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EN DIRECT - Agriculteurs - Une action d'agriculteurs est en cours devant le ministère de l'Agriculture à Paris: "L'agriculture on veut en vivre pas en mourir"

17h48: Une action d'agriculteurs est en cours devant le ministère de l'Agriculture à Paris .

Des agriculteurs de la Confédération paysanne manifestent en ce moment devant le bâtiment officiel "L'agriculture on veut en vivre pas en mourir", est-il écrit sur une banderole. Les forces de l'ordre sont présentes.

17h20: La garde à vue de Lionnel Candelon vient d’être levée. Il comparaîtra très prochainement.

16h46: Le Parlement européen se prononcera mercredi prochain sur l'éventuelle saisine de la justice contre l'accord commercial entre l'UE et les pays latino-américains du Mercosur, ont indiqué des sources parlementaires à l'AFP.

Hostiles à ce traité de libre-échange, environ 150 eurodéputés ont initié cette démarche de saisine de la Cour de justice de l'Union européenne. Ce scrutin est distinct du vote final du Parlement sur l'ensemble de l'accord, qui n'est pas attendu avant le mois de février au plus tôt.

15h01: Lionel Candelon, figure de la Coordination rurale (CR), a été interpellé dans la matinée en marge d’une manifestation d’agriculteurs près de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, a rapporté le procureur de la République. Ce leader de la protestation agricole, également président de la Chambre d'agriculture du Gers, a été placé en garde à vue à Toulouse, dans le cadre d'une enquête pour «entrave à la circulation» et «organisation d'une manifestation interdite», a précisé le procureur de Toulouse, David Charmatz.

Le préfet de Haute-Garonne avait pris mardi un arrêté interdisant «la manifestation revendicative du mercredi 14 janvier 2026 à Toulouse et sa périphérie», prévue par plusieurs organisations syndicales d'agriculteurs, tout comme la circulation de tracteurs et d'engins agricoles sur les grands axes de la région. Lionel Candelon a été interpellé pendant un blocage d'agriculteurs de la CR sur un rond-point menant à l'aéroport de Toulouse, a déclaré le porte-parole de la CR du Gers, Eric Lasbats. «Ils lui ont passé les menottes, c'est scandaleux», a-t-il dit.

Sur le barrage, constitué d'une quinzaine de tracteurs, les manifestants se sont dits déterminés à poursuivre leur action jusqu'à la libération des agriculteurs interpellés. Outre Lionel Candelon, deux agriculteurs ont été arrêtés, selon le procureur. Dans la nuit, une quinzaine de tracteurs de la CR du Gers avaient bravé l'interdiction de manifester et pénétré dans le centre de Toulouse, stationnant près de la préfecture plusieurs heures avant d'être délogés à l'aube par les forces de l'ordre et escorté vers un parking en périphérie de Toulouse.

«Malgré tous les efforts pour nous museler, pour nous interdire de manifester, pour nous intimider et nous faire rester chez nous, nos tracteurs sont enfin rentrés dans Toulouse», s'était félicité Lionel Candelon, dans un SMS envoyé à l'AFP vers 23 heures mardi. «À Paris , ils ont tapis rouge pour manifester et nous, ils nous cassent les vitres des tracteurs pour nous interpeller. À Toulouse, on est traités comme des malpropres, c'est insupportable, la tension monte», a encore déclaré Eric Lasbats mercredi matin à l'aéroport.

«On reste mobilisés, car depuis plus d'un mois, on n'est pas entendus par le gouvernement», a-t-il ajouté. Vincent Arbusti, porte-parole de la CR du Gers, a également fustigé les interpellations. «Voilà la réponse de l'État quand on sait que l'on nous a apporté aucune réponse, hormis la signature du Mercosur », a-t-il confié.

Un autre groupe d'agriculteurs a bloqué l'autoroute A64 mercredi matin au sud de Toulouse, en déversant des pneus et de la paille, à proximité du périphérique, interrompant temporairement la circulation sur cet axe très emprunté. Mais le blocage a été levé, assure la préfecture, qui n'évoque plus qu'un rassemblement près d'une zone commerciale. Là, les manifestants avec une quinzaine de tracteurs étaient encadrés d'une centaine de gendarmes et de quatre véhicules blindés Centaure, a constaté une équipe de l'AFP.

