrêmement surpris» par les circonstances de l’accident, a insisté le ministre des Transports Óscar Puente. La commission d’enquête indépendante sur les accidents ferroviaires a été saisie, Puente estime à au moins un mois le délai nécessaire pour déterminer les causes. Le ministre a annoncé qu’il se rendra sur place dès la première heure ce lundi matin.

06h47 : Le point complet sur ce que l'on sait ce matin du drame : Un accident ferroviaire d’une gravité exceptionnelle a secoué l’Espagne le 18 janvier 2026, lorsqu’un train à grande vitesse a déraillé puis percuté un autre convoi à proximité de la petite ville d’Adamuz, dans la province de Cordoue, en Andalousie. L’accident s’est produit vers 19h45, heure locale, sur une portion de voie récente, parfaitement rectiligne, reliant majoritairement Málaga à Madrid au sud du pays.

Le premier train, exploité par une compagnie privée et parti de Málaga vers Madrid avec plusieurs centaines de passagers à bord, a quitté sa voie principale pour des raisons encore inconnues.

Dans sa dérive, il a envahi la voie adjacente sur laquelle circulait un second train, appartenant à la compagnie nationale et se dirigeant de Madrid vers Huelva.

La collision qui a suivi a été d’une violence extrême, projetant des wagons hors des rails et causant des dégâts considérables.

Le bilan humain est lourd et demeure encore provisoire, mais fait état de au moins 21 personnes tuées et d’un grand nombre de blessés, certains dans un état jugé grave.

Parmi les victimes se trouvent tant des passagers que des membres d’équipage. Les différents trains impliqués transportaient à eux deux plusieurs centaines de personnes, et les opérations de secours ont mis en évidence l’ampleur du chaos à l’intérieur des wagons.

Les services d’urgence, pompiers, équipes médicales et forces de sécurité ont été immédiatement mobilisés. Ils ont travaillé toute la nuit, en plein hiver, pour extraire les survivants des carcasses métalliques tordues, administrer les premiers soins et transporter les blessés vers des hôpitaux de la région.

Des centres d’accueil ont été mis en place pour les familles des passagers et des équipes de soutien psychologique ont été déployées.

Des témoins présents sur les lieux ont décrit des scènes d’une rare violence : des voyageurs coincés dans des compartiments déformés, certains brisant des vitres avec les marteaux d’urgence pour s’échapper, d’autres tentant d’aider des proches blessés au milieu des décombres. L’effort de secours s’est heurté à la difficulté d’accès au site, dans une zone ferroviaire difficile d’accès et en pleine nuit.

Les autorités espagnoles ont immédiatement fermé la ligne à grande vitesse entre Madrid et l’Andalousie, perturbant fortement le trafic ferroviaire sur l’un des axes les plus fréquentés du pays.

Elles ont aussi annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie pour déterminer les raisons de ce déraillement, un événement jugé particulièrement étrange étant donné que le tronçon de voie avait été récemment rénové et que le matériel roulant n’était pas obsolète.

Le gouvernement central, représenté par le Premier ministre espagnol, a exprimé sa profonde solidarité avec les familles des victimes et assuré que toutes les mesures nécessaires seraient prises pour comprendre les causes de cette tragédie.

La famille royale a également présenté ses condoléances et suivi de près l’évolution des secours

.05h46: Selon le dernier bilan du service d’urgence, 73 personnes sont hospitalisées, dont 24 dans un état grave, parmi lesquelles quatre mineurs. 62 des personnes hospitalisées se trouvent à l’hôpital Reina Sofía de Cordoue et 11 se trouvent à l’hôpital d’Andújar (Jaén).

 

04h23: Des passagers toujours bloqués dans des wagons «La tôle est déformée, avec des gens à l’intérieur», a déclaré dimanche soir Francisco Carmona, chef des pompiers de Cordoue, à la chaîne de télévision publique TVE. «Tout est complètement détruit. Nous avons même dû déplacer des corps pour pouvoir accéder à des personnes vivantes», a-t-il ajouté. Le conseiller à la présidence du gouvernement régional d’Andalousie, Antonio Sanz, a déclaré à plusieurs médias espagnols qu’«une partie de l’un des trains est tombée d’un talus d’environ quatre mètres ». C’est là que se trouvent «les plus grandes complications», assure-t-il.

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Dimanche 18 janvier 2025

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23h00: Au moins dix morts ce soir, alors que des passagers sont encore bloqués dans des wagons

22h46: Au moins sept personnes ont été tuée lors du déraillement d'un train qui est ensuite entré en collision avec un convoi circulant sur l'autre voie, près d'Adamuz, dans le sud de l'Espagne, a rapporté la police.

22h18: Un bilan très provisoire fait état de 5 morts

21h53: Le bilan de la collision entre deux trains en Espagne a fait "des morts et des blessés", selon un porte-parole de la Guardia Civil, la police espagnole. Un premier train a déraillé avant d'entrer en collision avec un autre convoi, le faisant sortir des rails.

21h52: La compagnie Adif a signalé sur X  le déraillement du train Iryo (les trains à grande vitesse en Espagne) n°6189 après son départ de Malaga, prévu à 18h40. Il devait rejoindre la gare d’Atocha à Madrid. À hauteur d’Adamuz, ce train a déraillé et est venu percuter les wagons 7 à 8 d’un convoi circulant sur l’autre voie, celui-ci en provenance de Madrid à destination de Huelva. «Lui aussi a déraillé», précise Adif. Les passagers des trains ont été évacués.

21h47: Un train de la compagnie Iryo qui a quitté Malaga à 18h40 et pour rejoindre la gare de Madrid Atocha, a déraillé à hauteur d’Adamuz avant de percuter les wagons 7 et 8 d’un autre train à destination de Huelva. Les passagers des deux trains ont été évacués, précise le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol Adif.

La Guardia Civil (gendarmerie espagnole NDLR) indique la présence de « plusieurs morts ». Les différentes équipes de secours sur place ont constaté la présence de plusieurs blessés, sans en préciser le nombre indique El Pais. La circulation des trains à grande vitesse est interrompue entre Madrid et l’Andalousie.

Le ministre des Transports espagnol Óscar Puente s’est rendu au centre d’urgence de la garde d’Atocha pour suivre l’évolution de la situation.

21h39: Un train à grande vitesse espagnol a déraillé ce soir à Adamuz, dans la province de Cordoue, en Andalousie, ont annoncé les services de secours. L’accident a fait plusieurs blessés et «peut-être des morts», selon El Pais .

La compagnie Adif a signalé le déraillement d’un train Iryo (les trains à grande vitesse en Espagne) à peine dix minutes après son départ de Malaga, prévu à 18h40.

Il devait rejoindre la gare d’Atocha à Madrid. À hauteur d’Adamuz, ce train a déraillé et est venu percuter les wagons 7 à 8 d’un autre train, celui-ci à destination de Huelva.

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Vos réactions

Portrait de Touché01
19/janvier/2026 - 09h48

Les experts sont «extrêmement surpris» par les circonstances de l’accident.

Pour dérailler sur une ligne droite ce n'est plus l'effet centrifuge classique provoqué par la vitesse ...