11/12/2022 17:31

Cinq ans après un accueil royal, la ville de Nottingham en Angleterre a tourné le dos à Harry et Meghan, dont le documentaire controversé est disponible sur la plateforme Netflix

Par Joe JACKSON

En 2017, à Nottingham, dans le centre de l'Angleterre, le prince Harry et Meghan recevaient un accueil chaleureux de la foule pour leur première sortie royale. Mais cinq ans plus tard, beaucoup ont tourné le dos au couple, dont le documentaire controversé a commencé à être diffusé jeudi.

Dans le documentaire de Netflix "Harry & Meghan", on voit le tout jeune couple se préparer pour ce bain de foule. Des milliers de personnes avaient pris place, enthousiastes, dans les rues pour saluer Harry et Meghan qui venaient d'annoncer leurs fiançailles. Ils avaient reçu des cartes, des fleurs de ces fans, avec qui ils avaient échangé, souriants.

Mais l'ambiance a radicalement changé. "Je ne les aime pas", lâche Alex Smith, 29 ans, qui travaille dans l'administration. Elle n'est donc pas intéressée par ce documentaire en six épisodes qui fait la Une des médias britanniques et qui était attendu fébrilement par les fidèles de la famille royale. Ils y dévoilent leur "vérité", et dans les trois premiers épisodes y règlent surtout leurs comptes avec les tabloïds britanniques.

"Je ne sais pas grand chose de la famille royale. Je ne suis pas royaliste. Mais je ne pense pas que la façon dont ils ont agi était la bonne", ajoute-t-elle, à propos de leur rupture fracassante avec la monarchie et de leur départ du pays en 2020. Le couple vit depuis en Californie. Sa collègue Marie Corden, 38 ans, se met à la place du couple. "Dans la famille royale, il y a ce rôle qu'il faut jouer. (...) Mais si tu ne vas jamais régner, pourquoi faut-il se comporter ainsi?".

Harry avait choisi la ville d'environ 337.000 habitants pour leur premier engagement public commun, car le prince l'avait visitée à plusieurs reprises. Il avait soutenu des organisations travaillant dans des quartiers défavorisés de la ville. Mais depuis 2017, il n'est jamais revenu, relèvent jeudi des habitants.

"Ils peuvent rester où ils sont!", lance une femme en passant dans la rue. Phani Nekkalapudi, une chercheuse de 25 ans d'origine indienne, explique qu'elle a ressenti de la "sympathie" pour Meghan qui est métisse. "J'ai été confrontée au racisme ici", dit-elle. Dans une interview choc à la télévision américaine, en 2021, Harry et Meghan avaient accusé un membre de la famille royale de racisme. Mick Harris, 60 ans, ressent lui de la tristesse "qu'on en soit arrivés là".

Sa famille élargie était venue à Nottingham pour la visite de Harry et Meghan. "C'est ce genre de choses où si vous ouvrez un placard, vous trouvez des squelettes", dit-il à propos des querelles royales exposées sur la place publique. C'est "super d'être franc, de partager. Mais je suppose qu'il y a des limites", poursuit-il. "On peut maintenant voir les deux versions. Mais je pense vraiment que c'est triste".

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