09/12/2024 17:54

EN DIRECT - Chute de Bachar al-Assad en Syrie: La France travaille sur «une suspension des dossiers d’asile en cours provenant de Syrie» - Les autorités suédoises vont suspendre l'examen des demandes d'asile de réfugiés syriens ainsi que leurs expulsions

17h54: "Le Hamas félicite le peuple syrien frère pour son succès dans la réalisation de ses aspirations à la liberté et à la justice, et appelle toutes les composantes du peuple syrien à unir leurs rangs", indique-l'organisation islamiste dans un communiqué. 

17h09: "Israël a lancé des frappes aériennes contre des sites militaires syriens à différents endroits, notamment sur la côte, dans la province de Deraa (sud) et dans la capitale", a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). 

16h41: La France travaille sur "une suspension des dossiers d’asile en cours provenant de Syrie", "sur le même modèle que ce que fait l'Allemagne", a appris Le Figaro du ministère de l’Intérieur.

«Nous devrions aboutir dans les heures qui viennent à une décision», a ajouté la même source.

16h37: Les autorités suédoises ont annoncé lundi qu'elles allaient suspendre l'examen des demandes d'asile de réfugiés syriens ainsi que leurs expulsions, au lendemain de la chute de Bachar al-Assad en Syrie. "Compte tenu de la situation, il n'est tout simplement pas possible d'évaluer les motifs de protection à l'heure actuelle", a déclaré Carl Bexelius, responsable des affaires juridiques à l'office national suédois des Migrations dans un communiqué. La décision formelle sera prise mardi.

16h00: L'Allemagne, pays de l'UE qui accueille la plus importante diaspora syrienne, a suspendu les décisions sur les demandes d'asile en cours d'exilés syriens au lendemain de la chute du régime de Bachar el-Assad, a annoncé lundi la ministre de l'Intérieur allemande.

Etant donné « l'incertitude actuelle », l'Office fédéral de l'immigration et des réfugiés a « décrété aujourd'hui un gel des décisions pour les procédures d'asile actuellement encore en cours » des migrants syriens, a déclaré Nancy Faeser dans un communiqué.

« La fin de la tyrannie brutale du dictateur syrien Assad est un grand soulagement pour de nombreuses personnes qui ont souffert de la torture, du meurtre et de la terreur », a estimé la ministre.

De nombreux Syriens qui ont trouvé refuge en Allemagne depuis la grande crise migratoire des années 2015-2016 « ont désormais enfin l'espoir de retourner dans leur patrie syrienne et de reconstruire leur pays », ajoute-t-elle.

Moins de 48H après le renversement du président Assad, le débat d'un retour des migrants syriens a déjà été lancé dans la première économie européenne en campagne électorale, notamment par l'extrême droite et la droite conservatrice.

La situation actuelle en Syrie reste toutefois « très confuse », ajoute la ministre de l'Intérieur, après la fuite du président chassé par une offensive spectaculaire de rebelles islamistes qui a mis fin dimanche à un demi-siècle de règne sans partage de son clan familial.

« Les possibilités concrètes de retour ne sont pas encore prévisibles pour le moment et il ne serait pas sérieux de spéculer à ce sujet dans une situation aussi volatile », souligne-t-elle encore. 

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 974.136 personnes de nationalité syrienne résident actuellement en Allemagne. 

Parmi elles, 5.090 ont été reconnues comme éligibles à l'asile, 321.444 ont obtenu le statut de réfugié et 329.242 ont bénéficié d'une protection subsidiaire, un sursis plus temporaire, tandis que des dizaines de milliers d'autres cas restent en suspens. 

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Sebastian Fischer, a souligné lundi que des combats avaient toujours lieu en Syrie.  « Le fait que le régime d'Assad ait pris fin n'est malheureusement pas une garantie d'une évolution pacifique », a-t-il déclaré lors d'un point de presse. 

Il reste à voir si cette nouvelle situation entraînera de nouveaux mouvements migratoires ou « si, au contraire, la situation se stabilise, et les personnes déplacées et les réfugiés auront la possibilité de retourner dans leur patrie à long terme », a déclaré M. Fischer.

15h44: Les autorités autrichiennes ont annoncé lundi, au lendemain de la chute du régime du président Bachar el-Assad en Syrie, suspendre les demandes d'asile des réfugiés de ce pays et préparer « un programme d'expulsion ».

« A partir de maintenant, l'ensemble des procédures en cours vont être stoppées », a déclaré le ministère de l'Intérieur autrichien dans un communiqué. Environ 7.300 dossiers sont concernés par cette décision parmi les quelque 100.000 Syriens vivant en Autriche, un des pays qui en a accueilli le plus en Europe. Le cas de ceux qui se sont déjà vu accorder l'asile va également être réexaminé. Le regroupement familial est de même suspendu.

« Dans ce contexte, j'ai chargé le ministère de préparer un programme de rapatriement et d'expulsion vers la Syrie », a ajouté le ministre de l'Intérieur Gerhard Karner. « La situation politique en Syrie a fondamentalement changé, avec une soudaine accélération des événements ces derniers jours », a souligné le ministère, jugeant « important de réévaluer la situation ».

Depuis 2015, environ 87.000 Syriens ont reçu une réponse positive à leur demande d'asile dans le pays de neuf millions d'habitants.

Mais le chancelier conservateur Karl Nehammer a durci les mesures ces dernières années face à la poussée de l'extrême droite, qui a remporté pour la première fois les législatives fin septembre. Faute de partenaires pour gouverner, elle est exclue des négociations en cours pour former un nouveau gouvernement.

Le président Bachar el-Assad a fui la Syrie, chassé par une offensive spectaculaire des rebelles islamistes, un tournant de l'histoire qui a mis fin dimanche à un demi-siècle de règne sans partage de son clan familial. Tout en saluant la chute du pouvoir, plusieurs pays ont exhorté les Syriens à éviter le piège de l'extrémisme.

12h07: La présidence russe a refusé lundi de confirmer la présence de Bachar al-Assad en Russie, après que les agences de presse russes, citant une source au Kremlin, eurent indiqué que le dirigeant syrien y avait trouvé refuge avec sa famille.

« Je n'ai rien à vous dire sur les allées et venues du président Assad », a assuré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, précisant qu'« il n'y a pas de réunion (prévue entre Poutine et Assad) dans l'agenda officiel du président » russe.

Les agences de presse russes ont annoncé dimanche soir, en citant une source au Kremlin, que Bachar al-Assad, allié de la Russie, et sa famille se trouvaient à Moscou, après avoir quitté la Syrie à la suite d'une offensive éclair de groupes rebelles menés par des islamistes radicaux.

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Vos réactions

Portrait de Poil à gratter
9/décembre/2024 - 21h28
Claire Énette a écrit :

50 coms par jour, le facho.

#VDM

une excellente synthèse

Portrait de Markololo
9/décembre/2024 - 16h13

Qui enquête réellement sur ces "réfugiés" et fait le tri ?

Des personnes qui certes fuient une dictature, mais qui se révèlent être juste des partisans d'une autre forme de tyrannie n'ont tout simplement par leur place en Europe. Cela doit être un fait et l'accueil sans condition d'afghans ou autres est le pire message que l'on puisse envoyer.

Combien de Khomeini faudra-t-il pour que ceux qui décident retiennent les leçons de l'Histoire ?

Il faut être complètement débile quand on voit en Allemagne des manifestations organisées encore cette année par Muslim Interaktiv qui appellent à la mise en place de la charia sur le territoire allemand et ne pas expulser immédiatement tous les participants en commençant par leur retirer s'ils en ont, l'une ou l'autre des nationalités européennes.