30/01 18:32

Agriculteurs - De très nombreux convois circulent ce soir à travers la France et sur l'A6 plusieurs dizaines de tracteurs ne sont plus qu'à 5 minutes de Rungis : "Ce sera la prochaine étape si rien n'est fait !"

18h31: Gabriel Attal reprend la parole à l'Assemblée et annonce de nouvelles mesures pour les agriculteurs "dans les prochains jours"

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18h23: De très nombreux convois de tracteurs circulent ce soir à travers la France et sur l'A6 plusieurs dizaines ne sont plus qu'à quelques minutes de Rungis

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.8h01: La Préfète de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône signale sur X de "fortes perturbations sur l’A72, l’A47 et l’A89 en direction de Lyon" en raison de "deux convois de tracteurs".

 

17h12: Les agriculteurs français poursuivent mardi le blocage d'axes stratégiques autour de Paris et ailleurs dans le pays, accentuant la pression sur le gouvernement, alors que leurs homologues espagnols ont annoncé rejoindre le mouvement européen.

La situation s'est un peu tendue en milieu de journée avec l'intervention des forces de l'ordre tentant d'empêcher dans le centre-ouest de la France l'avancée d'un convoi d'agriculteurs vers le marché de Rungis, le plus grand du monde, au sud de Paris. Ce convoi de 200 tracteurs parti d'Agen (sud-ouest) continue, à l'appel d'un syndicat minoritaire, la Coordination rurale, d'avancer vers le poumon alimentaire de la région parisienne, protégé par des blindés de gendarmerie à la demande du gouvernement. Le puissant syndicat agricole FNSEA, majoritaire, s'est désolidarisé de cette action.

Réclamant comme ailleurs en Europe de meilleurs revenus et, pour certains, moins de normes environnementales, les agriculteurs français barrent depuis lundi, avec leurs tracteurs, huit axes autoroutiers autour de la capitale, sous la surveillance de forces de l'ordre mobilisées en masse.

Malgré les menaces syndicales, le « siège » annoncé de Paris n'a jusqu'à présent pas eu lieu, et les aéroports franciliens n'ont pas été bloqués. Au total, plus d'un quart des départements français (30) ont été touchés par ce mouvement agricole européen, qui avait déjà gagné en décembre et janvier l'Allemagne mais aussi la Roumanie, la Pologne ou encore la Belgique.

En Espagne, les trois principaux syndicats agricoles ont annoncé mardi rejoindre le mouvement, avec une série de « mobilisations » dans l'ensemble du pays au cours des « prochaines semaines » pour dénoncer les réglementations européennes. Des manifestations improvisées se sont aussi déroulées ces dernières semaines en Italie, où des dizaines d'agriculteurs se disant « trahis par l'Europe » ont protesté mardi avec leurs tracteurs près de Milan (nord).

Episodes climatiques extrêmes, grippe aviaire, flambée des prix du carburant ou afflux de produits ukrainiens exemptés de droits de douane, les facteurs communs de mécontentement ne manquent pas en Europe.

Le gouvernement grec, également confronté à une contestation grandissante du monde agricole, a promis mardi d'accélérer le versement des aides financières aux agriculteurs victimes de graves inondations l'an dernier. La nouvelle politique agricole commune européenne (PAC), qui renforce depuis 2023 les obligations environnementales, et les législations du Pacte vert européen (ou « Green Deal ») - même si elles ne sont pas encore en vigueur - cristallisent tout particulièrement la colère.

A ce titre, la Commission européenne a annoncé mardi qu'elle envisageait d'adopter une nouvelle dérogation aux règles sur les jachères prévues par la PAC, qui imposent de garder 4% de jachères ou surfaces non-productives. En France, le mouvement agricole menace de dégénérer en nouvelle crise sociale un an après la vaste mobilisation contre le relèvement de l'âge de départ à la retraite.

Sur la défensive, le Premier ministre Gabriel Attal, nommé il y a moins d'un mois, a annoncé vendredi plusieurs mesures, dont l'abandon de la hausse de la taxe sur le gazole non routier, sans toutefois convaincre les syndicats majoritaires qu'il a reçus lundi en fin de journée. De « nouvelles mesures » seront prises mardi en faveur des agriculteurs, a assuré la porte-parole du gouvernement.

Cette nouvelle tempête sociale devrait figurer en bonne place dans le discours de politique générale que prononçait M. Attal dans l'après-midi devant le Parlement pour dévoiler les grands axes de son action.

