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Le traitement Beyfortus, destiné à immuniser les bébés contre le principal virus à l'origine de la bronchiolite, est plus efficace que son principal concurrent Abrysvo, selon une étude

Le traitement Beyfortus, destiné à immuniser les bébés contre le principal virus à l'origine de la bronchiolite, est plus efficace que son principal concurrent Abrysvo, un vaccin qui se donne en fin de grossesse pour protéger le nouveau-né, conclut une étude.

"Comparée à la vaccination de la mère avec le vaccin RSVpreF (Abrysvo), l'immunisation passive du nourrisson avec le nirsevimab (Beyfortus) est associée à un moindre risque d'hospitalisations et de complications graves liées au virus respiratoire syncytial (VRS)", explique cette étude publiée dans la revue Jama à partir de données recueillies en France lors de l'hiver 2024/2025.

Pour autant, "ces résultats ne doivent pas être pris comme une preuve de l'inefficacité" d'Abrysvo, préviennent les auteurs, soulignant que les deux traitements restent largement efficaces.

L'apparition de traitements protégeant les bébés contre le VRS est l'une des grandes innovations médicales des dernières années. Ce virus est la principale cause de bronchiolite, une affection respiratoire qui touche de nombreux bébés: généralement sans gravité, elle peut néanmoins en conduire certains à l'hôpital, en particulier lors de leurs premiers mois.

Les deux grands concurrents sont l'Abrysvo de Pfizer, vaccin qui se donne en fin de grossesse pour que la mère transmette son immunité à son bébé, et le Beyfortus, développé par AstraZeneca et Sanofi, qui administre directement au bébé les anticorps devant le protéger.

A travers le monde, certains pays ont choisi de plutôt déployer l'Abrysvo (Royaume-Uni, Argentine), d'autres le Beyfortus (Espagne) car l'efficacité de ces deux traitements est désormais bien prouvée, ainsi que leur sécurité.

Mais, alors qu'ils poursuivent un but semblable avec des moyens différents, leur efficacité respective n'a jamais été comparée directement. C'est ce que fait l'étude du Jama, réalisée en France, l'un des quelques pays ayant largement proposé les deux traitements à la fois.

Les chercheurs, issus du groupement Epi-Phare qui réunit l'agence du médicament (ANSM) et l'Assurance maladie, ont comparé des données sur des dizaines de milliers de bébés français lors de la saison 2024/2025. Ils en concluent que les bébés immunisés avec Beyfortus avaient 25% de risque en moins d'être hospitalisés à cause du VRS par rapport à ceux dont la mère a reçu Abrysvo.

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