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Fusion entre France Télé et Radio France: L'examen du texte est reporté à l'Assemblée nationale, annonce le ministère des Relations avec le Parlement - 72% de grévistes dans les rédactions de Radio France, selon le SNJ

13h10: L’examen du projet controversé de fusion de l’audiovisuel public, prévu cette semaine à l’Assemblée, est reporté, probablement à juin, en raison du temps pris par le projet de loi agricole, a appris l’AFP auprès du ministère des Relations avec le Parlement.

La décision a été formalisée par l’envoi d’une lettre à la présidente de l’Assemblée, actant son retrait de l’ordre du jour de la semaine. Ce projet de fusion, combattu par un mouvement de grève, pourrait n’être examiné qu’en juin au plus tôt.

L’inscription du texte, déjà adopté au Sénat, sur deux jours seulement entre le projet de loi agricole et celui sur la fin de vie avait suscité de fortes crispations à l’Assemblée, et ce jusque dans le camp présidentiel, certains députés estimant que le gouvernement ne respectait pas suffisamment le débat parlementaire.

11h55: Le SNJ Radio France annonce dans un communiqué qu'il y a 72% de grévistes dans les rédactions des radios publiques ce jeudi. "Près de 3 journalistes sur 4 de Radio France étaient en grève ce matin, dont de très nombreux cadres. L'ampleur du mouvement est telle que la direction n'a pas été en mesure d'assurer la continuité d'antenne", précise le texte en ajoutant que "c’est souvent la musique qui a remplacé le programme habituel".

Ce jeudi matin, il n’y a pas eu d’antenne à France Inter, France Info, France Culture et Mouv’. A France Bleu, 26 des radios locales du réseau n’ont pas assuré leur antenne en matinale et 11 ont connu des perturbations (soit au total, 85% des antennes impactées), rapporte le SNJ dans son communiqué publié un peu avant 12h. 

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10h41: Le point sur ce que l'on sait ce matin

Tout un secteur mobilisé: de France Télévisions à Radio France, les personnels sont en grève jeudi et vendredi contre le projet de fusion éclair de l’audiovisuel public défendu par la ministre de la Culture, Rachida Dati.

L’Assemblée nationale doit théoriquement débattre de cette réforme au même moment en première lecture, avec 280 amendements au menu. Mais l’examen risque d’être repoussé au 24 juin en raison du retard pris sur un autre texte, le projet de loi agricole.

Des réseaux régionaux de France 3 ou France Bleu aux sièges parisiens, la mobilisation s’annonce massive contre ce qui est perçu comme un « passage en force ».

Jeudi matin, les antennes de Radio France sont perturbées et les émissions habituelles ont été remplacées par de la musique. Côté télévision, si l’émission Télématin sur France 2 a pu se dérouler en direct, la chaîne Franceinfo a rediffusé des programmes.

Pour assurer la retransmission du débat jeudi soir sur France 2 entre le Premier ministre Gabriel Attal et le président du RN Jordan Bardella, la direction a en outre prévu de recourir à des prestataires externes, d’après les syndicats.

Le temps est compté: voulant « rassembler les forces », la ministre de la Culture prévoit une phase transitoire avec une holding commune pour l’audiovisuel public au 1er janvier 2025, puis une fusion un an après. Quelque 16.000 salariés sont concernés.

Outre France Télévisions et Radio France, le mastodonte de l’audiovisuel rassemblerait également l’Ina (Institut national de l’audiovisuel) et France Médias Monde (RFI, France 24). L’intégration de ce dernier groupe fait cependant débat jusque dans le camp présidentiel.

Des préavis de grève ont été déposés dans ces quatre sociétés publiques, où l’on craint pour les moyens et les emplois. Un rassemblement est prévu aux abords du ministère de la Culture jeudi à 13H30.

« C’est notre survie qui se joue », ont affirmé les syndicats de Radio France lors d’une assemblée générale mercredi, en appelant à envoyer « un message radical » par la grève.

Ils préparent une autre mobilisation pour le 28 mai, pour le cas où le premier vote solennel de la réforme par les députés serait maintenu à cette date.