«Toute présence, appel à rassemblement, ou manifestation relèvent des interdictions de ce jour», a prévenu la préfecture, dans son dernier point de situation. «Des verbalisations ont et seront opérées pour les contrevenants aux différentes mesures de sécurité». Sur cette même autoroute A64, le barrage emblématique de Carbonne a été levé mardi, sous la pression des forces de l'ordre, après un mois d'occupation de cet axe.

11h15: Ce matin, une dizaine de tracteurs de la Coordination rurale du Gers ont filtré la circulation sur un rond-point menant à l’aéroport Toulouse-Blagnac. Un autre groupe a bloqué l’A64 en déversant des pneus et de la paille, à proximité du périphérique, interrompant la circulation sur cet axe très emprunté.

Dans le Var, un convoi d’une vingtaine de tracteurs tenait un barrage filtrant sur l’A50, formant quelques kilomètres d’embouteillage.

« La fièvre est toujours là, même si les annonces du Premier ministre étaient pour un certain nombre d’entre elles, attendues. Le sujet de fond, c’est le constat pour nombre d’agriculteurs qu’aujourd’hui, la situation économique dans leur exploitation ne leur permet pas d’envisager l’avenir », a dit le président de la FNSEA Arnaud Rousseau mercredi matin sur RTL.

Le gouvernement a annoncé mardi une « loi d’urgence agricole » portant sur « plusieurs priorités: eau, prédation (les attaques de loups, NDLR), moyens de production ».

Ce projet de loi « sera inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres au mois de mars et sera ensuite examiné par le Parlement avant l’été », a assuré le Premier ministre.

Des annonces dans un premier temps saluées comme des « avancées » par les organisateurs de la manifestation parisienne, avant que beaucoup, parmi la base, n’expriment leur volonté de rester pour poursuivre les négociations et maintenir le rapport de force.

Mardi, Sébastien Lecornu a également affirmé qu’un « cap clair » sur la politique de l’eau serait « fixé d’ici le salon » de l’Agriculture qui se tiendra du 21 février au 1er mars, et demandé, avant la présentation du projet de loi, un « moratoire sur toutes les décisions relatives » à cette question et la suspension des « textes fixant les volumes d’eau prélevables (...) jusqu’à septembre ».

Le chef du gouvernement a enfin évoqué des réunions pour étudier « les possibilités de dérogation » à la directive européenne sur les nitrates, qui encadre notamment les épandages d’engrais par les agriculteurs.

Cela s’ajoute à un paquet de « 300 millions d’euros » annoncé vendredi et qui contient des mesures prévues à la fois dans le budget, et donc soumises au vote des parlementaires, et d’autres déjà égrenées ces dernières semaines par le gouvernement pour répondre à la crise agricole.

10h12: Le point sur la situation

Après avoir passé une bonne partie de la nuit devant l'Assemblée nationale, tous les tracteurs de l'alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs se sont retirés de la capitale mercredi, mais les agriculteurs restent mobilisés en France, avec de nouvelles actions notamment à Toulouse.

Malgré l'annonce de nouvelles mesures en faveur des agriculteurs mardi par le Premier ministre Sébastien Lecornu, les manifestants et leurs plus de 350 tracteurs venus à Paris mardi à l'aube réclamaient encore dans la soirée des engagements sur des sujets de trésorerie.

"Une délégation a été reçue vers minuit par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard qui nous a donné des précisions et des engagements sur les prêts de trésorerie et de restructuration pour les agriculteurs les plus endettés", a confié à l'AFP le vice-président de la FNSEA Luc Smessaert, avant de repartir dans l'Oise.

Les premiers tracteurs ont commencé à quitter la capitale vers 04H00, a-t-il précisé. "À 06H20, l'ensemble des engins agricoles avaient quitté Paris", selon la préfecture de police. Mais ailleurs la colère continue à s'exprimer, notamment du côté de Toulouse.

Mercredi matin, une dizaine de tracteurs de la Coordination rurale du Gers filtraient la circulation sur un rond-point menant à l'aéroport Toulouse-Blagnac. Un autre groupe a bloqué l'A64 en déversant des pneus et de la paille, à proximité du périphérique, interrompant la circulation sur cet axe très emprunté.

Dans le Var, un convoi d'une vingtaine de tracteurs tenait un barrage filtrant sur l'A50, formant quelques kilomètres d'embouteillage.