Le président Emmanuel Macron, qui s'est exprimé en début d'après-midi lors d'une conférence de presse en Suède, a affirmé vouloir « réguler » au niveau européen les importations de volaille d'Ukraine, décriées par les agriculteurs, tout en prévenant que « ce serait de la facilité de tout mettre sur le dos de l’Europe ». Le chef de l'Etat s'entretiendra jeudi avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, notamment sur l'arrivée de produits ukrainiens dans l'Union et le gel de l'accord commercial controversé que Bruxelles négocie avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay).

La France a beau être le premier bénéficiaire des subventions agricoles européennes avec plus de neuf milliards d'euros par an, ses paysans dénoncent une PAC selon eux déconnectée du terrain. « La France est l'un des seuls grands pays agricoles dont les parts de marché reculent », pointait un rapport sénatorial français en septembre 2022. En vingt ans, elle est passée du deuxième au sixième rang mondial pour ses exportations - et au troisième européen, après les Pays-Bas et l'Allemagne.

Plus généralement, les agriculteurs européens dénoncent une concurrence déloyale au niveau agricole, notamment parce que les produits importés ne sont généralement pas soumis aux mêmes réglementations que dans l'UE.Le nombre d'exploitations agricoles a en outre été divisé en France par quatre en 50 ans: de 1,5 million en 1970, elles sont désormais moins de 400.000.

17h10: Gabriel Attal a annoncé le "lancement dès aujourd’hui d’un grand plan de contrôle sur la traçabilité des produits", avec l’objectif de "garantir une concurrence équitable". Notamment pour que les normes qu’on applique aux agriculteurs français "soient aussi respectées pour les marchandises étrangères", a précisé le Premier ministre au cours de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale.

16h42: Du fumier a été répandu devant la préfecture d’Indre-et-Loire à Tours pendant qu’une dizaine de représentants syndicaux s’entretenaient avec le préfet, indique France Bleu Touraine. Sur la place centrale Jean Jaurès du centre-ville, les agriculteurs distribuent du jus de fruits et des rillettes appelant les badauds à «consommer français».

 

 

14h45: "Sans PAC, nos agriculteurs n’auraient pas de revenus. Nous avons une politique européenne forte qui est un soutien très important aux revenus de nos agriculteurs", déclare Emmanuel Macron en précisant qu'il ne faut pas "tout mettre sur le dos de l'Europe". "Il ne faut pas tomber dans l'agribashing, mais on ne peut plus faire comme avant", estime le président français depuis Stockholm.

13h15: Les agriculteurs français poursuivent mardi le blocage d’axes stratégiques autour de Paris et ailleurs dans le pays, accentuant la pression sur le gouvernement d’Emmanuel Macron qui promet de « nouvelles mesures » pour éteindre ce nouvel incendie social.

La situation s’est un peu tendue en milieu de journée avec l’intervention des forces de l’ordre tentant d’empêcher dans le centre-ouest de la France l’avancée d’un convoi d’agriculteurs vers le marché de Rungis, le plus grand du monde, au sud de Paris.

Le convoi de 200 tracteurs est parti d’Agen (sud-ouest) et continue, à l’appel de la Coordination rurale, à avancer vers le poumon alimentaire de la région parisienne, protégé par des blindés de gendarmerie à la demande du gouvernement. Le puissant syndicat agricole FNSEA, majoritaire, s’est désolidarisé de cette action.

« Notre objectif, ce n’est pas d’affamer les Français, on veut les nourrir. Et donc ceux de nos compétiteurs syndicaux qui veulent aller à Rungis pour faire le coup de force, nous, on a dit depuis le début que ce n’était pas une bonne idée », a déclaré le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, sur Europe 1.

Réclamant comme ailleurs en Europe de meilleurs revenus et, pour certains, moins de normes environnementales, les agriculteurs français barrent depuis lundi, avec leurs tracteurs, huit axes autoroutiers autour de la capitale, sous la surveillance de force de l’ordre mobilisées en masse.

Malgré les menaces syndicales, le « siège » annoncé de Paris n’a jusqu’à présent pas eu lieu, et les aéroports franciliens n’ont pas été bloqués. Au total, plus d’un quart des départements français (30) ont été touchés par ce mouvement de colère du monde paysan, qui menace de dégénérer en nouvelle crise sociale un an après la vaste mobilisation contre le relèvement de l’âge de départ à la retraite.

