18/04/2023 13:16

EN DIRECT - Retraites: "Il nous faut continuer d'avancer", déclare le Président Emmanuel Macron aux patrons reçus ce matin à l'Elysée

13h14: Le point sur ce que l'on sait à la mi-journée

L'exécutif a affiché mardi sa volonté d'engager sans attendre des réformes tous azimuts, une tâche qui s'annonce très compliquée au lendemain d'une allocution d'Emmanuel Macron qui laisse sur sa faim le camp des opposants à la réforme des retraites. Le chef de l'Etat, déterminé à reprendre l'initiative, s'est donné lundi "100 jours" pour agir "au service de la France".

Il a accueilli à 11H00 des représentants du patronat assez circonspects quant à l'objectif de boucler des mesures d'ici au 14-Juillet. "Le dialogue social ça prend du temps", avait réagi lundi le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, laissant présager que le patronat ne se laisserait pas imposer de calendrier.

Les syndicats, qui ont décliné l'invitation, espèrent une démonstration de force dans la rue le 1er-Mai, et ont demandé un "délai de décence" avant d'éventuellement revenir négocier. Mais ça n'a pas empêché M. Macron de leur donner dès mardi leur feuille de route. Ils sont chargés de négocier avec le patronat un "pacte de la vie au travail", aux contours encore flous, "jusqu'à la fin de cette année".

Ils devront également se lancer dans des négociations - aussi avec les collectivités territoriales - pour aboutir "d'ici à l'été" à "un projet de loi" sur les lycées professionnels. Les ténors du gouvernement, qui ont ratissé les matinales radio et télé mardi, avaient amorcé très tôt cette offensive de sortie de crise.

11h48: Emmanuel Macron a dit mardi vouloir donner aux partenaires sociaux « jusqu’à la fin de cette année » pour « bâtir » le « pacte de la vie au travail » qu’il appelle de ses voeux pour tourner la page de la crise des retraites. « L’objectif qu’on doit se donner c’est que l’agenda complet des négociations soit défini dans les prochaines semaines, les prochains mois de manière solide » « et qu’on vous laisse le temps de la négociation, je dirais jusqu’à la fin de cette année pour pouvoir bâtir ce pacte », a dit le président à l’ouverture d’une réunion avec le patronat à l’Elysée.

Il a assuré ne pas vouloir « donner le sentiment de brusquer », alors que le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux avait affirmé lundi soir, après l’allocution présidentielle, que le dialogue social prendrait plus de temps que les cent jours que semblait lui impartir Emmanuel Macron.

Le chef de l’Etat avait convié les partenaires sociaux à le rencontrer, mais les syndicats, encore très remontés contre la réforme des retraites, ont boudé la réunion, affirmant vouloir attendre au moins jusqu’à la traditionnelle journée de mobilisation sociale du 1er mai.

« Mon souhait, c’est qu’on puisse enclencher la discussion aujourd’hui », a expliqué Emmanuel Macron, mais « la porte est ouverte évidemment » afin de voir « après le 1er mai » les « organisations syndicales qui le souhaitent rentrer dans la définition » d’un « agenda social ».

« Si vous être prêts, organisations syndicales et organisations patronales, à aller plus vite, nous, nous sommes totalement à disposition », a insisté le président, réaffirmant son objectif d’une négociation « sans limite, sans tabous ». Emmanuel Macron avait annoncé lundi soir se donner cent jours, jusqu’à un « premier bilan » le 14 juillet, pour lancer ses chantiers de l’après-retraites, dont ce « pacte de la vie au travail ».

Ces négociations doivent porter sur les dispositions de la réforme des retraites invalidées par le Conseil constitutionnel, notamment sur l’emploi des seniors, mais aussi sur d’autres aspects. « Comment mieux vivre de son travail, comment mieux vivre au travail, comment mieux préparer les fins de carrières et les reconversions », a énuméré le président. « Toutes les questions de la rémunération, évidemment des branches qui sont sous le niveau du Smic légal », « la question de l’usure professionnelle », « les conditions de travail », la lutte « contre le temps partiel subi qui crée les travailleurs pauvres » ou encore « le compte épargne temps universel », a-t-il poursuivi.

11h44: "Il nous faut continuer d'avancer", déclare le Président Emmanuel Macron aux patrons reçus ce matin à l'Elysée

11h30: Les trois principales organisations patronales françaises ont annoncé qu'elles se rendraient à une rencontre mardi à l'Elysée avec Emmanuel Macron, qui s'adresse aux Français lundi soir après avoir promulgué la très controversée réforme des retraites.

Le Medef, la Confédération des PME (CPME) et l'Union des entreprises de proximité (U2P), qui représente artisans et professions libérales, seront reçues ensemble mardi à 11 heures, a appris l'AFP auprès de ces organisations.

