Bloc montpelliérain 17h45: L'audience est suspendue pour aujourd'hui. Elle reprendra demain matin. Marine Le Pen a quitté le palais de justice.
17h32: Marine Le Pen affirme à la barre n'avoir "aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit".
"Je veux qu’on sache qu’on avait le sentiment de n’avoir commis aucun délit quand en 2004, puis en 2009, puis en 2014, nous avons embauché des assistants, nous avons mutualisé ces assistants", a-t-elle déclaré.
Et d'affirmer que "le Parlement européen n'a pas joué son rôle d'alerte tel qu'il aurait dû le jouer".
Avant de marteler: "Nous n’avons absolument rien dissimulé ni dans les contrats, ni dans l’organigramme…". "C’est cela que je viendrai exposer devant la cour et si la cour me le permet, je viendrai apporter des explications", ajoute-t-elle.
16h48: Après une suspension d'environ 25 minutes, l'audience reprend avec la suite de la lecture de l'acte d'accusation par la présidente Michèle Agi
16h10: Après une première partie plutôt technique, l'audience est suspendue pour 25 minutes.
Les demandes de renvoi et disjonctions seront examinées demain mercredi, a précisé la présidente du tribunal avant d’entamer la lecture des faits.
13h37: Marine Le Pen est au premier rang juste devant Louis Aliot, maire de Perpignan et coprévenu dans ce procès en appel, précise BFMTV. Pour débuter, la présidente de l'audience résume les faits reprochés et rappelle les principaux éléments du jugement de première instance, ajoutent nos confrères.
13h33: Devant une salle comble, le procès en appel de Marine Le Pen et du Rassemblement national dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN a débuté mardi à Paris, ouvrant un mois d’une audience décisive pour sa candidature à la présidentielle de 2027.
En veste bleu nuit et chemisier rose, la cheffe de file de l’extrême droite, 57 ans, a fait son entrée accompagnée de ses deux avocats vers 13H10 sous les boiseries de la première chambre du palais de justice de Paris, sur l’île de la Cité, une vingtaine de minutes avant l’ouverture du procès.
Pour cette audience à hauts enjeux politiques où onze personnes et le parti seront jugés jusqu’au 11 février par une formation collégiale présidée par la magistrate Michèle Agi, des centaines de journalistes du monde entier ont fait le pied de grue, depuis le petit matin pour certains, dans les galeries de la cour d’appel.
13h14: Marine Le Pen est arrivée au palais de justice quelques minutes avant l'ouverture du procès qui est prévu jusqu’au 11 février. A son arrivée, elle n'a fait aucun commentaire et ne s'est pas adressée aux journalistes présents sur place.
.

.
12h39: Le point sur ce que l'on sait à la mi-journée
Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de onze autres prévenus s’ouvre mardi à Paris: la cheffe de file de l’extrême droite française joue son éligibilité pour l’élection présidentielle de 2027 et, plus généralement, son avenir politique.
L’audience, présidée par Michèle Agi, doit débuter à 13H30. Le procès est prévu théoriquement jusqu’au 11 février dans le palais de justice historique au coeur de la capitale, avant une décision attendue à l’été.
« J’espère pouvoir être entendue par la cour d’appel », a glissé dans la matinée Marine Le Pen avant une réunion de son groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, se disant « dans un état esprit d’espérance, en quelque sorte... ».
La triple candidate malheureuse à l’Elysée a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, qui l’empêche à date de concourir à la présidentielle - ou, en cas de dissolution, à sa propre succession dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.
Les juges de première instance l’ont reconnue coupable d’avoir mis en place un « système » entre 2004 et 2016 de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés, destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg.
Pour l’accusation, représentée devant la cour d’appel par Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet, lesdits assistants travaillaient en réalité pour le seul parti Front national (FN, devenu RN) ou leurs dirigeants.
« Il y a une règle intangible qui a toujours été là, c’est que les fonds qui sont versés à l’assistant parlementaire, c’est pour le député, c’est pas pour le parti. Cette règle-là a toujours existé », a rappelé mardi sur RTL l’avocat en partie civile du Parlement européen, Me Patrick Maisonneuve.
Le tribunal correctionnel a établi le préjudice à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus - ils étaient 25 en première instance, douze ont renoncé à faire appel malgré leur condamnation, dont la propre soeur de Marine Le Pen, Yann Le Pen.
Le maire de Perpignan Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch seront en revanche à nouveau sur le banc des prévenus.
11h42: "J'espère pouvoir convaincre les magistrats de mon innocence", a rappelé Marine Le Pen lundi en marge des vœux à la presse de Jordan Bardella, estimant qu'il n'y avait qu'"un seul axe de défense: dire la vérité, c'est la stratégie qui est la mienne, comme je l'ai fait en première instance, en espérant être mieux entendue".
