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Après une année 2022 "très compliquée", l'établissement français du sang a retrouvé en 2023 "une situation correcte" pour ses réserves, mais espère renouveler ses stocks en juin avant la période estivale

Après une année 2022 "très compliquée", l'établissement français du sang (EFS) a retrouvé en 2023 "une situation correcte" pour ses réserves, mais espère renouveler ses stocks en juin avant la période estivale.

L'an dernier, impactée par la crise sanitaire persistante, l'EFS avait dû procéder à deux "appels d'urgence vitale", en février et en juin, face à des niveaux de réserves historiquement bas.

"Le don du sang est très lié au contexte économique et sanitaire du pays; quand le pays ne va pas bien, il chute", a souligné Cathy Bliem, directrice générale de l'EFS, lors d'une conférence de presse.

"Depuis 2023, la situation est correcte avec des réserves autour de 88.0000 poches de sang, mais ça ne sera pas suffisant pour démarrer l'été. On voudrait que ça remonte autour de 100-110.000 poches", a-t-elle poursuivi.

Six jours avant la Journée mondiale des donneurs de sang, le 14 juin, l'établissement lance donc une nouvelle campagne de dons.

Près de 200 collectes événementielles dans des lieux emblématiques sont programmées à travers la France (comme au Panthéon ou à l'Opéra à Paris) au cours du mois de juin, avant de nouvelles mobilisations prévues sur les lieux de vacances des Français.

L'été, "les maisons du don dans les grandes villes ont tendance à avoir un peu moins de fréquentation mais on va au plus près des donneurs en organisant des collectes le long des littoraux, dans les zones de villégiature", a précisé Cathy Bliem.

L'EFS va aussi lancer une campagne début juillet afin d'accroître ses stocks de plasma, la partie liquide du sang dans laquelle circulent les cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes), qui contient des protéines d'un intérêt thérapeutique majeur pour les patients.

"Aujourd'hui, la fabrication française représente environ 35% des besoins français; nous dépendons à 65% du plasma qui est collecté aux Etats-Unis dans des conditions qui n'ont rien d'éthique", a rappelé François Toujas, le président de l'EFS. "Il y a un vrai enjeu à améliorer notre collecte pour accroître notre souveraineté".

Le don de plasma est un peu plus long qu'un don de sang. L'EFS aimerait à la fois recruter de nouveaux donneurs et les fidéliser afin qu'ils donnent de façon régulière.

Créé en 2000, l'EFS est l'opérateur civil unique de la transfusion sanguine en France. Il assure l'autosuffisance nationale en produits sanguins.

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