Emmanuel Macron 17h06: Des agriculteurs de la CR82 et de la CR47 bloquent actuellement une plateforme Intermarché à Montauban.
️ PLATEFORME ALIMENTAIRE NEUTRALISÉE À MONTAUBAN !
— Résistance Paysanne (@ResistPaysans) November 20, 2024
Des agriculteurs de la CR82 et de la CR47 bloquent actuellement une plateforme Intermarché à Montauban.
ATTENTION AUX PÉNURIES DANS LES JOURS QUI VIENNENT… #RevoltePaysanne pic.twitter.com/vrbSqjX9XJ
15h40: Des agriculteurs, faisant partie du convoi qui a pris la route direction Bordeaux, ont pris pour cible le Leclerc de Marmande, comme le montrent les images de nos confrères de CLPRESS.
Les #AgriculteursEnColère de la Coordination Rurale s’apprêtent à quitter la préfecture d’Agen pour mener de nouvelles actions à Bordeaux. pic.twitter.com/Ulqe15DgL3
— CLPRESS / Agence de presse (@CLPRESSFR) November 20, 2024
13h22: Le blocage de l’autoroute A9 au Boulou (sud), dans le sens Espagne-France, installé mardi par les agriculteurs de la CR, a été levé mercredi à la mi-journée, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
La CR avait annoncé être là « pour tenir longtemps » mais disait mercredi matin attendre « des relais ».
Ce nouvel épisode de manifestations agricoles intervient à quelques semaines d’élections professionnelles, où le deuxième syndicat du secteur entend briser l’hégémonie de l’alliance majoritaire FNSEA-Jeunes agriculteurs (JA).
A la tête de trois chambres d’agriculture (Lot-et-Garonne, Vienne, Haute-Vienne), la CR entend en « prendre 15 à 20 » à la FNSEA à l’issue des élections de janvier, qui détermineront la gouvernance de ces chambres et les subsides versés à chacun
11h15: Des agriculteurs manifestent mercredi pour le troisième jour consécutif en France, avec la Coordination rurale à la manoeuvre, le gouvernement condamnant des dégradations et des blocages « pas acceptables » dans six départements mardi soir. Au péage du Boulou, tout près de la frontière franco-espagnole entre Barcelone et Perpignan, le blocage installé mardi midi dans le sens Espagne-France sur l’A9 tient toujours.
« On est toujours bien accroché à notre action, on a le renfort de gens qui n’étaient pas là hier », a expliqué à l’AFP Philippe Maydat, président de la Coordination rurale (CR) des Pyrénées-Orientales. Pour le deuxième syndicat agricole, qui a lancé une vague d’actions mardi, le but est de bloquer « dans la durée » le trafic de poids lourds allant de l’Espagne vers la France.
Selon les autorités françaises, en lien avec leurs homologues espagnoles, « des déviations ont été mises en place pour limiter les perturbations ». D’autres actions de la CR sont attendues mercredi en Occitanie, où un autre blocage est annoncé dans la matinée au niveau de la frontière espagnole à Fos, en Haute-Garonne.
A l’autre bout de la France, à Charleville-Mézières, des agriculteurs ont passé la nuit devant la préfecture des Ardennes, à l’appel également de la CR. Ils ont installé de la paille dans des bétaillères et dormi dans des sacs de couchage, selon le responsable syndical Thierry Lebègue.
Ils comptent encore rester sur place une partie de la journée et ensuite « sans doute aller bloquer les frontières et on espère que ça suive un peu partout, jusqu’à l’Allemagne », a-t-il expliqué à l’AFP.
Alors que l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes agriculteurs (JA) a aussi manifesté en début de semaine, avec des actions symboliques comme l’allumage de « feux de la colère » à la nuit tombée, la CR a choisi des modes de protestation plus virulents.