Mais, assistée de son conseil historique, Me Rodolphe Bosselut, et d'une nouvelle avocate, Me Sandra Chirac-Kollarik, la patronne du groupe RN à l'Assemblée pourrait davantage insister sur sa "non-intentionnalité" de commettre les faits qui lui sont reprochés plutôt qu'une dénégation en bloc, parfois perçue comme une "défense de rupture", telle que plaidée en première instance, selon plusieurs de ses proches.
Le député RN Jean-Philippe Tanguy a par ailleurs indiqué mardi sur RTL qu'une consigne de sobriété avait été adressée à la garde rapprochée: "il n'y a pas à médiatiser outre mesure cette affaire; nous, en tant que parlementaires, on a beaucoup de dossiers à l'Assemblée nationale".
Si Marine Le Pen n'a pas abandonné l'espoir d'être relaxée, une déclaration de culpabilité n'obérerait pas sa possibilité de concourir à la présidentielle de 2027 mais à une double condition: qu'une éventuelle peine d'inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.
Elle a quoi qu'il en soit indiqué que la seule décision de la cour d'appel déterminera son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation - bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l'échéance présidentielle.
Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l'opinion, l'idée d'une candidature de substitution de Jordan Bardella à l'Elysée s'étant peu à peu imposée comme la plus probable.
07h00: Le procès en appel de Marine Le Pen s’ouvre aujourd’hui dans un climat politique particulièrement tendu. La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale conteste sa condamnation de première instance dans l’affaire des assistants parlementaires européens, un dossier explosif qui pèse lourdement sur son avenir politique.
En première instance, Marine Le Pen avait été reconnue coupable d’emplois fictifs et condamnée à une peine de prison avec sursis, une amende et surtout une peine d’inéligibilité qui pourrait, si elle était confirmée, l’empêcher de se présenter à la présidentielle.
Cet appel est donc bien plus qu’une simple procédure judiciaire : c’est un rendez-vous décisif pour sa carrière et pour la France, puisqu'elle est la favorite à la prochaine présidentielle.
À deux ans de l’élection présidentielle, l’issue de ce procès peut bouleverser totalement la stratégie du Rassemblement national. Marine Le Pen dénonce depuis le début une procédure politique, affirmant que le dossier vise à l’écarter de la vie publique plutôt qu’à rendre la justice.
Elle assure que les assistants mis en cause travaillaient bel et bien pour le parti et que le système était connu et toléré par le Parlement européen.
De leur côté, les juges considèrent qu’il s’agissait d’un système organisé de détournement de fonds, destiné à financer le fonctionnement du parti avec de l’argent européen.
L’enjeu majeur de ce procès en appel est la peine d’inéligibilité. Si elle était confirmée, Marine Le Pen pourrait être empêchée de se présenter à la présidentielle ou aux législatives, ce qui ouvrirait une crise politique majeure au sein du RN. En revanche, une relaxe ou un allègement significatif de la peine renforcerait sa position et lui permettrait de se poser en victime d’un système judiciaire injuste.
Ce procès intervient dans un contexte où la confiance envers la justice est un sujet brûlant. L’affaire dépasse largement le cadre juridique pour devenir un combat symbolique entre institutions et pouvoir politique. Durant plusieurs semaines, les débats vont se concentrer sur les contrats des assistants, leurs missions réelles et la frontière entre travail parlementaire et travail partisan. Marine Le Pen espère obtenir une révision complète du jugement, en mettant en avant des vices de procédure et une interprétation trop large des règles européennes.
Le verdict final sera scruté bien au-delà des prétoires. Il pèsera sur la campagne présidentielle à venir et sur l’équilibre politique du pays.
Vos réactions
Je dois avouer qu'il y a du mieux. Au premier procès son système de défense c'était « Monsieur le juge, j'ai pas volé le portefeuille je l'ai trouvé par terre», désormais c'est «Monsieur le juge, je ne savais pas que voler un portefeuille était illégal».
C'était exactement la même défense que Bayrou à utilisé pour la même accusation, et il a été relaxé. En toute logique M.Lepen devrait être relaxée, puisque la relaxe de Bayrou devrait faire jurisprudence... A moins que les juges soient corrompus ?...
Elle s'enfonce.
Donc à aucun moment vous n'estimez possible que les juges fassent simplement leur boulot ? Ils condamnent uniquement pour des motifs politiques ?
L'inéligibilité avec l'exécution provisoire c'est politique !
C'est uniquement pour que l'appel, la cassation et le dernier appel de renvoi ne suspendent pas sa condamnation longtemps au point de lui permettre de se présenter à la présidentielle.
Prétendre que ce n'est pas politique c'est être de mauvaise foi.
