17/11 16:02

Une rançon de 10 millions de dollars exigée par les pirates à l'origine de la paralysie des services informatiques du conseil départemental de la Seine-et-Marne qui assure n'avoir "aucune raison de payer"

Une rançon de dix millions de dollars a été exigée par les pirates à l'origine de la paralysie depuis le 6 novembre des services informatiques du conseil départemental de la Seine-et-Marne qui a déclaré n'avoir "aucune raison de payer".

"Je n'ai aucune raison de payer cette rançon", a affirmé en conférence de presse Jean-François Parigi, le président (LR) du conseil départemental.

La demande de rançon a été découverte il y a quelques jours seulement, car la priorité avait d'abord été donnée "à la sécurisation" des systèmes, a retracé le conseil départemental, sans avoir plus de détails sur les auteurs.

Victime d'une cyberattaque "d'envergure", les services numériques du département ne sont plus opérationnels depuis le dimanche 6 novembre. L'attaque a été découverte le lundi 7 au matin, lorsque les agents ont remarqué qu'ils ne pouvaient plus utiliser leurs ordinateurs.

L'enquête, ouverte par le parquet de Paris, est entre les mains de la Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) et de la Sous-direction de lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la police judiciaire.

A ce stade, "nous n'avons pas connaissance de fuite de données personnelles", a souligné M. Parigi, précisant que des vérifications étaient encore en cours.

Les prestations sociales comme les salaires des agents "sont payés" en vertu de "la continuité des services", a-t-il martelé, sans s'avancer sur le délai nécessaire à un retour à la normale.

"Tous les agents continuent de travailler" mais "à l'ancienne", sur du papier ou via des téléphones portables mis à disposition pour pallier les numéros fixes désormais inutilisables, a-t-il expliqué.

Doté d'un budget annuel de 1,5 milliard d'euros, le conseil départemental est notamment chargé du versement de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), du RSA (revenu de solidarité active) et de l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa) à des "dizaines de milliers de bénéficiaires".

Face à cette cyberattaque, le vote du prochain budget a été repoussé au début de l'année 2023.

L'hôpital de Corbeil-Essonnes en août, la ville de Caen en septembre ou encore le département de Seine-Maritime en octobre ont déjà fait les frais de cyberattaques qui dépassent les frontières.

En novembre, des pirates informatiques russes ont attaqué le géant australien de l'assurance, Medibank, et accédé aux données de 9,7 millions d'assurés, selon la police australienne.

Ailleurs sur le web

Vos réactions