"La fièvre est toujours là, même si les annonces du Premier ministre étaient pour un certain nombre d'entre elles, attendues. Le sujet de fond, c'est le constat pour nombre d'agriculteurs qu'aujourd'hui, la situation économique dans leur exploitation ne leur permet pas d'envisager l'avenir", a dit le président de la FNSEA Arnaud Rousseau mercredi matin sur RTL.

Le gouvernement a annoncé mardi une "loi d'urgence agricole" portant sur "plusieurs priorités: eau, prédation (les attaques de loups, NDLR), moyens de production".

Ce projet de loi "sera inscrit à l'ordre du jour du Conseil des ministres au mois de mars et sera ensuite examiné par le Parlement avant l'été", a assuré le Premier ministre.

Des annonces dans un premier temps saluées comme des "avancées" par les organisateurs de la manifestation parisienne, avant que beaucoup, parmi la base, n'expriment leur volonté de rester pour poursuivre les négociations et maintenir le rapport de force.

Mardi, Sébastien Lecornu a également affirmé qu'un "cap clair" sur la politique de l'eau serait "fixé d'ici le salon" de l'Agriculture qui se tiendra du 21 février au 1er mars, et demandé, avant la présentation du projet de loi, un "moratoire sur toutes les décisions relatives" à cette question et la suspension des "textes fixant les volumes d'eau prélevables (...) jusqu'à septembre".

Le chef du gouvernement a enfin évoqué des réunions pour étudier "les possibilités de dérogation" à la directive européenne sur les nitrates, qui encadre notamment les épandages d'engrais par les agriculteurs.

Cela s'ajoute à un paquet de "300 millions d'euros" annoncé vendredi et qui contient des mesures prévues à la fois dans le budget, et donc soumises au vote des parlementaires, et d'autres déjà égrenées ces dernières semaines par le gouvernement pour répondre à la crise agricole.

09h34: Des tracteurs sont temporairement entrés dans Toulouse mardi soir malgré l’interdiction de la manifestation agricole, avant d’être délogés par les forces de l’ordre et d’établir un barrage filtrant devant l’aéroport de Toulouse-Blagnac, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Cinq agriculteurs ont été interpellés dans la nuit, ont dénoncé des porte-parole de la Coordination rurale. « Voilà la réponse de l’Etat quand on sait que l’on nous a apporté aucune réponse, hormis la signature du Mercosur », regrette Vincent Arbusti, porte-parole de la CR du Gers.

En début de matinée, une dizaine de tracteurs de la Coordination rurale du Gers filtraient la circulation sur un rond-point menant à l’aéroport Toulouse-Blagnac, perturbant la circulation.

« A Paris, ils ont tapis rouge pour manifester et nous, ils nous cassent les vitres des tracteurs pour nous interpeller. A Toulouse, on est traités comme des malpropres, c’est insupportable, la tension monte », a déclaré à l’AFP Eric Lasbats, un autre cadre de la Coordination rurale du Gers, présent devant l’aéroport.

« On reste mobilisés, car depuis plus d’un mois, on n’est pas entendus par le gouvernement », ajoute-t-il.

Mardi dans la soirée, alors que la manifestation était interdite par le préfet, une quinzaine de tracteurs sont entrés dans le centre de Toulouse et ont pris position près de la préfecture, avant de quitter les lieux, sous la pression de la police.

Le préfet de Haute-Garonne et de la région Occitanie avait pris mardi un arrêté interdisant « la manifestation revendicative du mercredi 14 janvier 2026 à Toulouse et sa périphérie », prévue par plusieurs organisations syndicales d’agriculteurs, tout comme la circulation de tracteurs et d’engins agricoles sur les grands axes de la région.

« Malgré tous les efforts pour nous museler, pour nous interdire de manifester, pour nous intimider et nous faire rester chez nous, nos tracteurs sont enfin rentrés dans Toulouse », s’est un temps félicité Lionel Candelon, président de la chambre d’agriculture du Gers.

Après avoir brièvement stationné dans le centre de Toulouse, un cortège de manifestants a été conduit vers un parking, en périphérie de Toulouse.

Mardi, au sud de Toulouse, le barrage emblématique de Carbonne sur A64 a été levé, sous la pression des forces de l’ordre, après un mois d’occupation de cette autoroute.

 

07h47: Les agriculteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs ont passé la nuit devant l'Assemblée Nationale. Les 400 tracteurs repartent ce mercredi matin "tôt pour na pas gêner les parisiens qui vont au travail" explique Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA. Certains agriculteurs sont partis aux environs de 2h du matin, afin de rejoindre leur ferme, située dans le Nord ou le Pas-de-Calais.

