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Journée du souvenir des victimes de la route ; Le témoignage bouleversant de Sophie dans Morandini Live : "On se demande si ça vaut le coup de continuer à vivre..." - Vidéo

Vendredi Jean-Marc Morandini présentait un nouveau numéro de "Morandini Live" sur CNews. A l'occasion de la Journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la route - qui a lieu dimanche -, le journaliste a reçu Sophie Hochard, dont le mari Jean est décédé lors d’un accident de la route. Le motard a été tué par un conducteur qui sortait de chez lui en faisant une marche arrière, en 2014 dans le Pas-de-Calais.

"Ce sont les voisins qui m'ont appris la nouvelle. A l'époque, un ami était mandaté pour récupérer la moto. Il a prévenu des voisins, qui sont venus me voir. Je suis allé sur les lieux de l'accident. C'est arrivé le lundi soir. J'ai récupéré le corps le jeudi. Durant cette période, les autorités ne sont pas venues me voir. Ces jours ont été longs, parce qu'il faut gérer les funérailles, gérer l'après...", a débuté la mère de famille de trois enfants, les larmes aux yeux.

"Il faut rester debout et continuer. On avance, chacun à son rythme, mais ça laisse des traces. Avec cet accident, on voit la vie différemment aujourd'hui. On profite de chaque instant. Je veux remercier mes amis qui ont été là, et qui ont eu les mots pour que je ne lâche pas. J'ai failli lâcher à un moment. On se dit 'est-ce que ça vaut encore le coup ?'. Ce sont mes enfants qui m'ont fait tenir. Ils sont ma force, ma fierté aujourd'hui", a-t-elle poursuivi en indiquant n'avoir eu "aucune aide venant d'aucun service".

Sur le plateau, Sophie Hochard était accompagnée de son avocat, Maître Antoine Régley. "Aujourd'hui, on oublie l'accompagnement des victimes. Nous, associations de victimes et avocats, on milite pour que l'Etat prenne en charge l'accompagnement psychologique avec, dès l'annonce, un psychologue qui soit là", a-t-il déclaré en précisant qu'il "n'y a aucune aide pour les victimes qui est mise en place".

Plus de sept ans après, Sophie Hochard en veut "au système judiciaire parce qu'on est victime et on est dans l'attente du procès". "Aujourd'hui, on n'oublie pas. On s'habitue", a-t-elle conclu dans cet extrait que Jeanmarcmorandini.com vous propose de (re)découvrir (voir vidéo ci-dessus).

 

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