Jacques Vendroux Après les attaques contre Pascal Praud tout le week-end, le journaliste a pris la parole ce matin à 9h sur CNews en ouverture de son émission dans un édito. Plutôt que d'ignorer la polémique, il a choisi de l'affronter avec des mots forts :
"Pour avoir posé une question, j'ai été insulté, harcelé, diffamé. Un journaliste doit-il se justifier des questions qu'il pose ? Je sais que notre chaîne CNews est une cible, et notamment 'L'heure des pros', pour les délateurs zélés de l'espace médiatique. Ils ont voulu voir dans mon interrogation vendredi une connotation raciste", a-t-il débuté.
Et d'ajouter : "Je rappelle que le racisme n'est pas une opinion mais un délit. Si racisme il y a, il faut porter plainte ! J'observe qu'à cette heure aucune plainte n'est déposée. Et pour cause, il n'y pas matière". Pascal Praud a indiqué que "quelques députés de La France insoumise ont saisi l'ARCOM (ex-CSA)".
"On verra si elle me sanctionne pour avoir posé une question. J'en serai étonné. J'aimerais qu'elle me défende, c'est son rôle. Quand un journaliste est cloué au pilori sans mobile apparent, sinon qu'il refuse la pensée unique", a poursuivi le journaliste.
"Il ne restera rien de cette polémique, sinon une chasse à l'homme, un torrent de haine dirigé par des minorités agissantes (...) Le succès de CNews horripile, le succès de CNews insupporte, le succès de CNews importune. Il exacerbe les jalousies, les rancœurs", a poursuivi Pascal Praud en affirmant "nous ne changerons rien". "Les chiens aboient, la caravane passe", conclut-il dans cet édito.
Pendant le week-end, plusieurs personnalités du monde politique et des médias avaient également apporté des mots d'encouragements à Pascal Praud face à la violente charge dont il faisait l'objet. La polémique est née lors de l'émission vendredi de "L'heure des pros", pendant un débat sur la multiplication des punaises de lit en France.
"Est-ce qu'on sait pourquoi il y a plus de punaises de lit aujourd'hui ? Est-ce lié à l'hygiène ? Je vais poser toutes les questions", dit en préambule l'animateur à son interlocuteur, Nicolas Roux de Bézieux, fondateur-dirigeant d'une plateforme spécialisée dans la gestion de nuisibles comme les punaises de lit.
"Il y a beaucoup d'immigration en ce moment. Est-ce que c'est les personnes qui n'ont pas les mêmes conditions d'hygiène que ceux qui sont sur le sol de France qui les apportent, parce qu'ils sont dans la rue, parce que peut-être n'ont-ils pas accès à tous les services comme les autres ? Est-ce que c'est lié à cela ?", interroge le journaliste.
"Absolument pas", répond alors, le dirigeant d'entreprise, avant que Pascal Praud, prévenu d'une polémique naissante sur les réseaux sociaux, ne justifie sa question à la fin de l'émission, en rappelant que "l'Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (...) s'est retirée de la zone d'attente de Roissy infestée par les punaises de lit".
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Et ils se confortent entre eux pour dire que ce n'est pas du harcèlement et que c'est légitime.
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