James Handy En 2024, plus de 30 personnes âgées ont été retrouvées mortes chez elles, des semaines, des mois voire des années après leur décès, selon un bilan publié par l'association Les petits frères des pauvres qui alerte sur ces "morts solitaires".
Ces "morts solitaires, qui ne touchent pas seulement les aînés, sont la conséquence la plus extrême de l'isolement social", souligne dans un communiqué l'association qui publie chaque année ce décompte.
Face à ces "situations inacceptables" et à l'absence de statistique officielle, l'association appelle les pouvoirs publics à créer en urgence un "observatoire de la mort solitaire". Elle appelle également à "mener des expérimentations" avec les établissements bancaires, la Poste, les distributeurs d'énergie, les services du Trésor Public pour "tester la mise en place d'un système d'alerte en cas d'anomalie (aucun mouvement sur les comptes bancaires, plus de consommation d'énergie, boîte aux lettres qui déborde...)".
Elle plaide enfin pour un renforcement de la coordination des acteurs du territoire afin de "mieux identifier les personnes âgées isolées" et un développement des "solidarités du voisinage". Selon le dernier baromètre de l'association publié en 2021, 530 000 personnes âgées de 60 ans et plus se trouvent en situation de mort sociale en France.
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