« L’objectif de tenir jusqu’à vendredi est manifeste », selon une source policière.

Sur la défensive, le Premier ministre Gabriel Attal, nommé il y a moins d’un mois, a annoncé au cours du week-end plusieurs mesures, dont l’abandon de la hausse de la taxe sur le gazole non routier, sans toutefois convaincre les principaux syndicats qu’il a reçus lundi en fin de journée. De « nouvelles mesures » seront prises mardi en faveur des agriculteurs, a assuré la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot.

12h32: Le chef de l’Etat s’entretiendra jeudi avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen des mesures de soutien attendues par les agriculteurs. L’échange portera notamment sur le gel de l’accord commercial controversé que Bruxelles négocie avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) et l’arrivée de produits ukrainiens dans l’Union.

Les conditions d’un accord entre les pays latino-américains du Mercosur et ceux de l’Union européenne « ne sont pas réunies », mais les négociations continuent, a affirmé mardi le porte-parole de la Commission européenne Eric Mamer. Le ministre français de l’Agriculture Marc Fesneau sera pour sa part à Bruxelles mercredi pour « traiter des urgences européennes ».

11h44: Le point sur la situation ce matin

Les forces de l’ordre ont tenté mardi d’empêcher l’avancée d’un convoi d’agriculteurs vers le marché de Rungis, une action organisée par la Coordination rurale et réprouvée par le syndicat agricole majoritaire qui maintient la pression avec des blocages d’axes stratégiques autour de Paris, avant des annonces gouvernementales dans l’après-midi visant à apaiser la profession.

Un convoi de 200 tracteurs, parti d’Agen, fait toujours route vers le marché de Rungis, poumon alimentaire de l’Ile-de-France, protégé par des blindés de gendarmerie à la demande de l’exécutif.

Les autorités ont tenté de bloquer leur avancée dans la matinée. « Il y avait une cinquantaine de véhicules » de gendarmerie sur l’autoroute A20 à la hauteur de Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne) « mais comme on est sur des tracteurs, on a défoncé les barrières de sécurité pour rejoindre l’ancienne nationale qui longe l’A20 », a décrit à l’AFP Thomas Hégarty, un responsable local de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole. Le convoi est depuis retourné sur l’A20.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a échangé avec la présidente de la Coordination rurale, Véronique Le Floc’h, selon une source dans l’entourage du ministre. « Ils sont convenus de les laisser se regrouper à Vierzon (Cher), en les accompagnant jusque-là. Ils se rappelleront ensuite ».

L’objectif du syndicat de perturber le fonctionnement de Rungis n’est pas partagé par l’organisation majoritaire FNSEA, qui organise des actions aux quatre coins de la France, dont des blocages d’autoroute qui perturbent la circulation autour de Paris depuis lundi après-midi.

« Notre objectif, ce n’est pas d’affamer les Français, on veut les nourrir. Et donc ceux de nos compétiteurs syndicaux qui veulent aller à Rungis pour faire le coup de force, nous, on a dit depuis le début que ce n’était pas une bonne idée », a déclaré le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, sur Europe 1.

Le gouvernement a promis pour mardi l’annonce de « nouvelles mesures », sans préciser si elle interviendrait au cours de la déclaration de politique générale du Premier ministre Gabriel Attal, prévue à 15H00.

Ce dernier a déjà mis sur la table plusieurs mesures vendredi, dont des indemnités gonflées pour les élevages bovins touchés par la maladie hémorragique épizootique et l’abandon de la hausse de la taxe sur le gazole non routier (GNR), sans parvenir à apaiser la colère.

Juste avant la déclaration de Gabriel Attal, Emmanuel Macron doit s’exprimer mardi après-midi à l’occasion d’une conférence de presse avec le chef du gouvernement suédois Ulf Kristersson.

10h41: Des convois d’agriculteurs sont arrivés à l'aéroport Toulouse-Blagnac. « Cela entraîne des perturbations dans le secteur de l'aéroport Toulouse Blagnac », précise le préfet sur X.

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10h27: « La nuit a été courte, il va falloir rebondir mais on est d’attaque », assure Samuel Vandaele, secrétaire général de la FDSEA 77 d’une voix enrouée, sous un pont de l’autoroute A4, à une trentaine de kilomètres à l’est de Paris. Barnum, braseros, groupes électrogènes, tireuses à bières et café au petit matin: de quoi attendre une centaine de tracteurs « qui nous rejoignent, en provenance de Moselle, de la Meuse et de l’Aisne », ajoute-t-il.