09h44: Aux personnels, Rachida Dati a assuré dimanche: « Je veux vous garantir non seulement une pérennité mais (aussi) votre force » dans un univers de « concurrence exacerbée », entre plateformes et réseaux sociaux. « Le moment politique est venu », selon la ministre, après une tentative de rapprochement par son prédécesseur Franck Riester stoppée par le Covid-19.

« Evidemment, on ne va uniformiser ni les métiers, ni les activités », a-t-elle aussi martelé mercredi au Sénat lors des questions au gouvernement. La société géante, dénommée « France Médias », aurait un budget de quatre milliards d’euros.

Pour accélérer, la ministre issue de LR s’est appuyée sur une proposition de loi du sénateur Laurent Lafon (Union centriste) programmant une holding, déjà adoptée en juin 2023 par la chambre haute. « Nous ne sommes pas opposés à la fusion » mais « on peut s’interroger sur le calendrier », a souligné M. Lafon sur Public Sénat mercredi. La navette parlementaire ne fait que démarrer.

Le sort de France Médias Monde ne paraît pas tranché. Le ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a affirmé que le gouvernement était finalement pour son exclusion de l’entreprise unique. Mais les discussions pourraient être serrées avec la droite, qui est à l’inverse attachée à son inclusion.

08h41: Ce matin, les antennes de Radio France sont perturbées et les émissions habituelles ont été remplacées par de la musique. Côté télévision, si l'émission Télématin sur France 2 a pu se dérouler en direct, la chaîne Franceinfo a rediffusé des programmes. Pour assurer la retransmission du débat jeudi soir sur France 2 entre le Premier ministre Gabriel Attal et le président du RN Jordan Bardella, la direction a en outre prévu de recourir à des prestataires externes, d'après les syndicats.

Le temps est compté: voulant "rassembler les forces", la ministre de la Culture prévoit une phase transitoire avec une holding commune pour l'audiovisuel public au 1er janvier 2025, puis une fusion un an après. Quelque 16.000 salariés sont concernés.

07h15: "Nos programmes sont perturbés suite à une grève des personnels"... Ce message s'affiche ce matin sur les chaînes publiques de façon plus ou moins régulière et quasiment aucun direct n'est diffusé que ce soit sur les chaînes infos comme France Info, France 24 où la matinale de France 2, mais également sur les radios publiques.

07h01: Un rassemblement est prévu aux abords du ministère de la Culture jeudi à 13H30. "C'est notre survie qui se joue", ont affirmé les syndicats de Radio France lors d'une assemblée générale mercredi, en appelant à envoyer "un message radical" par la grève. Ils préparent une autre mobilisation pour le 28 mai, pour le cas où le premier vote solennel de la réforme par les députés serait maintenu à cette date.

06h44 : Le Une de Libération contre la fusion ce matin

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06h28: Tout un secteur sur le pied de guerre: de France Télévisions à Radio France, les personnels sont en grève jeudi et vendredi contre le projet de fusion éclair de l'audiovisuel public défendu par Rachida Dati. L'Assemblée nationale doit théoriquement débattre de cette réforme au même moment en première lecture, avec 280 amendements au menu. Mais l'examen risque d'être repoussé au 24 juin en raison du retard pris sur un autre texte, le projet de loi agricole.

Des réseaux régionaux de France 3 ou France Bleu aux sièges parisiens, la mobilisation s'annonce massive contre ce qui est perçu comme un "passage en force".

Les inquiétudes sont particulièrement vives à la Maison Ronde à l'idée que la radio puisse être phagocytée par la télé.

06h02 : Le 1er journal de 6h de France 2 est supprimé et remplacé par le jeu de Sidonie Bonnec et d'Olivier Minne "Tout le monde à son mot à dire"

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05h43: Dans une tribune au Monde publiée mercredi, plus de 1.100 salariés de Radio France, dont les présentateurs Léa Salamé, Nicolas Demorand, Guillaume Erner et Nagui, ont dit leur rejet d'un projet "démagogique, inefficace et dangereux". "Pourquoi engager (le secteur) dans une fusion qui s'annonce longue, complexe, anxiogène pour les salariés, et sans réel objectif éditorial?", demandent aussi les syndicats de France Télévisions.