Pas du tout. L'exécution provisoire a été documentée. Lors du procès M Lepen a rejeté les accusations contestant le droit au tribunal de la juger et contestant les infractions. Du coup si elle ne comprends pas ce qu'on lui reproche, elle est tout à fait suceptible de recommencer.
C'est d'ailleurs le principal changement annoncé dans sa défense: "Ok c'était illégal mais je ne le savais pas" alors que jusque là c'était "je n'ai rien fait d'illégal". On verra si ça fonctionne mieux...
Les juges appliquent le droit. Si le RN se retrouve au tribunal ce n'est pas pour leur engagement politique mais pour les malversations commises.
Donc à aucun moment vous n'estimez possible que les juges fassent simplement leur boulot ? Ils condamnent uniquement pour des motifs politiques ?
L'inéligibilité avec l'exécution provisoire c'est politique !
C'est uniquement pour que l'appel, la cassation et le dernier appel de renvoi ne suspendent pas sa condamnation longtemps au point de lui permettre de se présenter à la présidentielle.
Prétendre que ce n'est pas politique c'est être de mauvaise foi.
Je dois avouer qu'il y a du mieux. Au premier procès son système de défense c'était « Monsieur le juge, j'ai pas volé le portefeuille je l'ai trouvé par terre», désormais c'est «Monsieur le juge, je ne savais pas que voler un portefeuille était illégal».
MDR
Donc Melenchon et Chikirou seraient inéligibles ?
Pour le moment ils ne sont pas condamnés. J'espère bien que s'ils sont coupables, les électeurs s'en souviendront (même s'ils ne sont pas condamnés à de l'inégibilité). Mais là encore je suis certain que s'ils prennent une grosse condamnation, comme le RN il se feront passer pour des victimes politiques...
Peu importe que ce soit elle ou Bardella, le RN va encore perdre en 2027.
Make Socialism Great again
Toujours le mot pour rire great AGAIN
Donc à aucun moment vous n'estimez possible que les juges fassent simplement leur boulot ? Ils condamnent uniquement pour des motifs politiques ?
Rien à voir avec les agissements du FN/RN qui a simplement pompé de l'argent illégalement ?
Ce qui est dingue c'est qu'en temps normal, ces agissements seraient purement disqualifiants pour un élu (sans même attendre une sanction judiciaire).
Lorsque Cahuzac est condamné, sa carrière politique est terminée idem pour Fillon. Mais là non. C'est même l'inverse qui se passe, plus les malversations sont avérées, plus la justice condamne et plus les électeurs sont défiants de la justice. Avoir des gens au pouvoir qui ont été convaincus d'escroquerie serait vraiment catastrophique...
Donc Melenchon et Chikirou seraient inéligibles ?
On ne voit pas ce que Marine pourrait raisonnablement attendre d'une magistrature qui lui est hostile.
Les menaces de Trump contre les juges qui ont sanctionné Marine ne pourront que pousser la Cour d'Appel à afficher son indépendance et confirmer la peine.
Le seul point qui pourrait pousser les juges à revoir leur copie c'est s'ils estimaient que Jordan rassemble encore plus que Marine, suffisamment plus pour permettre le basculement vers la victoire du RN ...
Donc à aucun moment vous n'estimez possible que les juges fassent simplement leur boulot ? Ils condamnent uniquement pour des motifs politiques ?
Rien à voir avec les agissements du FN/RN qui a simplement pompé de l'argent illégalement ?
Ce qui est dingue c'est qu'en temps normal, ces agissements seraient purement disqualifiants pour un élu (sans même attendre une sanction judiciaire).
Lorsque Cahuzac est condamné, sa carrière politique est terminée idem pour Fillon. Mais là non. C'est même l'inverse qui se passe, plus les malversations sont avérées, plus la justice condamne et plus les électeurs sont défiants de la justice. Avoir des gens au pouvoir qui ont été convaincus d'escroquerie serait vraiment catastrophique...
Il faudrait que les juges soient élus, comme en Amérique. La France est gangrenée par ces juges gauchistes qui se permettent de faire de la politique.
Il n'y a pas de système parfait mais des juges élus se retrouvent tôt ou tard à être redevables à ceux qui ont financé leur campagne électorale...
Peu importe que ce soit elle ou Bardella, le RN va encore perdre en 2027.
Make Socialism Great again
Il faudrait que les juges soient élus, comme en Amérique. La France est gangrenée par ces juges gauchistes qui se permettent de faire de la politique.
On ne voit pas ce que Marine pourrait raisonnablement attendre d'une magistrature qui lui est hostile.
Les menaces de Trump contre les juges qui ont sanctionné Marine ne pourront que pousser la Cour d'Appel à afficher son indépendance et confirmer la peine.
Le seul point qui pourrait pousser les juges à revoir leur copie c'est s'ils estimaient que Jordan rassemble encore plus que Marine, suffisamment plus pour permettre le basculement vers la victoire du RN ...
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?