tgv Un « coup de force à la mode CGT »: dans toute la France, électriciens et gaziers ont entamé aujourd'hui une grève de 24 heures reconductible pour leurs salaires et la fiscalité de l’énergie, un mouvement sans lien direct avec les mobilisations à venir contre l’exécutif, mais qui pourrait donner un signe de la colère sociale en cette rentrée.
A la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime), où travaillent 1.300 personnes, « le filtrage a commencé à 04H30 ce matin, sur les postes en quart on affiche aujourd’hui 90% de grévistes », a affirmé à l’AFP Nicolas Vincent, délégué syndical CGT.
« Les salariés ont voté la grève et un filtrage "soft" (ralentissement de l’entrée des salariés pour ralentir l’activité, NDLR) pour une seule journée (mardi NDLR) pour commencer, ensuite on laissera la place aux négociations et si on n’obtient pas gain de cause, on durcira le mouvement » avec un blocage « total » de la centrale, a-t-il ajouté.
La CGT a appelé de longue date l’ensemble des salariés de l’électricité et du gaz à faire grève: « on a passé la barre des 220 piquets de grève », a déclaré lundi Mathieu Pineau, secrétaire fédéral de la FNME-CGT, premier syndicat du secteur, lors d’une réunion d’information des salariés.
Le syndicat réclame l’abrogation de la dernière réforme des retraites, une baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur les factures d’énergie et des mesures salariales comme l’alignement sur le Smic du premier échelon de la grille des salaires, actuellement inférieur de 9% au salaire minimum et une revalorisation des indemnités d’astreintes, notamment.
La CGT est seule à ce stade, à appeler à la grève. Certains syndicats, comme la CFDT, partagent une part de ses préoccupations, mais souhaitent « discuter avec les employeurs », avant d’envisager d’autres actions.
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