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Inflation - Les 75 grands industriels de l'agroalimentaire se sont engagés à baisser dès juillet les prix de centaines de produits, annonce le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire - VIDEO

Les 75 grands industriels de l'agroalimentaire se sont engagés auprès de Bercy à baisser en rayons, dès le mois de juillet, les prix de centaines de produits touchés par la flambée de l'inflation, a annoncé vendredi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. "Je dis aux Français que dès le mois de juillet, sur un certain nombre de références et de produits, les prix baisseront. Et nous le vérifierons, et nous sanctionnerons ceux qui ne jouent pas le jeu", a déclaré M. Le Maire sur BFM TV/RMC.

"C'est ce à quoi se sont engagés les industriels" lors d'une réunion jeudi à Bercy, a-t-il ajouté, soulignant que cette initiative visait "plusieurs centaines de produits de consommation courante" dont la liste lui sera transmise "la semaine prochaine". Parmi les produits concernés, Bruno Le Maire a cité les pâtes, la volaille, les céréales ou encore les huiles, à savoir ceux dont "les prix sur les marchés de gros baissent".

"Quand les prix de gros baissent, (...) il faut parfois trois mois, quatre mois, cinq mois avant que le prix des produits concernés (...) baissent également", a-t-il expliqué. Les industriels ont dès accepté "une indexation anticipée" sans laquelle la baisse des prix de gros n'aurait été répercutée que "vers septembre, octobre, voire un peu plus tard".

La hausse des prix à la consommation s'est élevée à 5,1% en mai sur un an, mais celle des produits alimentaires atteint encore 14,1%.

Les grands industriels de l'agroalimentaire, tels que Coca-Cola, L'Oréal, Mondelez ou Nestlé, se sont également engagés à rouvrir les négociations commerciales avec les supermarchés sur les contrats conclus pour 2023, selon le ministre.

Le gouvernement avait de nouveau mis la pression cette semaine sur les industriels qui rechignaient à renégocier afin de faire baisser rapidement les prix dans les rayons. Bruno Le Maire avait agité la menace d'une publication, "avant la fin du mois de juin", du nom de ceux qui ne joueraient pas le jeu.

"Le ministre de l'Economie n'a pas une réglette entre les mains grâce à laquelle il pourrait faire baisser ou monter les prix. En revanche, il a un pouvoir d'injonction vis-à-vis des industriels et des distributeurs pour leur dire +vous vous rassemblez, vous trouvez des accords et vous faites baisser les prix+. C'est ce à quoi nous sommes arrivés hier" (jeudi), a-t-il encore dit.

 

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Vos réactions

Portrait de endimion34
9/juin/2023 - 10h56

mon cher bruno

je te rappelle que dans une économie capitaliste, comme la notre, l'état n'a aucun pouvoir sur les prix

je te rappelle que si tu veux avoir un minimum d'impact dans tes propos, il faut soit que l'état prenne des parts dans ces sociétés, soit les nationaliser

concernant l'électricité, je te rappelle que la france est une puissance nucléaire, à toi de faire en sorte que nos centrales fonctionnent, et de faire baisser les prix pour les français

oui je dis pour les français, car on revend notre électricité à l'europe, ce qui fait qu'on passe d'un cout à 40 e le megawatteur, à 250 e pour le consommateur final

bref avoue tout simplement que tu n'as strictement aucun pouvoir, car d'un coté, tu as l'europe dont les lois priment sur les lois nationales, et de l'autre coté, des entreprises privées, qui n'ont aucun compte à te rendre dans la façon dont elles se gèrent