« Le mot d’ordre, c’est de rester tant qu’on n’a pas de réponse aux principaux points », a déclaré mardi matin depuis le péage de Buchelay (Yvelines) sur l’A13 dans les Yvelines Thomas Robin, céréalier à Tilly et secrétaire général adjoint de la FDSEA Ile-de-France.

« Nous sommes déterminés à bloquer le péage 24h, peut-être trois jours », a confié à l’AFP Thierry Bonnamour, maraîcher en Savoie, sur un barrage à une trentaine de kilomètres de l’est lyonnais.

« Nous demandons une meilleure considération évidemment mais surtout une réduction des accords de libre-échange », affirme-t-il, alors que la France a perdu les trois quarts de ses exploitants en 50 ans et recourt de plus en plus aux importations: un poulet sur deux consommé dans le pays vient d’ailleurs, comme 60% des fruits.

10h14: « Notre objectif ce n’est pas d’affamer les Français, c’est de les nourrir », a déclaré Arnaud Rousseau, président du premier syndicat agricole, la FNSEA, sur Europe 1 mardi. Bloquer Rungis n’est selon lui « pas une bonne idée »: « Si on ne veut plus de dialogue, et si on veut juste la violence, et bien ce ne sera pas chez nous », a-t-il ajouté au lendemain d’une réunion de plus de trois heures avec le Premier ministre Gabriel Attal, qu’il a appelé à aller « plus loin » que les premières mesures d’urgence annoncées vendredi.

09h52: Dans un communiqué, Vinci Autoroutes fait un point de situation sur la circulation. « Des manifestations entravant la circulation affectent toujours les conditions de circulation sur plusieurs axes du réseau VINCIAutoroutes. Il est fortement recommandé à tous les conducteurs de bien s’informer sur les conditions de circulation avant tout déplacement », précise le texte.

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09h48: Le point sur la situation ce matin

Le convoi d’agriculteurs qui était reparti mardi matin à Limoges, en direction du marché d’intérêt national (MIN) de Rungis, a changé de parcours après avoir été bloqué sur l’A20 par les gendarmes, selon la Coordination rurale (CR) qui mène l’opération. Le cortège de quelque 200 tracteurs a été arrêté sur l’autoroute par les gendarmes mobiles à la hauteur de Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne).

« Il y avait une cinquantaine de véhicules mais comme on est sur des tracteurs, on a défoncé les barrières de sécurité pour rejoindre l’ancienne nationale qui longe l’A20 », a précisé Thomas Hégarty, président du syndicat agricole dans ce département.

Le convoi s’est alors scindé en deux ou trois « mais on est en train d’essayer de se regrouper », a-t-il ajouté lors d’une pause sur cette route départementale dans l’Indre, précisant qu’il n’y avait plus de forces de l’ordre face à eux à ce stade, « sauf l’hélicoptère qui tourne au-dessus de nous ». « On passe vraiment pour des délinquants », a-t-il déploré.

« Ils veulent nous épuiser et cherchent à nous ralentir. C’est la belle démonstration qu’ils nous craignent », a renchéri Serge Bousquet-Cassagne, président de la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne et figure historique de la CR47 qui a lancé le mouvement.

« S’ils continuent à nous bloquer, on forcera les barrages avec les tracteurs », a-t-il prévenu, appelant « tous les agriculteurs de France et de Navarre » à les rejoindre. Peu après 05H15, plus de 200 tracteurs étaient repartis de Limoges sur l’A20 en direction de Paris. Ils prévoyaient de passer par Orléans avant d’arriver à Rungis « après 16H00 », selon la CR.

Parti lundi matin d’Agen (Lot-et-Garonne) à une trentaine de tracteurs, le cortège n’a cessé de grossir le long de la route. Les agriculteurs se sont restaurés en soirée à la Chambre départementale d’Agriculture de la Haute-Vienne, dirigée par la CR, avant de dormir dans un gymnase à Panazol dans l’agglomération de Limoges.

« Les convois arrivent de tous les côtés, c’est un truc de fou ! », s’exclamait lundi soir le coprésident de la CR47 José Perez, interrogé par l’AFP. « C’est formidable l’accueil que nous recevons au bord de la route. On se croirait au Tour de France. Le public est enthousiaste et ça fait chaud au coeur », abondait Aurélie Armand, vice-présidente du syndicat.

