challenges
Le géant du luxe LVMH a annoncé avoir racheté aujourd'hui comme prévu les magazines Challenges, Sciences et Avenir ainsi que La Recherche, dont il veut assurer "la pérennité", selon un communiqué. L'homme d'affaires Claude Perdriel, qui en était l'actionnaire majoritaire jusqu'alors, avait convenu de cette cession, pour un euro symbolique. Il s'est ainsi retiré de la presse à l'âge de 99 ans, après soixante années dans cet univers.
Propriété du milliardaire Bernard Arnault, LVMH était entré dès 2020 à hauteur de 40% au capital des Éditions Croque Futur, qui publient les trois titres. "Cette acquisition permettra aux Éditions Croque Futur de dynamiser le développement et la diffusion de ses trois titres, notamment sur le numérique, et de contribuer ainsi à leur pérennité", a affirmé LVMH.
Le groupe a aussi la volonté de "promouvoir une information de qualité et la culture scientifique ainsi que sa vulgarisation". Mais dans un communiqué commun, les sociétés des journalistes des trois magazines ainsi que leurs délégués syndicaux et le comité social et économique (CSE) ont évoqué "un saut dans le vide" avec cette vente, alors qu'"une véritable défiance s'est installée" envers LVMH.
En novembre, les rédactions de Challenges, Sciences et Avenir et La Recherche avaient demandé à Bernard Arnault, sans succès selon elles, de signer leurs "chartes d'indépendance" sous leurs formes actuelles. Mardi, elles ont demandé à nouveau, avec les délégués syndicaux, "des gages de bonne volonté": "des perspectives d'avenir crédibles, des engagements clairs sur l'emploi, la signature de la charte d'indépendance actuelle de Challenges et l'octroi de garanties similaires pour Sciences et Avenir et La Recherche".
De son côté, Maurice Szafran, conseiller de Claude Perdriel tout juste nommé président des Éditions Croque Futur et directeur de la publication des trois titres, a souligné que leur "objectif commun serait d'entamer [leur] redressement économique dans un marché de la presse plus difficile et complexe que jamais".
"Avec le soutien actif de LVMH, ces défis collectifs deviennent atteignables", a-t-il ajouté dans un message aux rédactions consulté par l'AFP. LVMH détient déjà, entre autres, le groupe Les Échos-Le Parisien, qui comprend les quotidiens éponymes et Radio Classique.
Il a aussi racheté cette année la totalité du quotidien libéral L'Opinion et du site d'actualité financière L'Agefi, dont il détenait déjà des parts.
L'ONG Reporters sans frontières et des syndicats de journalistes ont saisi en décembre la justice administrative et l'Autorité de la concurrence pour examiner les conséquences du rachat de Challenges.
Entre juillet 2024 et juin 2025, l'hebdomadaire Challenges s'est écoulé en moyenne à 135.000 exemplaires et le mensuel Sciences et Avenir à 175.000 exemplaires, selon l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM). La Recherche est un trimestriel.
Vos réactions
Quelle naïveté !
L'aveuglement c'est plutôt de voir un objectif politique ou idéologique dans le rachat du trimestriel "la recherche" et du mensuel "sciences et vie" !
La couverture de Challenge "l'appel des patrons" laissez nous créer de l'emploi et de la prospérité, quelle honte !: ça rappelle le pin's mensonger "1 million d'emploi" de Pierre Gataz.
Quelle lavage de cerveau infecte ! Ces médias aux mains des plus riches c'est l'enfer absolu.
Sciences et Avenir, La Recherche ... ces rachats ressemblent pour l'instant plutôt à du mécénat à bon marché.
Quelle naïveté !
Sciences et Avenir, La Recherche ... ces rachats ressemblent pour l'instant plutôt à du mécénat à bon marché.
Arnault veut tous ses médias à l'unisson pour nous imposer un nouveau Macron en 2027. Brainwashing et dévoiement de la démocratie.
Pas faux.
Arnault veut tous ses médias à l'unisson pour nous imposer un nouveau Macron en 2027. Brainwashing et dévoiement de la démocratie.
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