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Pour la première fois, l'alliance Pfizer - BioNTech va tester un vaccin combiné ciblant à la fois le Covid-19 et la grippe

Le géant pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont annoncé le lancement de la première phase d’essai d’un vaccin candidat à base d’ARN messager combinant la protection contre la grippe et le Covid-19.

Un vaccin combiné à partir de la technologie d’ARNm «pourrait simplifier les pratiques de vaccination contre ces deux agents pathogènes respiratoires, conduisant potentiellement à une meilleure couverture vaccinale pour les deux maladies», a déclaré Annaliesa Anderson, directrice scientifique chez Pfizer, dans un communiqué.

Les deux laboratoires ont déjà mis au point l’un des vaccins contre le Covid les plus vendus au monde. Un vaccin combiné à partir de la technologie d’ARNm «pourrait simplifier les pratiques de vaccination contre ces deux agents pathogènes respiratoires, conduisant potentiellement à une meilleure couverture vaccinale pour les deux maladies», a détaillé Annaliesa Anderson.

Pfizer et BioNTech rejoignent d’autres laboratoires qui tentent également de mettre au point un vaccin combiné : l’américain Moderna a démarré la phase 1 d’un vaccin contre la grippe et le Covid, a-t-il confirmé, jeudi, en marge de l’annonce de ses résultats trimestriels. Mi-octobre, le laboratoire américain de biotechnologies Novavax a quant à lui annoncé les «résultats positifs de l’essai clinique de phase 1 et 2" d’un candidat vaccin de ce type.

En 2020, BioNTech et Pfizer avaient été en mesure de créer rapidement et avec succès le premier vaccin Covid-19 approuvé au monde, lequel a généré des milliards d’euros de revenus pour les deux entreprises. La firme de Mayence (Allemagne de l’Ouest) va être en charge de tester l’innocuité, la réponse immunitaire et le niveau de dose optimal d’un vaccin candidat combiné, en recrutant 180 volontaires sains de 18 à 64 ans aux Etats-Unis, selon un communiqué. La période de suivi pour chaque participant sera de six mois.

L’ARN messager permet de commander aux cellules humaines de fabriquer des protéines présentes dans le virus, afin d’habituer le système immunitaire à le reconnaître et à le neutraliser. La phase de test va servir à déceler «le potentiel des vaccins à ARNm ciblant plus d’un agent pathogène», a indiqué Ugur Sahin, PDG et cofondateur de BioNTech, dans le communiqué.

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