Dès dimanche soir, des blindés de la gendarmerie ont été déployés aux abords du marché d’intérêt national (MIN) à Rungis (Val-de-Marne), que la CR a l’intention « d’investir ». Selon les autorités, les forces de l’ordre doivent faire en sorte qu’il « puisse fonctionner ».

09h25: Le convoi Agen-Paris en route vers Rungis après avoir contourné des barrages

08h55: Le convoi d'agriculteurs venus du Lot-et-Garonne, bloqué sur l'autoroute A20 tôt ce matin, a de nouveau été arrêté par les forces de l'ordre sur la départementale qu'ils avaient empruntée pour contourner le barrage des gendarmes, rapporte France 3 Nouvelle-Aquitaine.

08h29: Jérôme Bayle, éleveur en Haute-Garonne mais aussi l'une des figures du mouvement de contestation, affirme sur France Info qu'il n'hésitera pas à "se refaire entendre si l'Etat ne tient pas parole" sur les engagements pris. "[Gabriel Attal] a dit qu'il voulait refaire de l'agriculture française une place forte de l'agriculture européenne. (...) Qu'il tienne ses paroles, ses engagements."

07h55: Dans le Vaucluse, à Cavaillon, une plate-forme de distribution de l'enseigne Aldi est bloquée par des membres de la Confédération paysanne, qui bloquent l'entrée  "On veut bloquer les plateformes logistiques pour demander un meilleur partage de la valeur ajoutée, la grande distribution fait des gros bénéfices le dernier semestre et on n’en voit jamais la couleur. On leur demande d’augmenter nos prix ans le répercuter sur le consommateur, réduire leurs marges en fait", confie un porte-parole du mouvement. Et d'ajouter: "On restera autant que nécessaire".

 

 

07h17: Les tracteurs bloqués près de Limoges ont taillé une brèche dans la glissière de bord de l’autoroute et quittent l’autoroute pour les petites routes à Bessines-sur-Gartempe au nord de Limoges

06h38: Le convoi de tracteurs parti d'Agen qui doit arrivé à Rungis est bloqué à Limoges par les forces de l'ordre ce matin. Colère des organisateurs : "On est tombé dans un piège ! On est bloqué par les forces de l'ordre, on nous traite comme des délinquants ! C'est une honte totale !"

 

06h30 : La mobilisation pour le "blocus de Paris" se poursuit ce matin avec des barrages sur l'A1, l'A4, l'A6, l'A13... Des agriculteurs ont passé la nuit dans leur tracteur ou dans un semi-remorque au plancher recouvert de paille après avoir entamé lundi après-midi le blocage d'autoroutes à proximité de la capitale. Des dizaines de tracteurs sont en train de converger depuis toute la France et ils devraient arriver ce soir ou demain avec un objectif, Rungis, protégé par des blindés de la gendarmerie.

05h38: Alors que les agriculteurs maintiennent quelques dizaines de barrages sur des autoroutes aux quatre coins du pays et que des convois de tracteurs progressent vers Paris, la pénurie ne guette pas encore dans les magasins. « Aucune de nos 25 plateformes logistiques n’est bloquée », constate Michel Biero, patron de Lidl France dans le Parisien, qui dit néanmoins « comprendre la colère des producteurs français ». Une plateforme logistique des supermarchés Lidl a été attaquée cette nuit près de Nîmes.

05h12: Malgré les premières annonces de Gabriel Attal aux agriculteurs vendredi, ceux-ci continuent la lutte cette semaine, estimant que les mesures du premier ministre ne vont pas assez loin. Après s’être concentrée la semaine dernière en régions, la mobilisation atteint également Paris cette semaine.

À l'appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA), des centaines de tracteurs ont convergé vers la capitale ce lundi afin de mettre la ville en «état de siège» à compter du début d’après-midi. Concrètement, huit «points de blocage» en Île-de-France, sur de grandes autoroutes à quelques kilomètres ou dizaines de kilomètres du périphérique, sont prévus, pour une «durée indéterminée».

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Vos réactions

Portrait de Arthur 3000
31/janvier/2024 - 07h35
Lotus14 a écrit :

Darmanin aimait ses petits agriculteurs  et subitement il change d'avis !!! 

On est habitué à ces changements d'idées du Gouvernement 

Un jour c'est blanc le lendemain c'est gris !!! 

