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L'épidémie de bronchiolite, qui touche essentiellement les bébés, a repris sa progression ces derniers jours après une pause liée aux vacances scolaires, annonce l'agence de santé publique

L'épidémie de bronchiolite, qui touche essentiellement les bébés, a repris sa progression ces derniers jours après une pause liée aux vacances scolaires, a annoncé mercredi l'agence de santé publique, toutes les régions de métropole étant désormais concernées sauf la Corse.

La semaine dernière, "l'activité liée à la bronchiolite chez les enfants de moins de deux ans était en augmentation en ville et à l'hôpital", a résumé Santé publique France dans son bilan hebdomadaire. Désormais, toutes les régions de métropole sont en phase épidémique, à l'exception de la Corse. Outremer, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane restent touchées par l'épidémie.

Celle-ci marque donc une reprise après une pause début novembre, attribuée par Santé publique France aux vacances scolaires, de nature à diminuer les contacts entre enfants en collectivité. La bronchiolite, causée principalement par le virus respiratoire syncytial (VRS), provoque des difficultés respiratoires chez les bébés. Généralement sans gravité, elle peut néanmoins déboucher sur des passages aux urgences et des hospitalisations.

L'an dernier, elle a ainsi été à l'origine d'une épidémie sans précédent depuis plus de dix ans, conduisant des dizaines de milliers de nourrissons à l'hôpital. L'une des grandes questions est l'effet qu'aura un nouveau traitement préventif, le Beyfortus de Sanofi, qui a rencontré une vive adhésion des parents au point d'être victime de son succès.

Initialement proposé à tous les bébés nés depuis février, ses livraisons ont rapidement été restreintes. Le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, a annoncé dimanche dans Le Monde la commande de 50.000 nouvelles doses auprès de Sanofi. M. Rousseau a par ailleurs jugé, la semaine dernière, que le Beyfortus faisait déjà ses preuves dans les chiffres des hospitalisations, même si les pédiatres sont eux globalement plus mesurés et jugent trop précoces de telles conclusions.

Les passages aux urgences pour bronchiolite sont certes moins fréquents que l'an dernier, particulièrement rude, mais l'inflexion n'est guère sensible par rapport aux saisons précédentes. En revanche, ces passages semblent déboucher moins souvent sur des hospitalisations, en particulier dans des services de réanimation pour les cas les plus graves.

 

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