Mardi, outre le blocage à la frontière espagnole, des manifestants de la CR ont déversé des déchets et du fumier devant plusieurs préfectures. A Guéret, la porte d’entrée de l’Office français de la biodiversité a été forcée.
Selon des images diffusées par le journal La Montagne, il s’agissait de manifestants avec des bonnets jaunes et des gilets de la Coordination rurale.
Mercredi matin, la ministre de l’Agriculture a estimé sur France 2 que les « actes de dégradation, de blocage à la frontière espagnole » n’étaient « pas acceptables » et risquaient d’entamer la « sympathie » des Français envers la profession.
10h09: Le président du syndicat agricole majoritaire FNSEA a annoncé mercredi de nouvelles actions « mardi, mercredi et jeudi » prochains « sur le terrain », qui cibleront des administrations afin de dénoncer les « entraves » à l’agriculture.
« Nous avons décidé hier soir que dès la semaine prochaine, mardi, mercredi et jeudi, à l’initiative des départements, nous serons à nouveau sur le terrain avec les Jeunes agriculteurs pour dénoncer les entraves à l’agriculture et tout ce qui aujourd’hui contraint notre activité », a déclaré Arnaud Rousseau sur franceinfo.
L’alliance majoritaire FNSEA-Jeunes agriculteurs a déjà organisé des actions cette semaine, lundi et mardi, « dans 85 » départements.
La semaine prochaine, « dans chaque département », ces syndicats « cibleront des contraintes ou des entraves qu’ils jugent importantes. Ça peut être des représentants de l’Etat, des agences, ça peut être des liens avec les administrations. C’est eux qui décideront », a esquissé Arnaud Rousseau.
« L’objectif est encore une fois de mettre la pression pour dénoncer aujourd’hui ce qui n’est pas acceptable. Et, je le redis, toujours dans le respect des biens et des personnes », a-t-il ajouté.
Les manifestants défendront notamment le retour de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, réclamé par les producteurs de noisettes et de betteraves à sucre. Nocif pour les pollinisateurs, il est interdit en France mais utilisé dans d’autres pays de l’Union européenne.
« Je redis que l’écologie est une préoccupation pour les agriculteurs, mais (...) nous mettre dans des impasses, arrêter la production en France et l’importer d’ailleurs, ça ne fait pas avancer la France », a estimé Arnaud Rousseau.
09h45: La ministre de l’Agriculture a déclaré mercredi que les « actes de dégradation, de blocage à la frontière espagnole » à l’initiative du syndicat Coordination rurale n’étaient « pas acceptables » et risquaient d’entamer la « sympathie » des Français envers la profession.
« S’en prendre aux biens, s’en prendre aux personnes, bloquer durablement le pays, ça n’est pas acceptable. Et je le dis aux membres de la Coordination rurale qui, dans six départements de France hier soir, se sont livrés à des actes de dégradation, de blocage à la frontière espagnole », a dit Annie Genevard sur France 2. « Je pense que ce n’est pas raisonnable et ça ne sert pas la cause agricole », a-t-elle ajouté.
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"S'en prendre aux biens, bloquer durablement le pays ce n'est pas acceptable. (...) Je pense qu'on peut dialoguer sans violences."
— Telematin (@telematin) November 20, 2024
@AnnieGenevard, ministre de l'Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la Forêt, répond aux agriculteurs mobilisés. #Les4V pic.twitter.com/QBrCWCBS6s
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09h36: Le point sur la situation ce matin
La mobilisation des agriculteurs est entrée dans son troisième jour avec la Coordination rurale à la manoeuvre dans le Sud-Ouest et à la frontière espagnole, le gouvernement condamnant mercredi des dégradations et des blocages « pas acceptables » dans six départements mardi soir.
La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a déclaré mercredi sur France 2 que les « actes de dégradation, de blocage à la frontière espagnole » à l’initiative de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole, n’étaient « pas acceptables » et risquaient d’entamer la « sympathie » des Français envers la profession.