Hier après-midi, Sébastien Lecornu les a reçu à Matignon pour leur promettre des nouvelles mesures, et notamment une "loi d'urgence agricole". Pour Luc Smessaert, "il faut que le gouvernement ait tenu sa parole au moment du Salon de l'Agriculture, autrement, je ne sais pas ce qu'il peut se passer... Mais nous voulons que le Salon soit réussi, que ce soit celui du rebond".

Les agriculteurs ont également été reçu tard dans la soirée de mardi par la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, pour évoquer les revendications sur les problèmes de trésorerie. "Des solutions, comme des prêts de trésorerie ont été trouvées" affirme le vice-président de la FNSEA.

06h01: Une quarantaine d’agriculteurs de la Coordination rurale (CR) du Gers, venus avec une quinzaine de tracteurs, sont rentrés cette nuit dans le centre-ville de Toulouse et stationnaient près de la préfecture. Le préfet de Haute-Garonne et de la région Occitanie avait pris mardi un arrêté interdisant «la manifestation revendicative du mercredi 14 janvier 2026 à Toulouse et sa périphérie», prévue par plusieurs organisations syndicales d’agriculteurs, tout comme la circulation de tracteurs et d’engins agricoles sur les axes structurants de la région.

Mais dans la soirée de mardi, les agriculteurs gersois mobilisés sont rentrés dans Toulouse et se sont approchés du centre-ville, où ils se trouvaient vers minuit, à environ une centaine de mètres de la préfecture, devant un barrage de forces de l’ordre, positionnées sur place avec deux véhicules «Centaure» d’intervention de la gendarmerie.

«Malgré tous les efforts pour nous museler, pour nous interdire de manifester, pour nous intimider et nous faire rester chez nous, nos tracteurs sont enfin rentrés dans Toulouse», s’était félicité vers 23h00 Lionel Candelon, président de la CR du Gers et de la chambre d’agriculture locale, dans un SMS à l’AFP.

05h12: Après une nuit passée devant l'Assemblée Nationale, les tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA), entrés dans Paris mardi matin avant de prendre position autour de l’Assemblée nationale, ont commencé à quitter la capitale avant le lever du jour, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.

Les agriculteurs avaient choisi mardi soir de rester «pour la nuit» devant le palais Bourbon malgré la «loi d’urgence agricole» promise par le premier ministre dans la journée pour tenter de calmer leur colère des agriculteurs.

 

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Vos réactions

Portrait de Touché01
15/janvier/2026 - 06h19

Cette minuscule poignée de la dernière heure devant le ministère ne sont rien par rapport aux 400.000 exploitations agricoles françaises. 

Portrait de soly
14/janvier/2026 - 12h59

Honte aux policiers qui s'attaquent aux agriculteurs ! Ces toutous de Macron feraient mieux de se retourner contre leur maître.

Portrait de Touché01
14/janvier/2026 - 10h00

Le temps médiatique des agriculteurs est passé : on ne parle quasiment plus de la maladie de bovins, et le mercosur est signé et en passe d'être ratifié.

Très bientôt ils n'intéresseront plus du tout les médias et l'intérieur pourra embarquer leurs tracteurs et libérer les routes sans que cela fasse des sujets dans les journaux..

Portrait de djelloul
14/janvier/2026 - 09h50

la fnsea a dit :"on redemarre les tracteurs et on rentre " Et en avant , ils sont rentrés Apparemment on voit pas les memes choses qu on soit Fnsea ou Cr

Portrait de stylo07
14/janvier/2026 - 09h16

Tant qu'on aura des technocrates comme Ministres   tout ira mal 

Il faut choisir  Ministres : des hommes et de femmes de terrain qui connaissent la base qui ont de l'expérience dans leur fonctions 

Ministre de l' Agriculture qu'est ce qu'elle connait dans le milieu Agricole  ?????? 

Ministre de l'Education Nationnale  idem .....

Ministre de la Santé il faut un Docteur de terrain pas de hauts fonctionnaires 

Et c'est de tout pareil  Comment trouver les bonnes solutions lorsque ce n'est pas leur domaine !!!!!!

On a  l'impression  qu'ils donnent le poste à leurs amis 

Portrait de Make Socialism Great again
14/janvier/2026 - 06h26

A force d'emmerder les braves gens ils vont juste réussir à se faire détester.