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L’immigration nette au Royaume-Uni a chuté de près 69% ces derniers mois, conséquence notamment des restrictions sur les visas de travail

L’immigration nette au Royaume-Uni a chuté de près 69% sur un an à fin juin 2025, a indiqué l'Office national des statistiques, conséquence des restrictions sur les visas de travail et d'études introduites avant l'arrivée des travaillistes au pouvoir en 2024. Au total, environ 898.000 personnes sont entrées sur le territoire entre juillet 2024 et juin 2025, et 693.000 l'ont quitté sur la même période, ce qui porte à 204.000 le chiffre de l'immigration nette. Ces données confirment la baisse de l'immigration nette depuis le pic atteint en 2023, sous l'effet essentiellement des politiques du précédent gouvernement conservateur de Rishi Sunak, au pouvoir jusqu'en juillet 2024.

Il avait notamment durci les conditions d'installation au Royaume-Uni, en interdisant le regroupement familial pour les étudiants et travailleurs étrangers employés dans le secteur de la santé, et en augmentant le salaire minimum exigé dans le cadre d'un visa de travail. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer a depuis poursuivi cette politique, en relevant le niveau de ressources exigé pour les visas étudiants ou le niveau de qualification requis pour certains métiers ouverts aux visas de travail.

«L'immigration nette est à son plus bas niveau depuis 2021», a souligné Mary Gregory, directrice des données de population à l'ONS. Les chiffres pour l'ensemble de l'année 2025 seront publiés en mai 2026. L'ONS a aussi récemment revu à la baisse son estimation pour l'année 2024: l'immigration nette s'était élevée à 345.000, en recul de plus de moitié par rapport à 2023. La ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood s'est félicitée de cette baisse et a promis «d'aller plus loin parce que le rythme et le niveau d'immigration créent une pression immense sur nos communautés locales».

Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur a publié jeudi ses propres statistiques migratoires sur la période allant d'octobre 2024 à septembre 2025. 51.000 personnes sont arrivées de manière irrégulière dans le pays sur cette période, dont 46.000 sur de petits bateaux venant de France. Les demandes d'asile ont progressé de 13% sur un an, à 111.000. 32% des demandeurs d'asile, soit 36.273 personnes, étaient hébergés dans des hôtels, en hausse de 2% sur un an. Ce type d'hébergement est très critiqué, et a été à l'origine de manifestations dans certaines villes. Le gouvernement travailliste a promis de cesser d'y avoir recours d'ici 2029, notamment en logeant les demandeurs d'asile sur des sites militaires. Il a aussi annoncé ce mois-ci un durcissement de sa politique d'asile.

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