05h23: Aux personnels, Rachida Dati a assuré : "Je veux vous garantir non seulement une pérennité mais (aussi) votre force" dans un univers de "concurrence exacerbée", entre plateformes et réseaux sociaux.

"Le moment politique est venu", selon la ministre, après une tentative de rapprochement par son prédécesseur Franck Riester stoppée par le Covid-19. "Evidemment, on ne va uniformiser ni les métiers, ni les activités", a-t-elle aussi martelé mercredi au Sénat lors des questions au gouvernement.

La société géante, dénommée "France Médias", aurait un budget de quatre milliards d'euros.

 

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Vos réactions

Portrait de YVESM
23/mai/2024 - 21h07

Une fusion avec LFI serait plus sensée.

Portrait de LoveU4Ever
23/mai/2024 - 13h13
jediozarme a écrit :

Il est grand temps de privatiser cette chaîne propagandiste qui ne fait que servir la soupe à un pouvoir minoritaire.
4 milliards ce n’est pas rien !hein Nono

De quelle chaîne s'agit-il ? Je croyais que France Inter, France Info, FT étaient d'extrême gauche à lire tous les coms de ce forum.

Et la privatisation n'est pas le sujet...

Portrait de colindutertre
23/mai/2024 - 12h54
jediozarme a écrit :

Il est grand temps de privatiser cette chaîne propagandiste qui ne fait que servir la soupe à un pouvoir minoritaire.
4 milliards ce n’est pas rien !hein Nono

sur le fond nous sommes bien d'accord, mais imaginez-vous qu'à ce moment là n'importe qui peut acheter ....le HAMAS peut-être ? Remarquez ca ne serait pas pire  !

Portrait de Titoon
23/mai/2024 - 12h11

Pour l'argument: micron veut recréer l'ORTF:

Possible, néanmoins dans les faits rance tv, inter et compagnie sont déjà entre les mains de LFI et des mouvances wokistes donc pour ce que cela changerai....

Portrait de coco 35
23/mai/2024 - 11h32

Ces pseudos personnalités n'auront pas le courage de démissionner du service public quand ils ne sont pas d'accord de leurs directions et aussi vis-à-vis de l'actionnaire qu'est l'Etat si à dire nous les contribuables français , je souhaite que cette réforme ailles jusqu'au bout en réduisant les frais de fonctionnements 

Portrait de jediozarme
23/mai/2024 - 10h15 - depuis l'application mobile

Il est grand temps de privatiser cette chaîne propagandiste qui ne fait que servir la soupe à un pouvoir minoritaire.
4 milliards ce n’est pas rien !hein Nono

Portrait de rareudofemmoi-6934
23/mai/2024 - 10h07

Vous faites rire avec votre "retour de l'ORTF" c'est déjà le cas avec ces pseudos journalistes qui brosse Macron à longueur de journée.

Portrait de Korveg
23/mai/2024 - 10h03
remarques a écrit :

Retour d'une espèce d'ORTF pour encore mieux manipuler le téléspectateur sous couvert de pseudo économies !

Seuls les manipulables sont manipulés... et en premier chef : les complotistes !

Portrait de LoveU4Ever
23/mai/2024 - 08h48

Non au retour de l'ORTF.

Soutien aux grévistes.

Portrait de remarques
23/mai/2024 - 09h15

Retour d'une espèce d'ORTF pour encore mieux manipuler le téléspectateur sous couvert de pseudo économies !

Portrait de 8Gako8
23/mai/2024 - 11h52

ça commence déjà à faire dans leurs frocs smiley

Portrait de Cfoutoutca
23/mai/2024 - 08h23

Je trouve le projet au contraire intéressant dans le but de faire des économies payés par les français.

Portrait de Beguin
23/mai/2024 - 08h46

Oh, la belle brochette