20/11 10:16

L’Assemblée nationale a approuvé la mise en place d’une taxe de deux euros ciblant les petits colis d’une valeur inférieure à 150 euros d’origine extra-européenne

L’Assemblée nationale a approuvé mercredi la mise en place d’une taxe de deux euros ciblant les « petits colis » d’une valeur inférieure à 150 euros d’origine extra-européenne, qui servira à financer les dispositifs pour contrôler ces produits.

208 députés contre 87 ont approuvé cette mesure proposée par le gouvernement dans le cadre de l’examen en première lecture du budget de l’Etat. Le RN a voté contre, la gauche, la coalition gouvernementale et le groupe ciottiste UDR, allié de Marine Le Pen, pour.

La mesure a suscité de vifs débats, le Rassemblement national dénonçant une « taxe sur la consommation populaire et les classes moyennes », quand la ministre Amélie de Montchalin (Comptes publics) a défendu une « redevance » destinée à contrôler des produits souvent « dangereux ».

Ces discussions interviennent alors que la plateforme de commerce en ligne d’origine chinoise Shein est sous le feu des critiques, accusée de vendre de nombreux produits non conformes et illicites.

« Ce n’est pas une taxe pour empêcher la concurrence déloyale chinoise, c’est une taxe sur la consommation populaire et les classes moyennes », a dénoncé le député Jean-Philippe Tanguy (RN).

« Faire croire aux Français qu’en taxant les petits colis, vous arriverez à augmenter de manière spectaculaire le nombre de contrôles, c’est se moquer du monde », a renchéri la présidente du groupe, Marine Le Pen, soulignant que « l’année dernière, 0,125 % de colis ont été vérifiés ».

La France insoumise s’est également dite soucieuse des répercussions de la taxe sur les consommateurs, exigeant pour les protéger que les plateformes soient taxées directement et non les colis, et menaçant de voter contre la mesure.

Le gouvernement a déposé un amendement destiné à répondre à cette préoccupation, permettant que la taxe soit payée via « le tuyau de la TVA », qui est « alimenté par les plateformes ». Cela a convaincu LFI de soutenir la proposition gouvernementale.

La taxe devrait rapporter environ 500 millions d’euros, destinés selon Mme de Montchalin à financer l’achat de scanners pour contrôler les colis et embaucher des douaniers.

Elle s’est félicitée que la France mette en oeuvre la taxe « dès le 1er janvier », comme la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, neuf mois plus tôt que les autres pays de l’UE.

 

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Touché01
20/novembre/2025 - 10h36

En 2021 un texte du même tonneau avait déjà été voté, la loi Darmanin ou « anti-Amazon » sur le livre. Elle instaurait un prix plancher de 3 euros pour les frais de port des livres (neufs) vendus en ligne (c'etait gratuit avant avec Amazon).

Et voila une nouvelle couche.

 

Portrait de Touché01
20/novembre/2025 - 10h28

Il y avait déjà le timbre qui etait une taxe.

Après la taxe sur le poids, voici la taxe sur la valeur déclarée.

 

Portrait de MacPhisto
20/novembre/2025 - 10h23

Oh, les nuls ont créé une nouvelle taxe!