06/02 15:27

Un campement informel sous un pont de Paris où vivaient plus de 100 migrants démantelé vient d'être démantelé - Une cinquantaine d'exilés ont été transférés en province

Un campement informel sous un pont de Paris où vivaient plus de cent migrants a été démantelé ce matin et une cinquantaine d'exilés ont été transférés en province, a-t-on appris auprès de plusieurs organisations humanitaires.

Depuis plusieurs mois, des associations dénoncent un «nettoyage social» de la région francilienne, progressivement vidée selon elles de ses populations les plus précaires vivants à la rue en vue des Jeux olympiques 2024, tandis que les autorités font valoir que 120.000 personnes sont hébergées chaque nuit au titre de l'urgence en Île-de-France.

Mardi matin, les autorités ont procédé à l'évacuation du campement formé sous le pont Charles-de-Gaulle, qui relie la Gare de Lyon et la Gare d'Austerlitz, dans le 13e arrondissement de Paris, a indiqué sur X (ex-Twitter) le collectif Accès au droit, un observatoire interassociatif qui a publié les photos de dizaines de tentes et de matelas à même le sol, encadrés par un dispositif policier.

Parmi les personnes vivant sur ce site, 46 ont été orientées en région à bord de trois bus à destination de Strasbourg, Angers et Orléans, tandis qu'une centaine d'autres personnes sont «reparties vers d'autres campements», selon les associations. «On continue d'éloigner les exilés de Paris. (...) Après trois semaines de prise en charge, il se passera quoi ? Un retour à la rue ?», ont-elles questionné sur le réseau social. Depuis leur création en avril 2023, plus de 3300 personnes ont été orientées vers des structures d'accueil temporaire hors d'Île-de-France, des «sas» ouverts par le gouvernement pour orienter les personnes migrantes à la rue en région parisienne.

«Beaucoup des exilés rencontrés ce matin avaient des contrats de travail en Île-de-France et ne pouvaient se permettre de quitter la région et de perdre leur emploi. S'ils ne montent pas dans les bus, c'est bien qu'il y a un problème avec la destination», a déploré auprès de l'AFP Paul Alauzy, coordinateur chez Médecins du monde, présent sur place. Contactée, la préfecture de la région d'Île-de-France, responsable de ces opérations dites de mise à l'abri, n'a pas répondu dans l'immédiat.

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Vos réactions

Portrait de LEON
7/février/2024 - 10h30

En province , c.à.d.intégrés en France , à nos frais ... quand au campement il est clair qu'il va accueillir une nouvelle vague de campeurs ...

Portrait de MICMAH458
7/février/2024 - 08h36

Le surplus de migrants à Paris, Sont donc dispatchés dans les provinces françaises.  Cela s'appelle, à quelques mois des J.O., mettre la poussière sous le tapis, ou de manière un peu plus littéraire "cachez ce sein que je ne saurais voir".  Et les Maires en province, qui sont élus pour défendre leurs administrés, ne disent rien ?  et ils acceptent tout ce que les politicards décident pour eux ?  Paris n'a qu'à garder ces migrants, ou trouver une solution pour ne plus en faire venir, mais les "diluer", les "saupoudrer" dans tout le pays pour que cela se voie moins est vraiment une méthode exécrable : celle d'un gouvernement, et en 1ère ligne darmanin, incompétentes et incapables de trouver les solutions adéquates à ce problème qui continue à gangréner la France et qui finira par causer sa perte, ou à tout le moins des dégâts irréparables.

Portrait de Koikilencoute
6/février/2024 - 18h56

Le "repeuplement" de la France à la sauce Macron...

Portrait de soly
6/février/2024 - 17h59

la Province devient la poubelle de Paris. Personne n'en veut en Province. Que les bobos parisiens les gardent.

Portrait de Beguin
6/février/2024 - 16h45

Ils les cachent en province

Portrait de Korveg
6/février/2024 - 15h45

Ce ne sont pas des "exilés", mais des envahisseurs !