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Les crimes et délits racistes, xénophobes ou antireligieux ont augmenté de 11% en 2024, selon un rapport du ministère de l’Intérieur - Des chiffres qui étaient déjà en forte hausse en 2023

Un rapport du service statistique du ministère de l’Intérieur (SSMSI) publié fait état d’une hausse de 11% des crimes ou délits à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux en 2024 avec 9.350 faits recensés, des chiffres déjà en forte hausse en 2023.

L'an dernier a également été marqué par 6.985 contraventions pour les mêmes motifs (+6%). La police nationale et la gendarmerie nationale ont enregistré au total «plus de 16.000 infractions à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux sur l'ensemble du territoire» au cours de l'année 2024, d’après le rapport.

Comme les années précédentes, les crimes et délits à caractère raciste ont principalement été des injures publiques (52%), des menaces, ou du chantage (20%). «Les discriminations et provocations représentent 10%» des faits, selon le rapport. Les atteintes aux biens ont été nettement plus rares (5%) tout comme les atteintes à la vie et violences (6%, avec «cinq homicides recensés en 2024»). Du côté des contraventions à caractère raciste, la quasi-totalité a concerné des injures non-publiques (98% du total).

En 2024, les services de sécurité ont également enregistré «9.700 victimes de crimes et délits à caractère raciste». Parmi les personnes victimes «les hommes, les personnes âgées de 25 à 54 ans et les étrangers ressortissants d’un pays d’Afrique sont surreprésentés», explique le rapport. Environ 5.000 personnes ont été mises en cause par les services de sécurité, «dont plus de la moitié a entre 25 et 54 ans».

Géographiquement, Paris «se détache nettement» avec un taux de crimes ou délits à caractère raciste «de 3 à 4 fois supérieur à la moyenne nationale». Mais ce taux particulièrement élevé dans la capitale «peut en partie être lié à son attractivité», que ce soit pour le travail ou le tourisme, note le texte.

Le rapport rappelle aussi que la hausse «reflète à la fois l’évolution du phénomène en lui-même mais également celle de la propension de la population à déclarer ces actes et l’amélioration de leur prise en compte par les services de sécurité». En 2023, la hausse des crimes et délits avait atteint quelque 30%, «essentiellement au cours du dernier trimestre, dans un contexte de fortes tensions au Proche-Orient », rappelle le rapport. Sur deux ans, la hausse des crimes et délits atteint 44%.

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