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La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet souhaite que la loi immigration soit examinée en décembre à l’Assemblée nationale pour être "votée définitivement" par le Parlement "avant la fin de l’année" - VIDEO

La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a souhaité lundi que la loi immigration soit examinée en décembre à l’Assemblée nationale pour être « votée définitivement » par le Parlement « avant la fin de l’année », après l’attentat d’Arras perpétré par un étranger radicalisé.

« Ce que je souhaite, c’est qu’on ne tergiverse pas et qu’on puisse la voter le plus rapidement possible », a déclaré Mme Braun-Pivet sur France 2, après un passage à l’Assemblée nationale « dès le mois de décembre ». « Si nous parvenons à un accord avec nos collègues sénateurs, ce dont je ne doute pas, compte tenu des circonstances,  », ce texte « sera voté définitivement avant la fin de l’année », a-t-elle détaillé, convaincue de pouvoir « rassembler une large majorité sur ce texte » évitant ainsi d’en passer par un 49.3.

Présenté par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, mais en partie contestée par Les Républicains qui menacent de ne pas le voter, le projet de loi immigration prévoit notamment que « des personnes qui ne sont pas intégrées, qui sont radicalisées, qui vouent une haine farouche à la République, (...) il faut effectivement pouvoir les éloigner », a rappelé la présidente de l’Assemblée. « Aujourd’hui, il faut que l’on fasse bloc et que l’on soit extrêmement ferme et que tout le monde sache que la fermeté est de notre côté », a-t-elle insisté.

Dominique Bernard, un professeur de français, a été tué vendredi devant son établissement à Arras (Pas-de-Calais) par Mohammed Mogouchkov, né en Russie et originaire de la république fédérale d’Ingouchie.

Fiché S (pour « sûreté de l’État »), le jeune homme de 20 ans était suivi depuis peu par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Son père a été expulsé en 2018 pour radicalisation et son frère aîné est incarcéré pour sa participation à un projet d’attentat visant l’Élysée. En 2014, la famille de l’assaillant avait été visée par une procédure d’expulsion, finalement annulée.



 

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