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Iran: Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à l’ambassade de France à Téhéran en attente d’une potentielle libération, "vont bien", indique leur entourage

Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à l’ambassade de France à Téhéran en attente d’une potentielle libération, « vont bien » malgré le mouvement contestataire inédit qui secoue l’Iran, a indiqué mardi à l’AFP leur entourage, qui « suit la situation heure par heure ».

« Ils sont toujours assignés à résidence à l’ambassade. Ils sont avec les personnels essentiels (de l’ambassade) qui continuent à être très attentifs à leur égard », a déclaré Noémie Kohler, la soeur de Cécile Kohler.

« Leur sécurité est assurée », a souligné de son côté Anne-Laure Paris, la fille de Jacques Paris. « Ils se remettent peu à peu de leur détention, mais ils sont impatients de rentrer », a-t-elle ajouté.

Les deux Français avaient été arrêtés et incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage pour Israël, en octobre dernier. Ils avaient finalement été libérés, début novembre, avec l’interdiction toutefois de quitter le pays.

Les autorités iraniennes ont laissé entendre qu’elles pourraient les libérer en échange d’une ressortissante iranienne Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025 et dont le procès s’ouvre ce mardi au tribunal correctionnel de Paris, pour quatre jours.

Outre l’issue encore incertaine du procès -- le gouvernement français n’a eu de cesse de rappeler l’indépendance de la justice française -- le contexte chaotique en Iran suscite des interrogations quant au sort des deux ressortissants français.

Mahdieh Esfandiari comparaît pour apologie d’un acte de terrorisme commis en ligne, provocation directe en ligne à un acte de terrorisme (des délits passibles de sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende), injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs. Elle conteste les accusations.

Un mouvement de contestation populaire secoue l’Iran depuis fin décembre. Déclenchée le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre la cherté de la vie, la contestation s’est largement étendue aux régions les plus pauvres du pays, à l’ouest, et vise désormais le pouvoir dirigé par l’ayatollah Ali Khamenei.

 


 

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