« S’en prendre aux biens, s’en prendre aux personnes, bloquer durablement le pays, ça n’est pas acceptable. Et je le dis aux membres de la Coordination rurale qui, dans six départements de France hier soir, se sont livrés à des actes de dégradation, de blocage à la frontière espagnole », a dit Mme Genevard, ajoutant que cela pouvait « dissiper » le « mouvement de sympathie que les Français ont pour les agriculteurs ».
« Je pense que ce n’est pas raisonnable et ça ne sert pas la cause agricole », a-t-elle ajouté. Sur l’autoroute A9 notamment, au péage du Boulou (Pyrénées-Orientales), des agriculteurs de la CR ont établi mardi un barrage, bloquant des camions de marchandises mais laissant passer les voitures, à une dizaine de kilomètres de la frontière espagnole.
« On va bloquer l’A9, mais aussi les dépôts de carburants, les ports, les centrales d’achat. On veut provoquer un chaos et une pénurie alimentaire », avait assuré Serge Bousquet-Cassagne, figure de ce syndicat dans le Sud-Ouest, présent au Boulou.
Sur l’A9, « fleuve de fruits et légumes qui arrivent d’Espagne », il avait dit envisager « un blocage durable (...) sur plusieurs jours ».
06h52: Plusieurs dizaines d'agriculteurs qui occupaient la préfecture d'Agen ont été expulsés cette nuit par les forces de ordre. Ils refusaient de quitter les lieux sans avoir obtenu des engagements écrits de la part de la ministre de l'Agriculture Annie Genevard. "On répète les choses des milliers de fois et on n'est jamais entendu, on n'est jamais écouté. C'est insupportable", a dénoncé José Perez, co-président de la Coordination Rurale 47 le larmes aux yeux.
"Ce soir, on avait dit qu'on ne partirait pas tant qu'on n'aura pas de réponse. Et la seule réponse qu'on a eu c'est celle là: on nous a pris et on nous a sorti. C'est honteux", s'est exclamé le responsable de la Coordination Rurale. "C'est la réponse qu'on a, nous les agriculteurs, alors qu'on veut juste travailler et vivre de notre métier", a poursuivi José Perez, appelant à "une réglementation respectable".
06h02: Un débat suivi d'un vote sur le traité de libre-échange entre l'UE et des pays du Mercosur, que la France rejette en l'état, va se tenir à l'Assemblée nationale le 26 novembre, a annoncé Yaël Braun-Pivet. "J'entends la colère, les tensions, l'incompréhension des agriculteurs sur le projet d'accord UE-Mercosur.
La France y est fermement opposée", a rappelé sur X le Premier ministre Michel Barnier, en annonçant son intention de faire une déclaration à l'Assemblée nationale suivie d'un débat sur cet accord.
Vos réactions
si je divise la pac par le nombre d exploitations ca fait bcp de roros ...Alors quand j en entends certains qui disent qu ils vivent avec , a peine le rsa , je me dmande ou passe la Pac........une chose certaine c est pas dans ma poche
Tout ça ne va pas instaurer le calme....
Bizarre de lire cela de la part de quelqu'un qui souhaite le soulèvement des Français dans la plupart de ses interventions !
Une nouvelle fois qui va payer les dégâts occasionnés ??
Les pequenauds de la FNSEA et de la Coordination Rurale, n'en veulent que pour leur gueule...
un petit rappel géographico-économique : le Mercosur, (Mercado Comun del Sur) rassemble six pays - le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay et la Bolivie. Soit une zone commerciale de 280 millions de consommateurs.
Un marché qui est, pour l’heure, protégé par des droits de douane importants : 35 % sur les voitures, jusqu’à 30 % pour le vin, le champagne et le cognac, 14 à 20 % sur les machines, 18 % sur les produits chimiques.
