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Toxicomanes aux Halles - Une boulangère témoigne depuis le tribunal dans "Morandini Live": "Les clients ne viennent plus, ils ont peur. Je suis au bord de l’expulsion" - Regardez

Ce matin, Sylvie, boulangère dans le quartier des Halles à Paris, touché par le trafic de stupéfiants et les toxicomanes, était l'invitée de Jean-Marc Morandini dans "Morandini Live" sur CNews. Il y a deux mois, elle témoignait dans l'émission pour évoquer sa situation.

"Je suis en direct du palais de Justice de Paris. C'est mon audience. Je ne sais pas si je vais perdre toute ma vie de travail. La rue Turbigo s'est légèrement assainie. C'est très bien que madame Dati ait visité le tunnel [de Chatelet]. Bravo à elle. C'est la première qui y rentre. Par contre, elle n'a pas traversé la rue pour venir me rendre visite malgré les lettres que je lui ai envoyées", a-t-elle débuté.

Et d'ajouter : "Je suis en détresse. La mairie de Paris ne fait rien ! J'ai écrit à Madame Macron qui m'a dit qu'elle ne pouvait rien faire. J'ai pris des risques, je me suis fait menacer de mort. On a menacé de faire bruler mon commerce. On m'attend à 3h devant la porte de mon immeuble. Que les politiques fassent ce qu'ils faut, il faudrait s'occuper des commerces qui ferment dans cette rue".

"Je suis scandalisée. Je me bats jour et nuit. Je me lève à 2h du matin pour faire tourner cette maison, pour offrir du travail à mon équipe. Aujourd'hui, je suis au bord de l'expulsion. Depuis le 10 juillet, une expulsion a été signée. J'attends les huissiers d'une journée à l'autre. Je ne sais pas ce qu'il va se passer. Je me défends. Ça me rend malade. Je ne peux pas abandonner, ce n'est pas dans ma personnalité. D'après la mairie, il ne faut pas parler aux médias, parce que vous vous servez de moi", a poursuivi Sylvie.

"Des personnes passent devant ma boutique et m'insultent de facho et de raciste (...) Les gens ne veulent plus venir. Il va falloir récupérer cette clientèle. J'ai perdu 24% de mon chiffre d'affaires en un an. Il y a des graffitis partout. J'ai besoin que les gens agissent, que la mairie prenne les choses en main. Sur place, j'ai vu des armes blanches, des couteaux, des bouteilles pour se massacrer", a-t-elle conclu en affirmant que "les clients se sauvent les uns après les autres".

 

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Vos réactions

Portrait de Touché01
12/novembre/2025 - 13h31

Et bientôt peut être une salle de shoot directement aux halles (plutôt que seulement loin a Lariboisière).

En 2020-2021, la mairie de Paris a obtenu une autorisation pour plusieurs nouvelles salles, dont une aux Halles. Si le socialiste Grégoire ou la lfi chikirou emportent la mairie cela pourrait se faire ...