Egalement conviées à l'Elysée, l'ensemble des organisations syndicales de salariés avaient rejeté l'invitation, après avoir réclamé en vain au président de la République un "délai de décence" avant de promulguer la réforme des retraites, validée vendredi pour l'essentiel par le Conseil constitutionnel.

L'U2P a précisé qu'elle entendait plaider auprès du président Macron en faveur du dialogue entre partenaires sociaux alors que pendant le mouvement social contre la réforme des retraites, deux accords nationaux interprofessionnels ont été conclus sur le partage de la valeur et la transition écologique en entreprise.

11h24: "Nous continuerons de nous battre avec les salariés, avec les retraités, avec la jeunesse contre cette réforme" des retraites, a assuré mardi le patron du PCF Fabien Roussel, au lendemain de l'allocution d'Emmanuel Macron qui "ne bâillonnera pas la France".

"Il y aura cette belle mobilisation le 1er mai, la journée du travail, nous continuerons de nous battre", a relevé sur France 2 le député du Nord. "Personne ne bâillonne les Français, personne n'enlèvera au peuple sa légitimité et sa souveraineté", a-t-il ajouté.

"Si le Conseil constitutionnel en venait à ne pas nous donner la possibilité de nous exprimer à travers un référendum, mais que reste-t-il aux Français pour se faire entendre?", s'est-il aussi inquiété, à propos de la seconde demande de référendum d'initiative partagée, sur lequel les Sages doivent se prononcer le 3 mai. Pour la députée LFI Clémentine Autain, "le pouvoir ne tient plus qu'à un fil et le fil est de plus en plus petit".

"Ca va se jouer, principalement dans le rapport de force social que nous allons avoir avec le gouvernement dans la rue et le 1er mai est fondamental", a-t-elle estimé sur Public Sénat. Selon l'élue de Seine-Saint-Denis, le président de la République "contribue à mettre les Français en colère et (les) invite à manifester".

Emmanuel Macron s'est donné lundi, dans une allocution télévisée, "cent jours" pour agir "au service de la France", et relancer ainsi son second quinquennat englué dans la crise provoquée par la réforme des retraites qu'il vient de promulguer.

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10h12: "Il faut qu'on reprenne ce chantier important de l'emploi des seniors. C'est l'un des sujets de discussion qui attendent les syndicats et le président de la République lorsqu'ils se verront", a déclaré Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, sur Franceinfo

08h33: Olivier Dussopt a pris la défense du président ce matin sur RTL en affirmant que le gouvernement n’est pas “dans le déni de l’impopularité de la réforme”. "Des priorités simples qui font écho à la fois à ce que disent parfois les manifestants mais aussi aux besoins de notre pays", rétorque-t-il avant de préciser que s'il avait présenté des mesures précises, il aurait été accusé de prendre des décisions seul.

08h11: Sur franceinfo, Sébastien Chenu accuse le président de la république d'être "totalement à côté de la plaque". Pour lui, "la principale faute" d'Emmanuel Macron lors de son allocution est de "dire qu'il va continuer comme si de rien n'était, dans une sorte de monde parallèle, de façon totalement lunaire".

06h45: Des violences ont éclaté à Lyon où les forces de l'ordre ont été visées à plusieurs reprises. Selon la préfecture, plusieurs incidents se sont produits peu après 21H00 après le rassemblement devant la mairie, d’où plusieurs centaines de manifestants sont partis arpenter les rues du quartier de la Croix-Rousse. Notamment, des individus ont incendié la devanture du poste de la police municipale du 1er arrondissement. Dans le même temps, un incendie s’est déclaré au sous-sol d’un immeuble mitoyen.

Certains ont également forcé une porte de la mairie du 1er arrondissement avant de s’introduire dans le bâtiment et d’en taguer les murs de l’entrée.

06h03: Des violences ont éclaté à Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes et à Angers, où 200 personnes se sont confrontées aux forces de l'ordre. À Paris la police a repéré 2000 personnes au sein de trois cortèges - initialement dans le 10e arrondissement, dans le 13e et près de l'hôtel de ville - plusieurs départs de feux ont été constatés place de la République, aux alentours de 20h40. Des policiers de la Brav-M ont immédiatement été déployés. Les manifestants se sont ensuite regroupés dans le secteur de Strasbourg-Saint-Denis, où des gaz lacrymogènes ont été tirés. 

A Nantes, du mobilier urbain a été incendié, ainsi qu'à Rennes et Bordeaux, où un feu a été allumé devant une banque et des barrages de poubelles érigés.

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Vos réactions

Portrait de sara bip bip.
18/avril/2023 - 13h43

Avance, et tombe dans le trou de la mortsmiley

Portrait de Amandecroquante
18/avril/2023 - 09h03

le vivre-ensemble, la fraternité, le changement c’est maintenant, nous tous…

il y a d’autres slogans qui vous évoquent la France ?