L’accord réduirait les droits de douane de 90 % entre les pays du Mercosur et l’Union européenne ;
la France, a pourtant un déficit commercial global très important (- 99,6 milliards d’euros en 2023), mais un excédent commercial avec l’Amérique latine ..
"on est pas lapour embeter les citoyens": Ils croient peut etre que le lizier jeté(et le reste)contre la prefecture c est mr le prefet qui va prendre sa petite pelle et son sac a ordures pour ramasser....Chui Mdr...Et pdt que j y suis est ce qq un peut me dire combien touche de la pac , un paysan pour, par exemple 100 ha de cereales D avance merci
Nous avons déjà un déficit énorme et tout ce que les manifestants de tout bords font , c'est détruire le bien public ou empêcher les gens de travailler ,comme si cela servait à quelque chose. Certaines corporations on plus de moyens pour faire aboutir leurs revendications , c'est le cas de la SNCF ou des aiguilleurs du ciel , les paysans ont des revendications très crédibles et sont les premiers à souffrir , le personnel soignant également , les enseignants pas loin derrière . Malheureusement aucun gouvernement ni "homme providentiel" ne pourra , faute de moyens , résoudre rapidement tout ces problèmes . Conclusion , faire le dos rond , ne pas s'obstiner à cultiver des terres ou élever des bêtes si on sait pertinemment que ce n'est pas rentable , de toute façon la France a besoin d'autres pays pour nourrir ses habitants , pays qui n'ont pas les mêmes règles ( punitives ) , elles ..
C'est plus facile d'envoyer les flics contre des agriculteurs qui, dans l'ensemble, sont assez conciliants et obéissent plutôt rapidement aux injonctions. Par contre, le gouvernement est beaucoup plus tiède, pour ne pas dire froussard, dès lors qu'il s'agit de voyous et de casseurs. Bref, un gouvernement, un de plus mais ils font tous la même chose, très réactif et sévère avec ceux qui ne posent pas trop de problèmes, et très prudent voire conciliant avec ceux considérés comme plus dangereux. Tout cela manque cruellement de courage et je n'espère qu'une chose, c'est que les agriculteurs durcissent leurs mouvements de contestation. De tout façon, et comme par hasard, il n'y a que quand la colère descend dans la rue que les responsables politiques commencent à réfléchir à quelques solutions, juste pour calmer le jeu puisque après il ne se passe plus grand chose et que les promesses ne sont pas tenues.
Dans les quartiers chauds, le gouvernement est INCAPABLE de prendre des décisions drastiques : il a les pétoches ! Dans l’affaire du jeune délinquant qui avait refusé d’obtempérer, combien de locaux brûlés, détruits, pillés ?? C’est normal ça ? Tu casses, tu payes ? Mon c.. ! On laisse le traffic de drogue prospérer, pourrir la vie des habitants, les kalaches tirer.. Par contre on joue les musclés pour intervenir sur les barrages des agriculteurs qui ne demandent qu’une chose : travailler ! Je n’accepte pas que l’on traite nos agriculteurs comme des délinquants, des emmerdeurs… Mr le ministre de l’intérieur, je vous estime, mais ATTENTION, je n’ai pas apprécié du tout votre manière d’appréhender la colère des agriculteurs ! Allez mettre de l’ordre dans les écoles, à Science Po, dans les quartiers, sur les lieux du crack, ne venez pas jouer les gros bras avec les agriculteurs. Respectez les, dialoguez, écoutez cette France qui travaille en ne gagnant rien au final. Agriculteurs, nous vous aimons ! Nous sommes avec vous !
Ce qui est privilégié et mis en avant par le système se sont les fermes usines où les vaches ne sortent plus de l’étable. Très difficile pour les petits agriculteurs de faire concurrence à ces mastodontes.
Les racailles sont choyées , les agriculteurs sont humiliés.
La France de 2024
@Archimedes Entièrement de votre avis ! Il faut absolument soutenir nos agriculteurs, plus que jamais !
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