16/08/2023 17:01

Les autorités ont indiqué avoir procédé à de nouvelles destructions d'ampleur de logements insalubres à Mayotte dans le cadre l'opération "Wuambushu" - Regardez

Les autorités ont indiqué avoir procédé ce lundi à de nouvelles destructions d'ampleur de logements insalubres à Mayotte dans le cadre l'opération "Wuambushu", engagée en avril dans ce département français de l'océan Indien pour lutter contre la délinquance. Bulldozers, forces de l’ordre et officiels étaient présents ce lundi matin dans le village de Hamouro, situé dans la commune de Bandrélé (sud-est de Mayotte).

Là, selon les chiffres communiqués par la préfecture de Mayotte sur X (ex-Twitter), "81 habitations illégales ont été démolies", "36 familles ont été recensées et 7 d'entre elles ont accepté une proposition d'hébergement". Les terrains concernés seront ainsi vierges d'ici la fin de la semaine, selon l'arrêté préfectoral. Les propositions de relogement sont obligatoires, selon les termes de la loi Élan de 2018 sur laquelle repose l'arrêté préfectoral de destruction.

Il s’agit du plus important "décasage" à Mayotte depuis le lancement de l’opération Wuambushu, qui vise à réduire l'habitat insalubre et à expulser les personnes en situation irrégulière dans l'archipel. Une opération dénoncée par des associations comme "brutale", "antipauvres" et violant les droits des migrants, mais soutenue par les élus et de nombreux Mahorais.

Fin juin, alors que cette opération devait s'achever, Gérald Darmanin avait annoncé son prolongement et indiqué que l'Etat envisageait la destruction d'environ 1.250 logements insalubres à Mayotte d'ici "la fin de l'année", dont 1.000 cases en tôle en deux mois.

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