Enfin c'est grave parce que les agriculteurs ne se laisseront pas faire et 94% de la population les soutiennent !!!!!!!!!!

À un moment donné lorsqu'on te donne ça mais que tu veux ça (image de la main et du bras) ben ça finit par coincer.

Quant aux 94 % de la population, il est où le soutien lorsqu'il s'agit d'acheter français plutôt que produit en Europe ? Ah oui c'est vrai c'est plus cher, ben si c'est plus cher c'est justement parce que c'est français...

Portrait de Beguin
30/janvier/2024 - 21h14

Le mouvement commence à devenir  impopulaire 

Portrait de Beguin
30/janvier/2024 - 21h13

Qu'ils soient emmerder par Bruxelles et la paperasses on est d'accord mais ils touchent bcp de primes 

Portrait de Beguin
30/janvier/2024 - 21h09
rareudofemmoi-6934 a écrit :

faut vraiment avoir le cerveau d'un moineau pour débiter des bêtises pareilles 

Il n'a pas tort

Portrait de rareudofemmoi-6934
30/janvier/2024 - 19h20
Fouille a écrit :

Eh hop on brûle tout ce qui nous gênait dans notre ferme et l’affaire est faite

Marre de ces incivilités et de cette pollution 

Des paysans sans argent ça n’existe presque pas et j’en parle en connaissance de cause 

Des paysans pleurnichards çà a toujours existé , ils n’auront jamais assez et pourtant..……

faut vraiment avoir le cerveau d'un moineau pour débiter des bêtises pareilles 

Portrait de Fouille
30/janvier/2024 - 15h52

Eh hop on brûle tout ce qui nous gênait dans notre ferme et l’affaire est faite

Marre de ces incivilités et de cette pollution 

Des paysans sans argent ça n’existe presque pas et j’en parle en connaissance de cause 

Des paysans pleurnichards çà a toujours existé , ils n’auront jamais assez et pourtant..……

Portrait de Oldelpaso
30/janvier/2024 - 11h34
De Pompignan a écrit :

Merci.

J'accepte avec plaisir cette remarque émanant d'un peine à jouir manifeste.

tu dois t'y connaitre toi, en peine à jouir, branleur !

Portrait de Oldelpaso
30/janvier/2024 - 10h55
De Pompignan a écrit :

Ils vont finir par se faire envahir leur ferme par des gitans à force de se balader comme ça.

Toujours des commentaires très pertinents le cassos !!  smiley

Portrait de imposteur
30/janvier/2024 - 09h17

pourquoi monter en tracteur ? si c'est juste pour l'image tu prends un tracteur sur un porte char, et pour faire des barrages quelques C15 et puis ça roule , c'est maniable et ça emmerde autant les gens sur la route 

Portrait de COLIN33
30/janvier/2024 - 08h06 - depuis l'application mobile

Bravo ! courage ! Demandez à Darmanin les itinéraires les plus adaptés ....

Portrait de Electro
30/janvier/2024 - 07h37
Lotus14 a écrit :

Darmanin aimait ses petits agriculteurs  et subitement il change d'avis !!! 

On est habitué à ces changements d'idées du Gouvernement 

Un jour c'est blanc le lendemain c'est gris !!! 

Enfin c'est grave parce que les agriculteurs ne se laisseront pas faire et 94% de la population les soutiennent !!!!!!!!!!

C'est exactement le même schéma qui se reproduit du temps des gilets jaunes :

Compassion hypocrite, mesurettes puis forces de l'ordre et bientôt la commande de casseurs pour les officialiser "ultra" !

Portrait de Lotus14
30/janvier/2024 - 07h31

Darmanin aimait ses petits agriculteurs  et subitement il change d'avis !!! 

On est habitué à ces changements d'idées du Gouvernement 

Un jour c'est blanc le lendemain c'est gris !!! 

Enfin c'est grave parce que les agriculteurs ne se laisseront pas faire et 94% de la population les soutiennent !!!!!!!!!!

Portrait de Electro
30/janvier/2024 - 07h28

Pas très fut fut quand même ces agriculteurs, ils s'attendaient à quoi !

Ils crient haut et fort leurs intentions au lieu de partir en catimini et dispersé par le réseau secondaire jusqu'à Paris. La décision de les emprunter est trop tardive, ils sont repéré.

A partir du moment où ils vont casser des glissières, ce seront effectivement des délinquants.

Cela va se tendre, fini le "bon enfant".