12/03/2024 13:47

Meurtre de Bastien Payet - Soutenue par Jean-Luc Reichmann, sa mère témoigne en direct dans "Morandini Live": "Je suis à moitié morte. Ils ont pris ma santé, ils ont pris toute ma vie, mon unique enfant" - Regardez

Ce matin, Frédérique, la mère de Bastien Payet, était l'invitée en direct de Jean-Marc Morandini dans "Morandini Live" sur CNews. Le 10 mars 2019, son fils, un étudiant de 23 ans et ex-candidat des "12 coups de midi" sur TF1, a été tabassé à mort, en plein rue de Reims, par trois hommes alors qu'il rentrait chez lui. Cinq ans après les faits, malgré une instruction achevée il y a un an, les trois suspects ont été remis en liberté. Pour l'heure, aucune date pour un procès n’a été annoncée.

"Depuis cinq ans, j'ai l'impression que Bastien est passé aux oubliettes. En ce moment, c'est une période difficile. Le 10 mars, c'est jamais facile. Cette année, avec l'année bissextile, on est tombé exactement sur les mêmes jours qu'il y a cinq ans. Le vendredi où je l'ai vu pour la dernière fois, debout. Et puis la nuit d'horreur du vendredi au samedi, où il a été agressé. La nuit du samedi au dimanche, où il est mort dans mes bras", débute-t-elle.

Et d'ajouter : "Aujourd'hui, j'aimerais que le procès ait lieu, j'aimerais qu'on se fasse entendre. J'aimerais pouvoir avancer dans ma vie, en ayant ce procès. En étant reconnue en tant que victime et pouvoir avancer dans mon travail de deuil". "Le fait que les agresseurs présumés soient en liberté, c'est incompréhensible ! On peut dire qu'on n'est pas d'accord avec ça. Ca fait cinq ans qu'on attend le jugement et, eux, ils ont leur petite vie tranquille. Ils sont dehors ; mon fils est enfermé au cimetière".

"Je crois en la justice, mais j'ai de moins en moins confiance. Au début, on était très confiant et puis, maintenant, la confiance s'amenuise", poursuit Frédérique en affirmant être "touchée" par les nombreux messages de soutien - dont celui de l'animateur Jean-Luc Reichmann - qu'elle reçoit depuis quelques heures.

"Au bout de cinq ans, on estime que c'est très long, on aimerait bien que justice lui soit rendue". La maman confie que ses agresseurs présumés ont "tué son avenir, ont tué une famille". "Ils m'ont tué. Je suis à moitié morte. J'ai perdu mon travail. Je suis en invalidité. Je n'étais plus capable d'exercer ma profession de sage-femme. Je suis handicapée. Ils ont pris ma santé, ils ont pris toute ma vie, mon unique enfant. Je suis à moitié morte", conclut Frédérique dans "Morandini Live" sur CNews.

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