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Une enquête pour "menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique" ouverte à la suite de l’envoi d’une lettre anonyme au maire d’Ajaccio, qui a porté plainte

Une enquête pour « menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique » a été ouverte à la suite de l’envoi d’une lettre anonyme au maire d’Ajaccio, qui a porté plainte, a indiqué à l’AFP le procureur d’Ajaccio. Le maire, Stéphane Sbraggia, a déposé plainte après avoir reçu une lettre anonyme qui « fait référence à la ferme aquacole » Gloria Maris, a ajouté le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe, confirmant une information de Corse-Matin.

Dénonçant « un acte inacceptable », le maire a confirmé dans un communiqué de presse son dépôt de plainte a et précisé que l’auteur des menaces faisait « référence au vote, à l’unanimité, du conseil municipal » d’Ajaccio, réuni vendredi, « désapprouvant la conclusion d’un bail emphytéotique [un bail de très longue durée, NDLR] au bénéfice de la société Gloria Maris dans le périmètre du Grand site de la Parata », classé Natura 2000 et depuis 2017 « Grand site de France ».

Au 31 décembre, l’entreprise, présente depuis 1992, devrait donc perdre son site ajaccien. Le 13 octobre, le président de l’association du Réseau des grands sites de France, Louis Villaret, avait indiqué, lors d’une conférence de presse à Ajaccio, qu’un rapport des inspecteurs généraux de ce label national avait émis « un avis défavorable » sur la présence de la ferme aquacole sur le site de la Parata.

Dans la lettre de menace tapée à la machine, ne comportant pas de signature mais plusieurs fautes d’orthographe, que l’AFP a pu consulter, il est fait référence à « des amis » de l’auteur de la missive, « des Ajacciens honnêtes travailleurs et sérieux » qui « travaillent depuis des années dans cette entreprise aquacole à la Parata ».

Ils « vont se retrouver à la rue sans le moindre scrupule de ta part », poursuit cette lettre, en visant directement le maire. Accusant l’édile de vouloir remplacer cette entreprise par « des bars et des restaurants, voire plus tard un hôtel », la lettre appelle le maire à revenir sur sa décision « avant le 31 décembre 2022 », sans quoi il sera « condamné à mort par a giustizia ajacciana » [la justice ajaccienne en langue corse, NDLR].



 

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